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L’Europe revient au charbon alors que les prix du gaz explosent

La crise énergétique européenne n’est pas terminée.

La crise énergétique européenne n’est pas terminée. Les prix du gaz restent obstinément élevés sur tout le continent alors que les Européens affrontent un long hiver.

En réponse à une crise énergétique découlant de la dépendance continue de l’Europe aux importations de gaz naturel liquéfié, sur fond de volatilité géopolitique mondiale persistante, les dirigeants européens poussent à diversifier le mix énergétique du bloc. Si cela signifie que l’Europe développe rapidement ses capacités en énergies renouvelables, cela marque aussi un retour significatif au combustible fossile le plus polluant du monde – le charbon.

Plus tôt cette année, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé une offensive en Iran, provoquant ainsi la perturbation d’un cinquième des échanges mondiaux de pétrole et de gaz, l’Europe s’est réveillée pour réaliser qu’elle s’était laissée aller, en somnambule, à une nouvelle crise énergétique – sa troisième en seulement quatre ans. « Nous avions juré d’apprendre. Nous avions promis que les choses changeraient, mais nous voilà », a récemment déclaré un « diplomate européen très frustré », cité anonymement par la BBC.

« Au lieu de se concentrer sur des plans à long terme indispensables – sur la manière de rendre l’Europe plus compétitive dans ce monde de plus en plus instable, les premiers ministres et présidents [européens] sont maintenant pris de panique face aux prix [de l’énergie], inquiets des électeurs en colère et à la recherche de solutions à court terme », poursuit la source. « Exactement comme lors de la crise après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie. Conflit différent. Mêmes divisions européennes ; mêmes dilemmes énergétiques. Nous ne pouvons pas continuer à tourner en rond comme ça. Il va falloir que quelque chose cède. »

Aujourd’hui, six mois après le déclenchement de la guerre en Iran et la fermeture initiale du détroit d’Ormuz, l’Europe continue d’en subir les conséquences, les prix du gaz restant brutalement élevés. Rien que ce mois-ci, les prix du gaz ont atteint leur plus haut niveau en trois ans, dépassant les 80 € (90,98 $) par mégawattheure.

Les prix sont si élevés, en fait, que l’électricité produite au charbon est devenue moins chère que celle produite au gaz en Europe pour la première fois depuis des années. Cela a poussé de nombreux pays européens, et en particulier la plus grande économie de l’Union européenne, l’Allemagne, à revenir au charbon. Et, inquiétant, les experts affirment que cette tendance se poursuivra pendant des années encore.

« Le charbon devrait rester moins cher que le gaz pour la production d’électricité jusqu’à l’année prochaine, et potentiellement jusqu’en mars 2028 », rapportait Reuters plus tôt cette semaine, citant une conversation avec Marta Wroniszewska, analyste chez Veyt. « Les prix du gaz à plus long terme indiquent que les traders s’attendent à ce que les contraintes d’approvisionnement persistent. »

Cependant, le potentiel de croissance du charbon en Europe comporte des limites notables. Des années de politiques visant à réduire puis à éliminer progressivement le charbon ont laissé au continent beaucoup moins de centrales à charbon qu’auparavant. En 1990, l’Union européenne tirait plus d’un tiers de sa production d’électricité du charbon. En 2025, cette part était tombée à seulement 9,2 %, selon les données d’Eurostat. Ainsi, même si les centrales à charbon restantes en Europe bénéficieront d’une aubaine grâce aux prix actuels du gaz, le potentiel de rebond du charbon dans la région a un plafond.

Hors d’Europe, cependant, c’est une autre histoire. À l’échelle mondiale, le charbon reste la plus grande source unique de production d’électricité. Et tandis que l’Europe ferme ses capacités à charbon, de nombreuses économies émergentes continuent de développer les leurs, avec une croissance particulièrement forte aux Philippines, en Indonésie et dans d’autres pays en développement rapide d’Asie. Ce n’est pas un hasard si c’est aussi la région la plus durement touchée par la fermeture du détroit d’Ormuz.

Si le charbon est bon marché, abondant et considéré comme un outil essentiel pour permettre le développement économique des pays pauvres, la prolongation continue du règne du charbon présente des compromis qui l’emportent largement sur les bénéfices. Le charbon est le principal moteur du réchauffement climatique, responsable d’environ 40 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, tout n’est pas négatif – le retour du charbon se produit en parallèle d’une augmentation mondiale majeure des ressources en énergie propre. De plus en plus, les énergies renouvelables sont adoptées pour leur rôle dans un avenir plus sûr sur le plan énergétique, et sont considérées comme un rempart essentiel contre la prochaine crise énergétique mondiale.

Contrairement au gaz naturel, au pétrole et au charbon, « l’éolien et le solaire ne peuvent pas être soumis à un embargo, bloqués ou coupés par une puissance étrangère », écrivait David Frykman, associé général du groupe de capital-risque basé à Stockholm Norrsken, dans une tribune publiée par Fortune plus tôt cette année. « Chaque térawattheure de production renouvelable nationale est un térawattheure qu’aucun adversaire ne peut transformer en arme. »

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EU’s continuing expansion – greater threat to Russia

By Uriel Araujo | October 7, 2026

The European Commission has now declared enlargement a “geopolitical imperative” – with important implications.

The bloc has just presented a package of reforms designed to prepare the Union for new members – with Ukraine and Moldova at the center of the effort, alongside Albania and Montenegro.

Commission President Ursula von der Leyen stated that “Europe’s future depends on the choices we make today,” framing expansion as essential to making the bloc “more resilient” and better able to shape its own destiny.

Candidate countries are already advancing: Ukraine and Moldova opened their first negotiating cluster in June 2026, and in July, opened Cluster 6 on external relations, foreign policy, security and, importantly, defense. In the words of Vessela Cherneva: “Currently, EU membership is the only way to integrate Ukraine’s and Europe’s security systems.”

The Commission plans “indicative roadmaps” for these four frontrunners (Ukraine, Moldova, Montenegro, and Albania) in its 2026 Enlargement Package, provided reform momentum continues. Gradual integration into strategic sectors such as energy, transport, digital networks and defense is explicitly on the table

This is no longer presented as a purely technical or economic process. Again, Brussels itself now describes enlargement as a “geopolitical” tool linked to European safety, prosperity and security. One may recall that earlier enlargement rounds were often framed in terms of shared values and market access.

Political scientist John Mearsheimer has long argued that the West’s “triple package” of policies – NATO enlargement, EU expansion and Western-style democracy promotion – added fuel to a fire waiting to ignite – meaning the Ukrainian crisis since 2014.

Actually, in his view, the trouble over Ukraine began in earnest at NATO’s 2008 Bucharest summit, when the alliance announced that Ukraine and Georgia “will become members”.

Russian leaders treated this as an existential threat. Washington ignored the red line and continued to push Ukraine toward Western institutions, including closer ties with the EU.

Back in his 2014 analysis Mearsheimer noted that the Union’s eastward march and the Eastern Partnership initiative were viewed in Moscow as hostile enough. “In the eyes of Russian leaders, EU expansion is a stalking horse for NATO expansion,” he wrote.

In this framework, the West’s efforts to promote “democracy” and “peel Ukraine away” from Russia completed the package. When Yanukovych rejected an EU deal in 2013, the “spark”, as Mearsheimer puts it, came. The result was crisis, then war. If one applies that framework consistently today, the resulting picture is quite straightforward.

To be clear, EU membership is not identical to NATO membership. Yet from a Russian great-power perspective the distinction becomes less meaningful when the two institutions are moving in the same geographical direction.

EU accession after all entails progressive alignment on law, foreign-policy positions, sanctions, energy, borders and increasingly elements of security and defense cooperation. The point is that an EU-member Ukraine would be economically, legally, institutionally and politically embedded in a Western bloc – and the same applies to the other Eastern European states. That, in broad terms, is precisely the structural transformation process Mearsheimer argued helped fuel the 2014 and then the 2022 crisis.

Ukraine remains the clearest case in point: before 2014 it functioned as a contested buffer. Mearsheimer (as well as specialists of the caliber of Henry Kissinger and Stephen Walt) argued a neutral Ukraine would be preferable, from a Western perspective – akin to Austria during the Cold War. In any case, the trajectory now points toward full Western institutional integration.

Moldova is arguably just as sensitive: it has a Russian military presence in Transnistria, occupies a strategic position between Ukraine and Romania – and is accelerating toward EU membership while deepening practical cooperation with Western militaries.

The recent Independence Day parade in Chișinău illustrated the point (without Soviet symbology, for the first time), as I’ve commented: Moldovan troops marched with Western weapons and vehicles; contingents from the Ukraine and eight NATO members, including the US, took part. NATO’s Political Committee had visited just days earlier, describing intensified cooperation.

Moldova for its part remains formally neutral, yet it is simultaneously negotiating EU accession – including the cluster on external relations and defense policy – and publicly displaying Euro-Atlantic partnerships.The Western center of gravity (post-USAID) in Moldova is shifting toward Brussels, which has stepped in with a large Reform and Growth Facility.

From Moscow’s point of view, the cumulative process looks like progressive incorporation of its western strategic environment into a Western political-security system.

Historically, great powers care intensely about the direction of strategic change in their immediate neighborhood. They typically do not wait until the process is complete before reacting – as seen in 2022.

In any case, the EU now frames enlargement itself as a geopolitical and security instrument. This language reinforces the very security dilemma Mearsheimer identified over a decade ago. The buffer zone between Russia and the Western institutional order continues to shrink. The risks of further escalation keep rising eastwards – adding to the tensions farther north, in the Baltic.


Uriel Araujo, Anthropology PhD, is a social scientist specializing in ethnic and religious conflicts, with extensive research on geopolitical dynamics and cultural interactions.

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Ficciones belicistas: La teatralización de la guerra

Europa teatraliza la guerra con Rusia mientras su orden liberal se derrumba: un ritual de miedo sin promesa de redención, camino a la autodestrucción.

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MSIa Informa, 29 de septiembre de 2026.-En un arrebato de simulación, durante la Cumbre Europea del Ártico, realizada en Rovaniemi, Finlandia, líderes europeos se mostraron vistiendo ropas militares para transmitir claramente el mensaje de que estarían preparados para un enfrentamiento con Rusia. Mientras tanto, la maquinaria política y mediática de las principales capitales europeas repite, casi al unísono, la alerta contra la supuesta “amenaza rusa” representada por Vladímir Putin.

La propia declaración oficial de la Cumbre de Rovaniemi, realizada los días 13 y 14 de septiembre de 2026, acordó que la seguridad es el centro de las discusiones e insistió en la necesidad de fortalecer la presencia y la capacidad europeas en el Ártico, región considerada estratégica para la seguridad de todo el continente.

Pero hay algo profundamente más inquietante en esta escenificación. Esos dirigentes se disfrazan de portavoces de sociedades movilizadas para la guerra cuando gobiernan países profundamente divididos y desafían una creciente erosión de la confianza política. La distancia entre la retórica de los líderes y la disposición real de las sociedades que pretenden representar debería, por sí sola, recomendar prudencia. En lugar de eso, asistimos a la construcción de una atmósfera psicológica de choque. Y es justamente ahí donde comienza el peligro.

El riesgo real de autodestrucción

En primer lugar, simulan poder porque Europa no dispone hoy de todas las condiciones industriales necesarias para sostener autónomamente una movilización militar prolongada en la escala sugerida por la actual retórica de rearme. El propio esfuerzo europeo por reconstruir reservas, aumentar la producción de municiones y recuperar capacidad industrial demuestra hasta qué punto esa estructura ha sido reducida en las últimas décadas. Pero la cuestión más grave no es industrial. Es estratégica.

La Federación Rusa dispone de un enorme arsenal nuclear y ha desarrollado sistemas de ataques avanzados, incluso hipersónicos. Eso no significa que Rusia posea superioridad tecnológica en todos los campos, pero sí algo mucho más importante para esta reflexión: cualquier guerra directa entre la OTAN y Rusia involucraría fuerzas capaces de provocar una destrucción de escala civilizacional. Rusia y Estados Unidos siguen concentrando la abrumadora mayoría de las ojivas nucleares existentes, al mismo tiempo que los principales Estados nucleares modernizan sus arsenales y se debilitan los mecanismos de control de armas. Por lo tanto, tratar una confrontación directa entre Rusia y la OTAN como si fuera apenas una opción más de política exterior no es una demostración de valentía. Es jugar con una posibilidad cercana de autodestrucción.

Cuando se atraviesa cierto umbral, ya no existe garantía de que los acontecimientos permanezcan bajo el control de quienes los iniciaron. Éste es el punto que parece desaparecer de la actual teatralización belicista. Y hay algo todavía más perturbador. El lenguaje de la destrucción volvió a ser pronunciado abiertamente por los propios liderazgos occidentales.

En septiembre de 2026, ante la Asamblea General de las Naciones Unidas, el presidente Donald Trump llegó a advertir que Estados Unidos podría “aniquilar” a Irán si no se alcanzaba un acuerdo. Si una amenaza de esa naturaleza puede ser pronunciada ante las Naciones Unidas sin provocar una ruptura política proporcional a la enormidad de lo que se está diciendo, entonces algo profundamente grave está ocurriendo con la percepción occidental de los límites de la guerra. Porque la normalización del lenguaje de aniquilación no permanece necesariamente confinada al adversario contra el cual fue originalmente dirigida.

Hoy puede ser Irán. Mañana, en una espiral de escalada que nadie consiga ya controlar, podrían ser ciudades europeas. Es en este sentido que los actuales delirios belicistas dejan de ser una escenificación política y pasan a representar un peligro concreto de autodestrucción de la propia civilización europea. Europa, que durante siglos fue uno de los centros fundamentales de la civilización occidental, atravesó dos guerras mundiales y conoció directamente lo que significa transformar rivalidades políticas en guerras de aniquilación. Justamente por eso, cabría esperar que sus liderazgos fueran los primeros en comprender que una guerra entre potencias nucleares no ofrece una segunda oportunidad para corregir errores de cálculo.

Sin embargo, vemos dirigentes jugando con símbolos militares, discursos de movilización, enemigos existenciales y horizontes de confrontación como si aún estuviéramos en el mundo anterior a Hiroshima. La ficción consiste precisamente en eso: representar la guerra como un instrumento político todavía disponible sin enfrentar el final de aquello que semejante guerra podría significar. Y si la confrontación escapa al control, no serán solo gobiernos, partidos o alianzas militares quienes pagarán el precio. Podría ser la propia civilización que esos dirigentes afirman estar defendiendo.

¿Quién necesita la amenaza?

Entonces, preguntemos: ¿quién está detrás de toda esta falsedad? ¿Quién alimenta esta representación? ¿Quién necesita esta atmósfera permanente de amenaza? ¿Y por qué un orden político resquebrajado, sin legitimidad, parece encontrar en la perspectiva de la guerra una de las últimas coartadas para justificar su perennidad? La respuesta más ingenua consistiría en explicar esa patología en la tentativa de mantener regímenes impopulares bajo una imaginaria amenaza externa, al mismo tiempo que se condenan o reprimen fuerzas políticas emergentes, acusadas de “agentes externos” o instrumentos de una potencia enemiga; en este caso, vinculadas a la “bestia” rusa.

Hay, ciertamente, algo de eso. La historia registra numerosos ejemplos de gobiernos que recurren a la amenaza externa para reajustar cohesiones internas deterioradas, desacreditar adversarios y justificar medidas que, en circunstancias normales, encontrarían mayor resistencia. Pero esa explicación es insuficiente. Cuando hablamos de crisis, no nos referimos solamente a la legitimidad de un grupo de líderes europeos. La descomposición alcanza al propio sistema que los llevó al poder. Y es precisamente ese sistema el que se derrumba.

Desmoronamiento del orden liberal-financiero

El llamado “mundo basado en reglas”, la globalización financiera, el libre comercio elevado a dogma y la paulatina sustitución de la economía productiva por la intermediación financiera confrontan hoy el retorno del Estado nacional soberano. Este resurgimiento prioriza la política industrial, la seguridad energética, las cadenas productivas estratégicas y la defensa de los intereses económicos propios. Paradójicamente, dicho centralismo estatal podría mostrar también un camino para que Occidente recupere parte de sus raíces civilizatorias – esencialmente cristianas –, en las cuales el poder político no se concebía como algo absoluto, sino sometido a un orden moral superior.

En el fondo, detrás de estas quimeras se vislumbra una grieta aún más profunda: la crisis del modelo liberal-financiero articulado en torno a bancos centrales “independientes”. Esta lógica ha consolidado la creciente autonomía del capital frente a los Estados nacionales, impulsada por una concepción económica que, durante décadas, desplazó progresivamente el eje de la riqueza desde la producción real hasta llegar a la especulación rentista.

Las raíces de este entramado se remontan a la gestación del orden comercial angloholandés de los siglos XVII y XVIII, proyectado más tarde a escala global a través de la expansión imperial y bancaria británica. Con el paso del tiempo, ese modelo adquirió nuevas formas, pero conservó una característica esencial: la capacidad del poder financiero de proyectarse como una realidad exógena a la política y de presentar sus decisiones bajo la rúbrica de técnicas, neutrales e independientes de las elecciones soberanas de la sociedad. Es justamente esa arquitectura camuflada la que hoy comienza a ser cuestionada.

Una religión secular sin promesa de redención

El cerebro oculto de las oligarquías occidentales ha perdido la capacidad de generar ideas y proyectos capaces de movilizar a las sociedades hacia un horizonte prometedor. Esta esterilidad se refleja también en la mediocridad de gran parte de los liderazgos actuales, convertidos en meros administradores de un orden involutivo antes que en creadores de una nueva realidad política. Así, la política liberal se ha transformado en una especie de religión secular sin promesa de redención, siendo esta, tal vez, una de sus características más inquietantes.

Los grandes movimientos políticos de los siglos XIX y XX, incluso cuando condujeron a sociedades enteras hacia la catástrofe, todavía prometían alguna forma de redención histórica: la sociedad sin clases, la grandeza nacional, el imperio, la revolución, el hombre nuevo o un orden futuro supuestamente definitivo. En cambio, la religión secular del orden liberal en descomposición ya ni siquiera ofrece eso. Exige sacrificios sin presentar un paraíso futuro: demanda empobrecimiento en nombre de la estabilidad, pérdida de soberanía en nombre de las reglas, desindustrialización en nombre de la eficiencia y censura en nombre de la democracia. Finalmente, admite incluso el riesgo de la guerra para preservar un orden cuya finalidad ya no es capaz de explicar.

Ya no existe una verdadera promesa de redención. Existe solo la promesa de que el sistema seguirá existiendo. “Nosotros somos el jardín del Edén; el resto es la selva”. En ese punto, la política deja de defender a la sociedad y exige de la sociedad un sacrificio ciego para ¡defender el sistema! Es precisamente ahí donde una religión secular puede volverse autodestructiva: cuando la conservación del orden existente vale más que la conservación de quienes viven esclavizados bajo ese orden.

De la minoría creadora a la minoría dominante

Tal vez éste sea uno de los signos más profundos de agotamiento civilizatorio. Una élite deja de ser creadora cuando ya no consigue imaginar un futuro distinto de la simple continuación de sí misma, el gran historiador británico Arnold Toynbee percibió con enorme profundidad este fenómeno al distinguir la minoría creadora de la minoría dominante.

Una minoría creadora ejerce liderazgo porque ofrece respuestas capaces de inspirar adhesión. Su autoridad nace de su capacidad de responder a los desafíos históricos y producir nuevas formas de organización, cultura y de sentido del ser. Cuando esa capacidad desaparece, la antigua minoría creadora puede convertirse en una minoría dominante. Ya no conduce porque inspira. Se conserva porque controla. La persuasión es progresivamente sustituida por la disciplina; la imaginación, por la administración; el proyecto, por la propaganda; y la confianza, por el miedo. Es en ese momento cuando el sistema corre el riesgo de transformar su propia crisis en justificación para seguir existiendo. Cuanto más fracasa, más exige poder. Cuanto más pierde legitimidad, más necesita enemigos. Cuanto menos consigue imaginar un futuro, más dramáticamente necesita presentar el presente como una batalla existencial.

Cuando lo temporal ocupa el lugar de lo trascendente

Aquí es donde la reflexión del filósofo y politólogo germano-estadounidense Eric Voegelin (1901–1985) sobre las religiones políticas converge con la de Toynbee acerca de la desintegración de las civilizaciones. Cuando una sociedad pierde el referente de un orden trascendente, la necesidad humana de lo absoluto no se desvanece; simplemente se transfiere. La nación, la raza, la clase, el partido, la revolución, el mercado, las “reglas” o la democracia – entendida ya no en tanto régimen político, sino como categoría moral absoluta –: cualquier realidad temporal puede ser sacralizada y elevada a un estatus que no admite cuestionamiento. En este proceso, lo mundano usurpa el lugar de lo trascendente.

Sin embargo, existe una diferencia decisiva entre los antiguos movimientos políticos y esta potencial religión secular de un orden agotado. Los primeros prometían una redención futura, mientras que esta última parece exigir el sacrificio presente con el único fin de evitar el colapso del sistema. Se trata de una religión secular desprovista de escatología: sin paraíso, sin un hombre nuevo y sin un horizonte genuinamente inédito. Su único porvenir es la prolongación indefinida del presente.

Cuando el miedo sustituye a la imaginación

Tal vez sea exactamente esa ausencia de futuro la que explique la creciente importancia del miedo: al enemigo externo, a la ruptura, a la disidencia y a la pérdida de control. El temor a que aquello presentado durante décadas como inevitable deje súbitamente de serlo. Cuando un orden ya no consigue generar esperanza, se ve obligado a infundir pavor. Y si el terror sustituye a la imaginación, el conflicto puede convertirse en una vía de legitimación.

La guerra, entonces, deja de ser solo un instrumento externo de política para transformarse en una necesidad interna del sistema. Es justamente ahí donde los delirios belicistas contemporáneos adquieren una dimensión mucho más profunda que el debate cotidiano sobre Rusia, Ucrania, la OTAN o los gastos militares; la cuestión es civilizacional. Un orden que perdió la capacidad de proyectar su propio porvenir puede comenzar a aceptar riesgos que, en condiciones normales, parecerían impensables. Puede terminar confundiendo la continuidad de sus estructuras con la de la propia civilización.

Esta confusión es, tal vez, una de las más peligrosas que una élite pueda cometer. Las instituciones, los regímenes económicos y los esquemas políticos son históricos, mientras que las civilizaciones trascienden a todos ellos. Cuando un engranaje pasa a exigir que la humanidad se arriesgue para garantizar su propia supervivencia, la relación entre medios y fines se ha invertido por completo.

Las señales de un cambio de época

Es en este punto donde resulta posible hablar, verdaderamente, de autodestrucción. Una civilización puede comenzar a destruirse no por haber dejado de creer, sino porque transformó su propio orden histórico en un objeto de fe absoluta. Cuando los dirigentes dejan de proyectar un futuro diferente al que administran; cuando la guerra sustituye a la política y el miedo reemplaza al proyecto; cuando la conservación de las instituciones es más importante que las personas para quienes fueron creadas, no estamos solo ante una crisis política o económica. Nos enfrentamos a una profunda debacle civilizatoria.

El momento en que una élite pierde la capacidad de idear, crear y persuadir suele ser la señal premonitoria de que una época termina. Sin embargo, esto no significa necesariamente que la civilización esté condenada; puede implicar exactamente lo contrario. Indica que las estructuras incapaces de responder a los desafíos del presente están abriendo espacio para otras formas de organización, nuevas ideas y la recuperación de virtudes que parecían olvidados. Al fin y al cabo, el agotamiento creativo de un orden no agota la capacidad de invención humana. Cuando quienes gobiernan ya no conciben nada más allá de su propia perpetuación, quizá sea ese, precisamente, el primer indicio de que algo nuevo – completamente nuevo – está por llegar.

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On foreign policy, Marine Le Pen outclasses France’s mainstream

By Eldar MAMEDOV

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The right-populist leader deserves scrutiny but offers clarity on Russia–Ukraine and Iran.

The frontrunner in France’s 2027 presidential race—Marine Le Pen from the right-wing National Rally party—has laid out foreign-policy views that American supporters of realism and restraint can approve of, regardless of how they feel about the rest of her program.

While the National Rally has been successfully marginalized and kept out of power in recent decades, one shouldn’t take it for granted that the French political establishment will find a way to thwart Le Pen—meaning her views could certainly become policy. The latest polls show the consolidation of her lead: According to Toluna-Harris Interactive, in a runoff she would take 57 percent against the centrist candidate (and a former prime minister under President Emmanuel Macron) Édouard Philippe and a staggering 69 percent against Jean-Luc Mélenchon, a far-left firebrand.

Of course, the spring of 2027, when the elections are to take place, is still a long way off. Political fortunes can change—as the left-wing outlet Mediapart’s recent investigation into old social media posts written by a teenage Jordan Bardella, now the National Rally president, is meant to demonstrate—but the National Rally’s supporters see such attacks as evidence of the establishment’s ill-fated and cynical effort to derail Le Pen.

Whatever you may think of her, at least her foreign policy views are coherent. On Iran, Le Pen—once labeled a “Trump ally”—offered a far clearer assessment than Macron with his equivocations. “We would still need to know what Trump wanted to do there,” Le Pen said. “Because for now, we still do not know what he wanted to do. He clearly has not achieved his war aims and he is setting the whole planet on fire.” While Macron tends to caveat his criticisms of Trump’s war with accusations that Iran has sought to destabilize the Middle East, Le Pen simply condemns the war on grounds that it’s bad for the French people.

She’s also warned of global inflation “that will have consequences for all peoples” and argued it is “better to convince the U.S. not to go and wage war against a country and an ancient civilization, a complicated country, and probably much more powerful than Donald Trump imagined.”

The events have confirmed Le Pen’s judgement. A civilization of 90 million people with millennia of history cannot be simply bombed away, as Trump (and the Republican Party) are learning to their distress heading into a difficult midterm election season. Le Pen is well aware that the people in France, like elsewhere, are paying the price for this adventure.

On Ukraine, Le Pen has been equally direct while diverging from Macron more dramatically. She warned the conflict has only two possible trajectories: “Either NATO is drawn into this war, and it will be the Third World War, or we will witness a hundred years’ war.” She has called for a major peace conference, made clear she is willing to talk to both President Vladimir Putin of Russia and President Volodymyr Zelensky of Ukraine, and insisted that Germany, Poland, and Turkey be brought into the negotiating process.

She has gone even further, promising to halt French military aid to Ukraine, on the grounds that France cannot afford to sustain the amount of assistance Macron has been authorizing. Here she will have to explain herself in greater detail. A blanket cutoff is not a serious policy if the goal is to bring the war to an end as soon as possible—any settlement would require Kiev’s consent, as well as Moscow’s.

But neither can “support Ukraine for as long as it takes” work without a clearly defined end-game, and France’s fiscal situation dictates it cannot remain the default policy. Negotiations with all parties, including Russia, should not be treated as an appeasement or betrayal. Any serious attempt to settle the war would require Ukraine to make painful compromises on its NATO aspirations and territorial integrity, while Russia would have to compromise too on credible security guarantees for Ukraine or at least a greenlight for Kiev to rebuild and maintain a credible conventional military deterrent. Le Pen has identified the problem and signaled openness to unavoidable parts of the solution, but she still needs to explain the strategy.

Compare that with what the mainstream is offering. Macron is playing up the “Russian threat” and apparent hybrid attacks by Moscow against Europe. Meanwhile, according to the well-informed Le Figaro journalist Georges Malbrunot, French intelligence officers, while acknowledging the threat, believe that Macron overstates it. Macron’s aim, Malbrunot writes, would be to “steer the choices of the French ahead of the presidential election, targeting Le Pen and Melenchon—the two extremes that are lenient toward Russia.”

In a similar vein, Le Pen’s center-right rival, Edouard Philippe, lashed out at her, saying that “weakening Ukraine, as Marine Le Pen wishes, is threatening the security of Europe and France. I will do everything to prevent it.”

Then there is Gabriel Attal, Macron’s protégé and a possible successor. He delivered a grand speech in Reims calling for a “United States of Europe.” Europe’s security, he said, is being attacked by Russia, its economy by China, and its values by the United States. The remedy is a federalist utopia that he promises to build in “a matter of years.”

There might be a compelling case for EU nations to deepen their economic and technological integration. But the grandiloquent federalism talk sounds tone-deaf when what the French voters care most about is purchasing power, immigration, and French security.

This is the state of France’s foreign policy debate. The mainstream candidates are frightening voters with threat narratives, selling unachievable federalist fantasies, and equivocating on the U.S. war with Iran. The one major candidate discussing how to end wars rather than prolong them, and how to engage non-Western great powers rather than simply pick “a good” side over “an evil” one, is described by the establishment as extremist.

This does not mean Le Pen deserves uncritical support. Her historic ties to Russia warrant scrutiny, and her promise to halt aid to Ukraine needs to be coupled with a more detailed policy proposal and a broader strategy to end the war.

She is right on Iran, but her party has also forged close ties with Israel, seemingly based on a common antipathy to Islamism and to fend off accusations of antisemitism. On the Middle East, it remains to be seen whether national interest or ideological anti-Islamism will primarily inform her policies should she be elected president. Also, given her party’s lingering toxicity among the French elites, it’s far from clear that a President Le Pen would be able to attract diplomatic talent from the center-right to translate her instincts into workable policies.

But these are debates worth having. It is no longer credible to simply dismiss Le Pen and offer fearmongering and fantasy as a substitute for a debate. Perhaps the French establishment should ask itself an uncomfortable question: Why is it that voices advocating for diplomacy and sanity come from the camps they call “extreme” (both on the right and on the left)? Instead, the mainstream should make the language of diplomacy and peace its own. If it doesn’t, it should not be surprised when voters turn to those who do.

Original article: www.theamericanconservative.com

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Golden Naked Trump Statue Unveiled at European Parliament

A giant golden statue depicting a naked Donald Trump has gone on display inside one of the European Parliament's buildings.

The post Golden Naked Trump Statue Unveiled at European Parliament appeared first on The Daily Sceptic.

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Sánchez’s Housing Gamble: Why Spain’s Snap Election Is Riskier Than It Looks

Pedro Sánchez has turned a parliamentary defeat over housing into a general election on 29th November.

The calculation is clear: force Spain’s political argument onto territory more favourable to the left before migration, corruption allegations and parliamentary paralysis return to the foreground. But the polls suggest that the gamble could still deliver power to the centre-right People’s Party and Vox.

Pedro Sánchez’s decision to dissolve Spain’s parliament nine months ahead of schedule is more than an admission that his minority government had reached the limits of what it could achieve in the Congress of Deputies. It is an attempt to choose the terms on which his government will be judged.

The immediate trigger was the defeat of two emergency housing decrees after the conservative People’s Party (PP), Vox and Catalan separatist Junts voted against them. Housing had already moved rapidly to the centre of Spanish politics following the eviction of 87-year-old Maricarmen Abascal from the Madrid flat where she had lived for 71 years, followed by large demonstrations across the country. EU Today has previously reported on both the housing protests across Spain and Sánchez’s subsequent decision to call the election.

The prime minister is now attempting to convert legislative weakness into electoral advantage.

In his announcement on 5 October, Sánchez presented the election as a choice between a broader progressive majority capable of advancing social legislation and an opposition that had obstructed measures on housing and other domestic priorities. The government reinforced that strategy a day later by approving revised versions of the two housing decrees, containing 21 measures including tax incentives, assistance for first-time buyers and measures intended to increase supply. They will require validation by the Diputación Permanente, the standing parliamentary body that remains after dissolution.

The political calculation is straightforward. Housing offers Sánchez an issue on which anger is directed not only at government but at landlords, property investors, regional authorities and political parties opposing stronger regulation. The eviction of Abascal gave that argument a human symbol and transformed a long-running affordability problem into an immediate political confrontation.

That does not mean the strategy will work.

Most polling continues to place the PSOE behind the PP. Surveys put the Socialists at roughly 28 per cent, while Vox has risen to around 18 per cent. A PP-Vox combination is currently the only bloc consistently projected to command an outright parliamentary majority. One Sigma Dos survey published after the election announcement projected the two parties winning 203 of the Congress’s 350 seats.

Sánchez therefore appears to be playing less for immediate dominance than for mobilisation.

His problem before the housing protests was not simply the strength of the right. The broader left had become fragmented, while the government was being damaged by disputes over migration, particularly following the crisis in Ceuta, as well as corruption investigations involving figures associated with the PSOE. At the same time, Junts had become an increasingly unreliable parliamentary partner, leaving the government unable to guarantee major legislation or a new budget.

Housing changes the subject.

It allows Sánchez to argue that the central question is not whether his coalition has governed smoothly, but whether voters want a parliament prepared to intervene more aggressively in the housing market. The PP, however, is contesting precisely that framing. Alberto Núñez Feijóo argues that the housing shortage is itself a product of Sánchez’s eight years in government and has promised to raise annual construction towards 200,000 homes while reducing taxes.

The election may therefore develop into a dispute over responsibility rather than diagnosis. Both sides accept that housing has become a major national problem; they differ sharply over whether regulation or additional supply should dominate the response.

There is also a wider European dimension. Housing affordability is increasingly politically disruptive across the EU, including in major cities where construction has failed to keep pace with household formation, migration and demand for short-term accommodation. EU Today has examined similar pressures in Berlin’s housing market. Spain could now provide a test of whether housing can become powerful enough as an electoral issue to reverse the wider European movement towards the right.

For Ukraine, however, the consequences are likely to be less dramatic than Spain’s domestic political contest might suggest.

Sánchez committed €1 billion in bilateral military support to Ukraine for 2026, with Spain putting its cumulative bilateral military assistance since Russia’s full-scale invasion at almost €4 billion. Madrid has also trained more than 9,000 Ukrainian military personnel.

Spain is also home to a considerably larger Ukrainian community than the roughly 300,000 figure frequently cited. Government data showed 353,009 Ukrainian nationals holding valid residence documentation at the end of June, including 262,782 under temporary protection.

A PP-led government would alter Madrid’s domestic priorities and potentially its approach to defence spending and migration, particularly if Vox were required to sustain a parliamentary majority. Yet there is little basis at present for assuming that a change of government would produce a reversal of Spain’s fundamental position on Russia’s invasion or membership of the European and Atlantic security structures supporting Ukraine.

The more immediate question is whether Sánchez can make housing important enough to overcome the electoral arithmetic confronting him.

Calling the election has allowed him to escape a parliament in which his legislative coalition was steadily disintegrating and to enter a campaign around an issue capable of mobilising his electorate. It has not changed the fact that the PP and Vox begin that campaign with the stronger numbers.

Sánchez has chosen the battlefield. On 29th November, Spain will decide whether that was enough.

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Europe returns to coal as gas prices explode

Europe’s energy crisis isn’t over.

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Europe’s energy crisis isn’t over. Gas prices remain stubbornly high across the continent as Europeans confront a long winter.

In response to an energy crisis stemming from Europe’s continued reliance on imported liquefied natural gas against the backdrop of ongoing global geopolitical volatility, Europe’s leaders are pushing to diversify the bloc’s energy mix. While this means that Europe is rapidly expanding its renewable energy capacity, it also marks a significant return to the world’s dirtiest fossil fuel – coal.

Earlier this year, when the United States and Israel began an offensive in Iran and thereby instigated the disruption of one-fifth of the world’s oil and gas trades, Europe awakened to realize that it had sleepwalked into yet another energy crisis – its third in just four years. “We swore we’d learn. We promised things would change, but here we are,” a ‘highly frustrated European diplomat’ was recently (anonymously) quoted by the BBC.

“Instead of concentrating on much-needed long-term plans – about how to make Europe more competitive in this increasingly volatile world, [European] prime ministers and presidents are now in a panic over [energy] prices, worried about angry voters and scrambling for short-term solutions,” the source continued. “Just like the crisis after Russia’s full-scale invasion of Ukraine. Different conflict. Same European divisions; same dilemmas over energy. We can’t keep going round in these circles. Something’s got to give.”

Now, half a year after the outbreak of the war in Iran and the initial closure of the Strait of Hormuz, Europe is still grappling with the fallout as gas prices remain brutally high. Just this month, gas prices hit their highest mark in three years, soaring above €80 ($90.98) per megawatt hour.

Prices are so high, in fact, that coal-fired power has become cheaper than gas-fired power in Europe for the first time in years. This has pushed many European nations, and especially the European Union’s largest economy, Germany, back to coal. And, worryingly, experts contend that that trend will continue for years to come.

“Coal is expected to remain cheaper than gas for power generation through next year and potentially until March 2028,” Reuters reported earlier this week, based on a conversation with Marta Wroniszewska, an analyst at Veyt. “Longer-dated gas prices indicate traders expect supply constraints to persist.”

However, there are notable limits to coal’s growth potential in Europe. Years of policy aimed at phasing down and phasing out coal have left the continent with dramatically fewer coal-fired power plants than it had previously. In 1990, the European Union derived more than a third of its electricity production from coal. By 2025, that share had fallen to just 9.2 percent, according to data from Eurostat. So while Europe’s remaining coal plants will receive a windfall from the current gas prices, there is a ceiling to coal’s potential rebound in the region.

Outside of Europe, however, it’s a different story. Globally, coal is still the single-biggest source of power production. And while Europe is shutting down its coal-fired capacity, many emerging economies are continuing to build theirs up, with particularly strong growth from the Philippines, Indonesia, and other rapidly developing countries across Asia. Not coincidentally, this was also the region hit hardest by the closure of the Strait of Hormuz.

While coal is cheap, abundant, and seen as a critical tool for enabling economic development in poor countries, the continuously extending timeline of coal’s reign presents trade-offs that far outweigh the benefits. Coal is the single largest driver of global warming, responsible for about 40 percent of all greenhouse gas emissions. However, it’s not all bad news – coal’s comeback is happening in tandem with a major global increase in clean energy resources. Increasingly, renewable energies are being adopted for their role in a more energy-secure future, and are seen as a critical buffer against the next global energy crisis.

Unlike natural gas, oil, and coal, “Wind and solar cannot be embargoed, blockaded, or shut off by a foreign power,” David Frykman, General Partner at Stockholm-based venture capital group Norrsken, wrote in an op-ed for Fortune earlier this year. “Every terawatt-hour of domestic renewable generation is a terawatt-hour that no adversary can weaponize.”

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Troppo tardi per salvare l’Europa: cosa mi hanno detto Putin, Lavrov, Oreshkin e Karaganov al Summit Valdai 2026

Se la porta che, secondo Mosca, è aperta è in realtà chiusa, lo è da questa parte – e non è stata Roma a chiuderla di propria iniziativa.

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Un Valdai fuori sede

Quello che racconterò in questo articolo è meno tecnico e più personale del solito. Si tratta delle informazioni raccolte in alcune giornate di dialogo, confronto e, a quanto pare, una domanda “scandalosa” che è diventata lo scoop dei media europei, perché ho chiesto al Presidente della Federazione Russa, Vladimir Vladimirovic Putin, cosa ne sarà dell’Europa.

Potete trovare il video integrale del discorso di Vladimir Putin al Valdai qui.

Il mio intervento e le risposte di Putin le trovate qui.

Quest’anno il Valdai non si è riunito a Soči. Gli inviti spediti in estate indicavano ancora la città sul Mar Nero, poi a fine agosto gli organizzatori hanno comunicato il trasferimento nella regione di Mosca. Secondo il Meduza, a pretendere lo spostamento è stato il Servizio federale di protezione, preoccupato dalla minaccia dei droni ucraini dopo un’estate di attacchi alle raffinerie della costa. Il dettaglio logistico ha un suo peso. La guerra, di cui al Valdai si parla sempre nel linguaggio del sistema internazionale, entra ormai anche nell’organizzazione materiale del forum.

La XXIII Riunione annuale si è svolta dal 28 settembre al 1° ottobre sotto un titolo che a un europeo suona quasi come una domanda personale: «Responsabilità per il futuro: i limiti del possibile o possibilità senza limiti?». L’apertura è stata affidata al rapporto annuale del Club, Keep Calm. Lo Stato e la responsabilità per il futuro, che gli autori presentano con una strizzata d’occhio a Kubrick come un manuale per smettere di preoccuparsi e imparare ad amare il disordine. Seguivano nove sessioni tematiche, una sessione speciale e, l’ultimo giorno, la plenaria con il Presidente.

Sono arrivato da italiano e da europeo, sapendo che in quelle sale le due qualifiche pesano in modo diverso. Nel corso della settimana ho parlato, in maniera particolare, con quattro interlocutori di alto livello: Sergej Karaganov, Maksim Oreškin, Sergej Lavrov e, durante la plenaria, Vladimir Putin. Le prime tre conversazioni si sono svolte a margine delle sessioni e le restituisco dai miei appunti, nella sostanza e non parola per parola. Il quarto scambio è pubblico e documentato dalla trascrizione, dalla quale cito direttamente.

Presi uno per uno, i quattro dialoghi dicono cose che chi segue il dibattito russo conosce. Messi in fila disegnano qualcosa di più preciso: una diagnosi condivisa sull’Europa e quattro modi diversi di trarne le conseguenze. E, soprattutto, un futuro per niente luminoso.

Karaganov: l’Europa come origine del male

Sergej Karaganov è tra i fondatori del Club Valdai, presidente onorario del Consiglio per la politica estera e di difesa e da anni la voce più radicale del realismo russo. Con lui la conversazione è partita subito dal punto più duro. L’Europa, ha detto, è la radice di ogni male. Se venisse distrutta, nessuno ne sarebbe addolorato. Un conflitto nucleare tattico sul suo territorio non coinvolgerebbe altri attori. Gli europei hanno avuto tutto il tempo per trovare una soluzione ai propri problemi; ora che hanno scelto di prepararsi alla guerra contro la Russia, è troppo tardi per offrire loro un’altra possibilità.

Devo essere sincero, non sono mai stato un fan di Karaganov, spesso ho trovato le sue posizioni troppo radicali e all’antica. Ma a partire da un caffè dopo pranzo insieme, per poi proseguire in una settimana di dialoghi, ho scoperto che la pensiamo in maniera molto simile e che le sue posizioni non sono affatto banali. Chi ha letto i suoi interventi recenti riconosce la linea. Nel giugno 2023 Karaganov aveva sostenuto pubblicamente che la Russia dovesse abbassare la soglia d’impiego dell’arma nucleare per restituire credibilità alla propria deterrenza e indurre l’Occidente a ritirarsi dal conflitto ucraino. Una parte di quell’impostazione è poi entrata nei documenti ufficiali: i Fondamenti della politica statale della Federazione Russa nel campo della deterrenza nucleare, aggiornati nel novembre 2024, trattano come attacco congiunto l’aggressione di uno Stato non nucleare condotta con la partecipazione o il sostegno di una potenza nucleare.

Nelle sue parole convivono però tre affermazioni di natura diversa, e conviene tenerle separate. La prima è un giudizio storico-civilizzazionale: l’Europa come matrice delle grandi catastrofi della modernità, dalle guerre mondiali al colonialismo. È una tesi che Karaganov argomenta da tempo e che si può contestare, ma appartiene al terreno dell’interpretazione. La seconda, che nessuno piangerebbe l’Europa, è una previsione sulle reazioni altrui; per quel che ho potuto osservare in quei giorni, trova ascolto in una parte non piccola dei partecipanti asiatici, africani e latinoamericani. La terza è un’ipotesi strategica e regge tutto il resto: un’escalation nucleare in Europa resterebbe confinata all’Europa.

Su questo punto la letteratura sulla deterrenza discute da settant’anni e le prove empiriche, per fortuna, mancano. Il dato che complica l’ipotesi è interno all’Europa stessa. Francia e Regno Unito dispongono di arsenali nazionali, e nel marzo 2025 Parigi ha aperto formalmente il dibattito sulla dimensione europea della propria dissuasione. Un conflitto nucleare «solo europeo» presuppone che due potenze nucleari europee restino a guardare. È l’assunto più fragile dell’intera costruzione, e lo è indipendentemente da come si giudichino gli altri due.

Va poi ricordato che Karaganov non parla a nome del governo. Al Valdai rappresenta il polo del dibattito russo che spinge il Cremlino verso posizioni più nette, e una delle sue funzioni è proprio spostare il confine di ciò che si può dire. Letto così, il suo «troppo tardi» è un’indicazione di tendenza più che di dottrina.

Oreškin: il mercato che non c’è più

Con Maksim Oreškin il registro è cambiato del tutto. Vice capo dell’Amministrazione presidenziale, già ministro dello Sviluppo economico e poi consigliere economico del presidente, Oreškin ragiona per flussi e bilanci. La sua formula è stata secca: l’Europa è finita. Sul mercato energetico non esiste più una competizione che possa reggere, perché Cina e India occupano ormai il primo posto tra i clienti della Russia. E non vi sono ragioni per investire in un salvataggio europeo, dal momento che agli europei, fino a oggi, non è interessato trovare una soluzione pacifica e ragionevole. La domanda che gli avevo posto nell’incontro con i partecipanti del Valdai era stata: “Considerando che non è più disponibile il gasdotto Nord Stream 2, perché è stato sabotato, avete intenzione di trovare un nuovo sistema di trasporto energetico, sempre che l’Europa si riappacifichi e la situazione diplomatica torni positiva?”. La sua risposta netta – e forse brutale – è come un pugnale di verità che viene piantato nella coscienza di ogni abitante dell’Europa.

«Finita» va inteso in senso tecnico. Oreškin non parlava direttamente della civiltà europea ma dell’Europa come controparte: un mercato che ha smesso di essere centrale per la Russia e che quindi non giustifica concessioni politiche per essere riconquistato. Dopo il 2022 il greggio russo ha trovato in Cina e India i suoi principali acquirenti, mentre Bruxelles, con l’accordo tra Consiglio e Parlamento europeo del dicembre 2025, si è impegnata ad azzerare entro il 2027 le importazioni di gas russo, gasdotto e GNL compresi. L’interdipendenza energetica che per mezzo secolo aveva tenuto in contatto Europa e Russia anche nei momenti peggiori della Guerra fredda è stata smontata da entrambe le parti. Il ragionamento di Oreškin ne registra la conseguenza più semplice: chi non è più il cliente principale non ha più leva. Queste sono le leggi del mercato, e né a Londra, né a Berlino, né a Bruxelles ci sono più politici o gruppi di potere che possano dire alla Russia “che cosa fare”.

Il rovescio è noto anche a Mosca. Un mercato dominato da due grandi compratori consente loro di imporre sconti, e la sostituzione dell’Europa con l’Asia ha un costo in termini di prezzo e di accesso alle tecnologie. Ma nella logica che mi è stata esposta la domanda non è più se l’Europa convenga alla Russia. È quanto costerebbe tornare a farla convenire, e la risposta implicita è che quel costo spetta agli europei.

Lavrov: la porta chiusa a «questo» assetto

Con Sergej Lavrov il discorso si è spostato dall’economia alla diplomazia, senza cambiare la conclusione. L’Europa, ha detto, ha avuto molte possibilità di ristabilire un dialogo con la Russia e ha preferito alimentare lo scontro diretto. Ora è tardi per tornare indietro: sono stati superati tutti i limiti e con l’attuale assetto europeo non c’è modo di tornare alle relazioni precedenti.

Vorrei che ci soffermassimo un attimo sul peso di queste parole. Chi conosce Lavrov sa che è un politico capace di pesare ogni parola con una grande intelligenza, anche in contesti più rilassati come il Summit del Valdai. “I limiti sono stati superati”. Sarebbe inutile fare l’elenco di questi limiti, perché sono talmente evidenti a davanti agli occhi del mondo intero, che sarebbe solo una perdita di tempo. Ma lo sguardo con cui Lavrov ha parlato dell’Europa, quello non lo dimenticherò mai. Lo ho incontrato molte altre volte, ma in questa occasione c’era qualcosa di diverso.

Il ministro ha alle spalle un elenco di occasioni che la diplomazia russa richiama con regolarità: gli accordi di Minsk, le bozze di trattato sulle garanzie di sicurezza consegnate a Stati Uniti e NATO il 17 dicembre 2021, i negoziati di Istanbul della primavera 2022. La lettura russa di ciascuno di questi passaggi è controversa, e in Europa la si contesta. A me interessa qui un altro elemento, una qualificazione che riletta dopo la plenaria si è rivelata la chiave dell’intera settimana. Il ritorno è impossibile con questo assetto europeo. Non con l’Europa, con il suo assetto attuale, ovvero la UE e la NATO. La chiusura riguarda una classe dirigente e un’architettura istituzionale, non i Paesi che ne fanno parte.

Quanto è stata abusata la pazienza russa, mi chiedo, per arrivare a dire queste cose? La letteratura classica russa ci regala degli esempi mirabili di come i politici russi siano capaci di prendere tempo, ignorare, pazientare. E non si può negare che ciò sia stato costantemente l’atteggiamento della classe dirigente russa negli ultimi anni di conflitto. Per giungere a dire che il limite è stato superato – cosa che dirà poi anche Putin nella sessione plenaria del summit – vuol dire che non ci sono più forze da sprecare nell’attesa paziente; vuol dire che l’Orso è stato svegliato dal suo letargo nel momento sbagliato; vuol dire che le conseguenze di queste azioni avranno un peso epocale.

Un’altra cosa ha aggiunto Lavrov: “Siamo pronti a colpire l’Europa in maniera esemplare, non come abbiamo fatto in Ucraina”. Segnatevi queste parole, cari amici europei. Rileggetele e meditate sul loro peso. Non serve aggiungere altro.

Un professore italiano fa una domanda a Putin

Veniamo ad uno dei momenti più pericolosi della mia carriera. La plenaria si è svolta, come da tradizione, con il presidente russo e la moderazione di Fëdor Luk’janov. Ho preso la parola e ho posto una domanda in due parti:

«Vengo dall’Italia, Paese che attualmente non ha buoni rapporti con la Russia. In quanto europeo, vorrei chiederle: quali condizioni porrà la Russia per elaborare un nuovo sistema di sicurezza per i Paesi europei? E, se immaginiamo un’Europa post-Unione Europea, lei la considererà come parte di un grande partenariato eurasiatico oppure, a suo avviso, Stati Uniti e Russia saranno sempre in competizione per questi territori?»

Putin ha cominciato dalla seconda parte, e l’ordine non è casuale:

«L’Italia si trova per l’appunto in Europa e io parlo di partenariato eurasiatico: va da sé, quindi, che considereremo e già consideriamo anche l’Italia un partner eurasiatico.»

Subito dopo ha chiarito che il destino dell’Unione Europea, e la permanenza dell’Italia al suo interno, «non è affar nostro». Mosca non intende nemmeno discuterne, perché qualunque parola in merito verrebbe letta come un tentativo di disgregare l’UE, «mentre noi non vogliamo disgregare un bel niente. Noi vogliamo soltanto costruire e cooperare».

Sulle condizioni per un nuovo sistema di sicurezza la risposta è stata netta: «non abbiamo alcuna condizione preliminare». L’ostacolo, nella sua ricostruzione, sta dall’altra parte. Alcuni politici europei ritengono inammissibile che un singolo Paese apra un dialogo con la Russia, e Putin ha definito questa pretesa un diktat più forte di quello dell’epoca sovietica. Il paragone è stato costruito con cura: l’URSS era uno Stato unitario e fortemente centralizzato, le cui Repubbliche facevano parte di un’unica compagine statale; l’Unione Europea in teoria non lo è, ma in pratica si comporta come se lo fosse. «A noi non lo vieta nessuno, siamo pronti.»

A quel punto Luk’janov è intervenuto con una provocazione da moderatore esperto: visto che a Bruxelles lo vietano, non converrebbe contribuire un po’ alla disgregazione dell’UE, così da trattare più facilmente con i singoli Paesi? La risposta è arrivata senza esitazioni: «Ma non serve, si disgregheranno da soli.»

Poi Putin si è rivolto direttamente a me. «Il nostro collega italiano lo sa meglio di noi», ha detto, e ha cominciato a fare i conti: debito pubblico italiano al 140%, deficit intorno al 3%, in altri Paesi europei vicino al 5%. Le cifre erano arrotondate ma non lontane dal vero. Secondo Istat ed Eurostat, a fine 2024 il debito pubblico italiano era pari al 135,3% del PIL e l’indebitamento netto al 3,4%. Il senso del passaggio, comunque, non stava nei decimali. Tutti i problemi cominciano con l’economia: il tenore di vita cala, i disoccupati aumentano, i cittadini delle principali economie europee lo avvertono sulla propria pelle, e questo, ha detto, «mina anche le fondamenta stesse dell’Unione Europea. Ma non è affar nostro, noi non c’intromettiamo».

La chiusura ha riproposto l’offerta in forma simmetrica: dialogo con l’Unione nel suo complesso, se l’Unione lo desidera, oppure con i singoli Paesi, senza condizioni preliminari. «Ma di condizioni preliminari non devono essercene neppure da parte europea.»

Provare a comprendere la grandezza di queste parole, l’equilibrio politico che ne traspare, la forza di uno statista che ha a cuore non solo il bene del proprio Paese, ma anche quello di un intero altro continente, è un vero esercizio di apprendimento di cosa sia la Politica.

Ascoltatevi l’intero intervento di Putin e capirete come, in meno di cinque minuti, sia possibile fotografare la decadenza dell’Europa intera, sotto tutte le sue sfaccettature, e allo stesso tempo ribadire, con malinconia, che la Russia ha fatto di tutto per dare il proprio aiuto. Ma le scelte degli europei sono degli europei, sotto qualsiasi bandiera essi si trovino. La Russia rispetta e rispetterà sempre i principi fondamentali della propria politica estera e della propria tradizione politica. Nessun messianismo miracoloso, nessun salvatore improvvisato.

L’Europa, anzi gli europei di questa Europa, cosa hanno intenzione di fare?

Rileggendo gli appunti di viaggio

Rileggendo gli appunti al ritorno, la prima cosa evidente è la convergenza. Lo stratega, l’economista, il capo della diplomazia e il Presidente hanno espresso, ciascuno nel proprio linguaggio, lo stesso giudizio: l’Europa attuale ha esaurito il proprio credito presso Mosca. La seconda cosa evidente è che da quella diagnosi ognuno ricava una conseguenza diversa.

In Karaganov la conseguenza è coercitiva e ha un tono quasi escatologico: l’Europa ha avuto la sua occasione e ciò che segue non è più affare di diplomazia. In Oreškin è indifferenza contabile: l’Europa non vale l’investimento necessario a recuperarla. In Lavrov è una chiusura diplomatica circoscritta, rivolta all’assetto e non ai popoli. In Putin, infine, la porta torna aperta, ma verso gli Stati e non verso Bruxelles, accompagnata dall’attesa che l’erosione economica faccia il resto.

La contraddizione apparente tra il «troppo tardi» dei primi tre e il «nessuna condizione preliminare» del quarto si scioglie proprio nella qualificazione di Lavrov. Ne risulta una linea coerente, che chiamerei di bilateralizzazione: Mosca non tratta con l’Unione come soggetto politico finché la sua dirigenza resta quella attuale, offre ai singoli Stati membri canali senza precondizioni e lascia che siano le difficoltà interne europee a rendere quei canali attraenti. Il riferimento all’Italia come partner eurasiatico «già oggi» va letto dentro questa cornice: non è una cortesia, è l’indicazione di quale interlocutore Mosca preferisce.

Non posso certo affermare che i quattro interlocutori d’eccezione si fossero messi d’accordo, è ovvio, ma questa convergenza l’ho trovata veramente “profetica”. Il Valdai è da sempre il luogo in cui il dibattito russo mostra la propria ampiezza davanti a un pubblico straniero. Posso dire che sono compatibili e che si rafforzano a vicenda: la durezza di Karaganov fa apparire moderata l’offerta di Putin, i numeri di Oreškin rendono credibile che Mosca non abbia bisogno di fare concessioni, la formula di Lavrov tiene insieme la chiusura e l’apertura.

La crisi dei debiti sovrani del 2010–2012 produsse il Meccanismo europeo di stabilità e l’unione bancaria; la pandemia produsse Next Generation EU e il primo debito comune su larga scala. Nell’Unione le crisi hanno generato almeno tanta centralizzazione quanta frammentazione. «Si disgregheranno da soli» è dunque una scommessa, non un’osservazione, anche se la scommessa costa poco a chi la fa: se l’Unione regge, Mosca ha comunque offerto il dialogo; se cede, ha già pronti i canali bilaterali.

Gli indicatori da seguire nei prossimi dodici-diciotto mesi sono abbastanza chiari. Il primo riguarda le visite bilaterali a Mosca di capi di governo dell’Unione oltre ai precedenti di Viktor Orbán nel luglio 2024 e di Robert Fico nel maggio 2025. Il secondo è la tenuta dell’unanimità nei rinnovi semestrali delle sanzioni, dove basta un veto per aprire una crepa. Il terzo sono le deroghe nazionali al calendario di uscita dal gas russo. Il quarto, il più significativo per noi, è l’eventuale apertura di un canale strutturato da parte di una grande capitale, Roma inclusa.

Cosa mi porto a casa? Da italiano, la frase che porto con me non è quella sulla disgregazione, è l’altra, «già consideriamo anche l’Italia un partner eurasiatico». Contiene un’offerta e un’osservazione rivolta a noi. Se la porta che Mosca dice aperta è chiusa, lo è da questa parte, e a chiuderla non è stata Roma per una decisione propria.

Per quanto tempo un Paese con un debito oltre il 135% del PIL possa permettersi di lasciare ad altri la decisione su chi può parlare con chi, a Mosca nessuno me l’ha chiesto. È una domanda che mi sono portato a casa da solo. E la risposta la conosce ogni italiano di retta coscienza, ogni europeo che abbia ancora un cuore.

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