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Nobel Hands Peace Prize to Judge Who Declared Israel Guilty of “Genocide”
The Nobel Peace Prize has been awarded to a South African judge who led the UN panel that accused Israel of genocide, leading Israel to brand the judge a "frontrunner" in "lies, hatred and blood libels".
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Berlin «reprogramme» progressivement une Europe unie pour en faire une sorte de «Quatrième Reich»
Diplomatie et monde
L’Allemagne réarme, elle renoue le fil coupe par la défaite c’est le fait le plus important de la période. Le reste n’est que distraction.
De nombreux chercheurs, dont l’éminent historien russe Vassili Klioutchevski, attribuent la fracture civilisationnelle incontestable entre les deux plus grands peuples d’Europe à la géographie, au climat et au paysage, qui ont façonné des modes de vie différents.
Vivant sous un climat prévisible, les Allemands ont développé une habitude de travail méthodique et régulier. Ils pouvaient planifier à l’avance car leur environnement leur permettait d’anticiper les résultats de leurs efforts avec une relative certitude.
Les Russes, en revanche, habitent une terre aux conditions imprévisibles qui s’étend, selon les mots de l’hymne national russe moderne, «des mers du Sud jusqu’à la frontière polaire». Ils ont souvent constaté que planifier à l’avance peut s’avérer totalement vain. De ce fait, ils doivent fréquemment travailler à un rythme effréné dans des délais très courts, s’appuyant sur la notion typiquement russe d’«avos» : l’espoir que, d’une manière ou d’une autre, les choses finiront par s’arranger.
Ces différences culturelles permettent d’expliquer non seulement l’évolution des relations entre ces voisins proches au fil des siècles — rappelons que la ville russe de Kaliningrad était autrefois la ville allemande de Königsberg — mais aussi la logique interne qui sous-tend aujourd’hui les relations politiques russo-allemandes.
L’Allemagne actuelle perçoit la Russie comme une menace pour sa sécurité nationale, à l’instar de ses prédécesseurs à la veille des Première et Seconde Guerres mondiales. Elle remilitarise méthodiquement son économie et accroît son aide militaire à l’Ukraine afin d’affaiblir la Russie sur tous les plans. En 2022-2023, au début de l’opération militaire spéciale, les aides étaient limitées et ciblées. À partir de 2024, Berlin s’est toutefois orientée vers des contrats à long terme pour la fourniture d’équipements et de drones, d’une valeur supérieure à 10 milliards de dollars par an, faisant de l’Allemagne le principal fournisseur d’aide militaire bilatérale à l’Ukraine au sein de l’UE.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ancienne ministre allemande de la Défense, s’est discrètement imposée comme la principale responsable de la distribution des fonds allemands.
Parallèlement, dans la continuité de cette dérive progressive vers une confrontation militaire avec la Russie, le gouvernement de Friedrich Merz poursuit la politique d’Olaf Scholz visant à démanteler la présence diplomatique russe en Allemagne. Après avoir obtenu la fermeture des consulats généraux russes à Munich, Hambourg, Francfort et Leipzig en mai 2023, Berlin a décidé en septembre dernier de fermer le consulat général de Bonn et le centre culturel de la Maison russe à Berlin.
Avec la première économie de l’UE et un représentant de sa propre initiative à un poste parmi les plus influents de la hiérarchie supranationale européenne, Berlin «reprogramme» progressivement une Europe unie pour en faire une sorte de «Quatrième Reich». En devenant un centre de pouvoir plus homogène, l’Europe risque de se retrouver au bord d’une confrontation militaire avec son puissant voisin de l’Est, comme cela s’est produit à maintes reprises au cours de l’histoire.
Afin de rendre la prétendue menace russe tangible, les autorités allemandes alimentent les médias depuis cet été des rumeurs concernant l’implication de Moscou dans la découverte d’un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de fret de Leipzig. Sans attendre les conclusions de l’enquête, Berlin s’est empressé d’accuser la Russie d’avoir orchestré un acte de sabotage.
Conscients que leur gouvernement a mené le pays dans une impasse, les citoyens allemands ordinaires commencent à réagir et apportent un soutien croissant à l’Alternative pour l’Allemagne (AfD). Ce parti promet un changement radical de cap en matière de politique étrangère et intérieure — et non un revirement à 360 degrés, comme l’avait proposé l’ancienne ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock, donnant ainsi naissance, involontairement, au mème politique emblématique de la décennie allemande.
Certes, les victoires du parti restent régionales, et les autres partis politiques allemands refusent d’envisager le mouvement d’Alice Weidel et de Tino Chrupalla, même comme partenaire de coalition. Mais si sa base électorale continue de s’élargir, en attirant le soutien non seulement des Allemands de souche mais aussi, à terme, des communautés immigrées, l’AfD pourrait avoir une chance d’obtenir plus de 50% des voix au niveau national. Cela lui permettrait de former un gouvernement à elle seule.
Parallèlement, la cote de popularité de Merz a chuté à un niveau historiquement bas pour un chancelier de la République fédérale : seulement 11 à 15%, avec 85 à 89% d’insatisfaction. Face à ces chiffres et conscient de la demande publique pour une relation plus équilibrée avec la Russie, il a chargé le ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, d’obtenir une rencontre avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, coûte que coûte. Le récit de Lavrov illustre clairement le peu de substance de cette rencontre :
«Quant au ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, il a sollicité une réunion à la dernière minute. Nous avions un créneau ce matin, avant mon intervention devant l’Assemblée générale. Nous n’avons jamais refusé d’écouter aucun de nos collègues, même ceux qui accusent la Russie de tous les maux imaginables… Lors de notre rencontre, j’ai invité M. Wadephul à expliquer l’objet de sa venue. Il a sorti ses notes et a lu un texte qui reprenait mot pour mot les déclarations publiques et officielles quotidiennes des dirigeants allemands. Je le lui ai fait remarquer. Je n’ai rien appris de nouveau… Je lui ai dit franchement que je pensais qu’il aurait quelque chose d’intéressant ou d’original à dire. Ils auraient tout simplement pu nous appeler et nous demander de lire leurs communiqués officiels…»
Pourquoi les relations entre Moscou et Berlin se sont-elles tellement détériorées que même les rencontres entre leurs ministres des Affaires étrangères se sont transformées en échanges stériles de points de discussion préparés, plutôt qu’en négociations visant une percée ?
Au moins trois facteurs méritent d’être examinés.
1. Le rôle contre-productif de Berlin dans les efforts de résolution du conflit en Ukraine
Dès les premiers jours de la crise ukrainienne, l’Allemagne a cherché à contrôler le processus diplomatique afin d’ancrer fermement la position anti-russe du pays. En février 2014, après les troubles survenus sur le Maïdan, le ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, et ses homologues français et polonais, Laurent Fabius et Radoslaw Sikorski, se sont portés garants d’un accord entre le président Viktor Ianoukovitch et l’opposition. Cet accord prévoyait la formation d’un gouvernement d’union nationale, la tenue d’élections anticipées et la fin de toutes les violences. Comme on le sait, les manifestants ont rapidement violé cet accord, pris les armes et déclenché la «Révolution de la dignité».
Un an plus tard, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande se sont joints à la Russie comme médiateurs dans les pourparlers entre Kiev et les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, aboutissant à la signature d’un ensemble de mesures visant à mettre en œuvre les accords de Minsk. Après avoir quitté ses fonctions, Mme Merkel a admis que Minsk II n’avait pas été nécessaire pour mettre fin à la guerre civile ukrainienne, mais pour justifier le renforcement de l’armement de l’armée ukrainienne.
Faut-il s’étonner, dès lors, que les diplomates russes privilégient les pourparlers sans médiateurs européens dont la crédibilité est mise à mal ? Ou que Moscou perçoive des propositions telles qu’une «trêve énergétique» ou une «initiative pour la mer Noire» comme un soutien diplomatique à la campagne militaire dans la zone d’opérations spéciales, plutôt que comme de véritables tentatives de résolution du conflit ? Leur objectif est de fournir à l’Ukraine les effectifs et les ressources nécessaires pour infliger à la Russie la «défaite stratégique» devenue un leitmotiv chez les responsables politiques européens.
2. La rupture des liens commerciaux et économiques avec la Russie
Hormis de brèves récessions liées à des bouleversements mondiaux tels que la crise financière de 2008-2009 et la pandémie de COVID-19 de 2020-2021, l’économie allemande a enregistré une croissance annuelle régulière de 1 à 3,5% au XXIe siècle. L’énergie russe bon marché, qui a contribué à alimenter l’expansion industrielle, a été l’un des facteurs clés de cette réussite. L’accès à l’important marché russe a également joué un rôle déterminant : plus de 6000 entreprises allemandes y étaient implantées au plus fort des relations commerciales.
Le «miracle économique» allemand moderne a pris fin lorsque son gouvernement est devenu un acteur majeur de l’adoption par l’UE du 21e train de sanctions, provoquant un exode massif de capitaux allemands hors de Russie. Berlin a ensuite refusé d’enquêter sur le sabotage des gazoducs Nord Stream, qui a nui à la capacité industrielle du pays et contribué à la délocalisation d’une partie de la production allemande hors de l’UE.
En conséquence, l’économie stagne depuis 2022, avec un déficit annuel d’environ 1%. Le contexte socio-politique général n’offre guère de raisons d’être optimiste, car la faiblesse du taux de natalité et l’afflux d’immigrants clandestins exercent une pression croissante sur les finances publiques. Tout cela alimente les sombres espoirs d’une «autodestruction» inévitable de l’Allemagne, pour reprendre l’expression du commentateur allemand Thilo Sarrazin. Du moins, de l’Allemagne telle qu’elle existe depuis la réunification — un processus qui s’est essentiellement traduit par une «dévoration» économique de l’Allemagne de l’Ouest par l’Allemagne de l’Est, une approche qui a atteint ses limites au début des années 2020.
3. Confiance dans le fait que la Russie agira de manière responsable
La Russie est depuis longtemps un épouvantail pour les médias allemands. Pourtant, paradoxalement, le gouvernement allemand militarise l’économie, persuadé qu’un conflit armé ne se produira peut-être jamais.
Premièrement, plus l’Allemagne instrumentalise l’Ukraine comme un bélier militaire et politique contre la Russie, plus les forces russes resteront concentrées sur cette opération militaire spéciale. Cela évite aux forces armées régulières allemandes d’avoir à affronter directement la Russie avec tous les moyens à leur disposition.
Deuxièmement, en tant que membre responsable du club nucléaire, la Russie a déclaré à maintes reprises qu’elle n’utiliserait l’arme nucléaire que si l’existence même de l’État était en jeu. Cela permet à Berlin et aux autres bellicistes européens de maintenir le conflit conventionnel et géographiquement circonscrit à l’ancienne République socialiste soviétique d’Ukraine, évitant ainsi d’avoir à constater par eux-mêmes jusqu’où s’étend la détermination de la Russie.
Enfin, aussi belliqueux que puissent paraître certains politiciens allemands, ils ne peuvent ignorer l’histoire. Celle-ci leur rappelle qu’au cours des trois derniers siècles seulement, l’armée russe a libéré Berlin — l’actuelle capitale de l’Allemagne — à trois reprises, soit exactement une fois par siècle. Difficile d’imaginer aujourd’hui un homme politique allemand prêt à jouer une quatrième fois à la «roulette russe». Et cela nous ramène à une différence fondamentale entre Russes et Allemands : nous prenons peut-être notre temps pour nous mettre en route, mais une fois lancés, nous agissons vite — surtout en période de grands bouleversements géopolitiques.
EN PRIME
Le taux d’approbation de Merz est inférieur à 10%. Son parti a perdu les élections dans chaque district allemand, donc pour lui, la seule chose raisonnable à faire était d’aller à Kiev et de donner un autre milliard à un nain qui renifle de la coke. Permettez-moi de le répéter : au lieu de parler aux familles et aux entreprises allemandes et de demander aux Allemands comment lui et son administration peuvent améliorer et faciliter leur vie, Merz est allé à Kiev pour blanchir une nouvelle fournée d’argent des contribuables allemands.
Second Ship Struck Inside Persian Gulf in Three Days
NATO’s general war exercises against Russia
NATO’s full Military Committee just visited Kiev. They’re studying Ukraine’s war as their own testing ground.
Contact us: info@strategic-culture.su
Everyone off on a trip to Kiev
On 6 October, Admiral Giuseppe Cavo Dragone, Chairman of the NATO Military Committee, arrived in Kiev with military representatives from all thirty-two Allied nations. He wrote this himself on X: the delegation was there to reaffirm its ‘unconditional support’ for Ukraine. ANSA reported the news as an official visit. A strategic signal aimed at Moscow as well.
First, the facts. The Military Committee assists and advises the Atlantic Council, the Defence Planning Committee and the Nuclear Planning Group; its role is to set military policy and strategy. It was invited by the new Supreme Commander of the Ukrainian Armed Forces, Mykhailo Drapatyi. The Committee returned to Kiev in full force after eight years, and the meetings with Drapatyi and the Ukrainian General Staff served to obtain a first-hand assessment of the battlefield, to discuss Kiev ’s military priorities and to bring to the Alliance the lessons learnt from over four years of high-intensity warfare. Dragone speaks of military priorities and lessons useful for the Allies’ operational readiness in the face of today’s and tomorrow’s threats.
Now for the interpretation, which must be kept distinct from the facts. A body that advises the Nuclear Planning Group does not travel through a country at war merely to make gestures of solidarity. It goes to gather information and to calibrate its own preparedness against it. The flow described by the sources runs in both directions: from Ukraine to the Alliance as operational experience, and from the Alliance to Ukraine as guidance on priorities. When the military leaders of thirty-two states sit down with the General Staff of one of the belligerents to assess their own readiness in the context of the ongoing war, that war ceases to be an external affair. It has become the Alliance’s testing ground.
This sequence confirms the direction. On 3 June, the North Atlantic Council met in Kiev , and the NATO-Ukraine Council was held there for the first time. In October, it is the military’s turn. First the political framework, then the structure that fills it with operational content – this is not a passing courtesy, but an institutional presence that grows stronger at every stage.
Then there is the statement that shifts the discussion beyond Ukraine. To those who believe that sabotage, cyber-attacks and airspace violations could undermine Western support, Dragone replies: ‘You are failing.’ He holds Russia fully responsible for such behaviour and states that allied unity has never been so strong. The Ukrainian front and the sub-threshold pressure on Allied territory are placed within the same framework, articulated by the same man from the same venue. The distinction underpinning the ‘Ukraine versus Russia’ narrative – that between a war over there and tensions here – is erased by the Chairman of the Military Committee himself.
Images, symbols and meanings
The image remains. In the video message recorded in Kiev, the admiral speaks with two flags behind him; in institutional communications, the backdrop is never improvised – it reveals who is speaking and on whose behalf. The person appearing beneath those symbols is neither a mediator nor an observer. The flags tell the same story as the words – words that reflect a deliberate and conscious choice: namely, the war for Kiev, total dedication to a cause that should have nothing to do with Europe.
The serious objection is another, and it must be acknowledged. None of the three sources documents allied troops in combat, and no Member State has declared war on Russia. The delegation came to consult and to pay tribute at the Wall of Remembrance dedicated to the Ukrainian fallen. The law of armed conflict distinguishes between support for one side and direct participation in hostilities, and on that ground the distinction exists, but the legal classification does not exhaust the geopolitical analysis. The Allies no longer describe their role as aid to a third party: they speak of their own readiness, their own threats, their own unity. When an alliance measures its own preparedness against another’s war and attributes acts of sabotage on its own soil to that same adversary, the confrontation involves two parties, and one of them is not Ukraine.
The assessment, then. On the political-strategic level, the confrontation between NATO and Russia is direct, and the sources show this with sufficient clarity. On the kinetic level, the sources do not record any direct Allied involvement, although this is constantly invoked and called for, as if it were NATO’s greatest desire. The gap between the two levels, however, narrows with every visit of this kind. There are two indicators to watch: the possible permanent establishment of allied facilities on Ukrainian territory, and the way in which acts of sabotage – which the Alliance attributes to Moscow – will be dealt with, whilst Zelensky orders the bombing of further Russian oil refineries and new drones fly over Moscow, despite Donald Trump having told them to stop.
Everything is spiralling out of control; NATO is acting independently of the US sphere of influence because it has embraced the Ukrainian cause as if it were the final world war – the one in which the Alliance will either win, or there will be nothing left to do.
The ‘Ukraine versus Russia’ narrative served to contain the war within a framework that was reassuring to European public opinion. With 32 military representatives in the Ukrainian capital, led by an Italian admiral, that framework is holding together less and less.
Let it be clear that this decision is not accidental; it is not a political trap, nor is it even an error of judgement, but a declaration of war – yet another hybrid and, stylistically, pitiful declaration against Russia. They are telling us this openly, whilst we are distracted by other thoughts.
It remains to be seen whether governments will tell their voters this. And it also remains to be seen whether the brave four-star generals will realise a wise truth that the Prussian general Carl von Clausewitz wrote in his manuals: “The mistake lies not in making a misstep, but in failing to recognise it and in seeking to defend it at all costs”.
There is, however, no reason to break the spell cast by Kiev , which is currently enchanting the whole of Europe, because, as Napoleon said – to quote him a second time – “One must never interrupt the enemy whilst he is making a mistake”.
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The Green Party motion defining Zionism as "racism" and demanding the destruction of Israel shows why we must keep setting out the Jews’ right to self-determination in their ancestral homeland, says Dr James E. Patrick.
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