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Russia Cristiana: far conoscere la tradizione spirituale russa e sostenere la presenza cristiana
Ce que contient le très important discours de Poutine à Valdaï
Par Thibault de Varenne
Le 1er octobre 2026, Vladimir Poutine a pris la parole en séance plénière de la 23e réunion annuelle du club de discussion Valdaï, sur le thème « Responsabilité pour l'avenir : limites du possible ou possibilités illimitées ? ». La séance, animée par Fiodor Loukianov, directeur de recherche de la fondation du club, a duré trois heures vingt selon l'enregistrement vidéo du Kremlin ; elle a comporté un discours, puis des questions du modérateur et de la salle. Le club indique 120 participants venus de 40 pays. La réunion, tenue à Sotchi depuis 2014, a été déplacée cette année dans la région de Moscou. La transcription anglaise a été mise en ligne par le Kremlin le 1er octobre à 21 h 30, avec la mention « à suivre » pour la fin des questions ; sa dernière mise à jour datait du 2 octobre à 20 h 31. Le rapport annuel du club, présenté par le modérateur, s'intitule « Don't Panic ».
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frLe discours, dans l'ordre du texte
Diagnostic. Le monde est « à un tournant décisif de son développement ». Les transformations touchent « pratiquement tous les domaines de la technologie », les structures sociales, le climat, la médecine, la science militaire, la bioéthique, l'énergie, la démographie, la numérisation et l'intelligence artificielle. « Nous entrons dans une réalité entièrement nouvelle et sans précédent. »
Instabilité. Pour tout État, « la stabilité intérieure est toujours plus importante que tout le reste » ; pour la préserver, des gouvernements peuvent « exporter l'instabilité ». « Quel que soit le scénario, les conflits internationaux vont malheureusement probablement se poursuivre. »
Thèse centrale. « À long terme, à mesure que le monde s'éloigne de l'hégémonie occidentale, la situation internationale s'améliorera progressivement, vers un ordre international multipolaire plus stable, plus démocratique et plus libre. » Plus loin : « L'ancien hégémon devra inévitablement reconnaître les réalités d'un monde multipolaire » et « apprendre à coopérer avec les pays de la majorité mondiale ».
Institutions. Les mécanismes de régulation existants « ne remplissent plus pleinement leur fonction », « non parce qu'ils seraient mauvais, mais parce que les conditions dans lesquelles ils ont été créés ont changé ».
Sur l'ONU : « un groupe étroit de pays occidentaux exerce une influence disproportionnée », « une minorité mondiale » qui « cherche à s'approprier des fonctions d'administration ». La Russie « continue de soutenir l'idée d'une réforme équitable des Nations unies », mais « une telle réforme est impossible sans consensus interne, difficile à atteindre aujourd'hui » ; elle plaide pour « un rôle bien plus important » des pays d'Asie, d'Afrique, d'Amérique latine et du Moyen-Orient, et pour une réforme qui porte aussi sur « la substance de l'Organisation, ses priorités ». « Les institutions qui ont bien fonctionné après la Seconde Guerre mondiale ne reflètent plus la réalité du deuxième quart de ce siècle. Est-il possible de les réformer ? La question reste ouverte. »
Les BRICS et les associations régionales ont « de grandes perspectives », mais « beaucoup de travail à faire pour définir leur fonctionnalité » et « les limites de leurs propres capacités ». Le monde n'est pas pour autant « condamné au chaos » : « un monde régulé par des normes clairement définies et des institutions qui les soutiennent est une invention récente, née au siècle dernier. Tous les siècles précédents s'en sont passés. »
Normes. L'absence de « règles universellement reconnues » et d'une « compréhension partagée du principe de sécurité égale et indivisible » encourage « des comportements égoïstes ». « Tous les tabous concevables et inconcevables sont violés. » Les relations internationales exigent « la prudence et le respect non seulement des lois établies mais aussi du droit coutumier, c'est-à-dire non seulement de la lettre mais de l'esprit de la loi ». Le principe de la « raison du plus fort » guide « certains acteurs convaincus de leur exceptionnalisme » ; « l'histoire montre que cela ne finit jamais bien ».
Ukraine. Le texte présente ce passage comme une « digression ». « La vérité est que nous ne voulions pas et que nous n'avons pas été ceux qui ont commencé à se battre. En fait, ce sont eux qui ont commencé à se battre contre nous. » Suit une liste de ce qui « n'aurait pas dû » être fait : encourager « le nationalisme agressif et la russophobie », étendre « l'espace militaire » de l'OTAN aux « territoires historiques » russes, « pousser les radicaux de Kiev à un coup d'État », armer « le régime de facto illégal ». « Je suis convaincu qu'il s'agissait d'un effort intentionnel pour placer la Russie dans une situation où elle était simplement forcée de se défendre les armes à la main. » Sur l'objectif de « défaite stratégique » de la Russie : « Personne ne l'a oublié. En tout cas, pas nous. »
Histoire. L'effondrement de l'URSS est « une véritable tragédie pour des dizaines de millions de personnes ». Il est attribué à « des déséquilibres internes » et aux « erreurs de générations successives de dirigeants », mais aussi à « une certaine naïveté, un idéalisme, voire une insouciance » et à « une confiance aveugle dans les partenaires occidentaux » et dans « les accords de gentlemen ». Le discours cite Egon Bahr, dirigeant social-démocrate ouest-allemand, pour des propos de février et juin 1990 tirés, selon l'orateur, « des archives » de ses entretiens avec la direction soviétique : la crainte que « les cercles de l'OTAN peu désireux de suivre la voie de la coopération paneuropéenne » ne l'emportent, et que l'URSS ne soit « condamnée à l'isolement international ». Après 1991, « ils ont tout fait pour isoler la Fédération de Russie et la démembrer davantage ».
Escalade. « Le point de non-retour peut survenir très vite et de manière inattendue pour tous. » Les grandes puissances possèdent « des armes capables de détruire toute vie » ; « pouvons-nous garantir qu'elles ne seront jamais utilisées ? Nous ne le pouvons pas, bien sûr. » Référence au fusil accroché au mur au premier acte. « Plus l'objectif de "défaite stratégique" de l'adversaire est clairement déclaré, plus grandes sont les chances que la bataille entre dans sa phase la plus violente. »
Intelligence artificielle et guerre. Il existe « des cas documentés d'intelligence artificielle prenant des décisions sur la base de sa propre appréciation ». Récit du 26 septembre 1983 : le lieutenant-colonel Stanislav Petrov, de service dans un centre d'alerte, doute d'un signal annonçant cinq missiles américains et a raison ; « si une intelligence artificielle avait été à sa place, les choses auraient pu tourner très différemment ». « Les limites de l'usage de l'IA dans la sphère de la sécurité sont une question de survie de l'humanité. » Rappel de la conférence de La Haye de 1899, proposée par la Russie. Affirmation : les militaires russes « n'ont jamais été les premiers à attaquer des installations sans lien avec l'infrastructure militaire de l'adversaire ».
Eurasie. Les problèmes globaux (climat, pauvreté, inégalités) sont « mis de côté ». « Notre maison au sens large est l'Eurasie. » Le « Grand partenariat eurasiatique » prend « une signification particulière ». Annonce : la rédaction d'une « Charte eurasiatique de la diversité et de la multipolarité au XXIe siècle », initiative russo-biélorusse, dont « le travail pratique » a été lancé « la semaine dernière » par les ministres des Affaires étrangères de Russie, de Biélorussie, du Kazakhstan, du Kirghizistan « et de nos autres partenaires », en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. L'Eurasie est « largement autosuffisante ».
Conclusion du discours. Le souhait que les manuels d'histoire retiennent le deuxième quart du XXIe siècle comme un tournant positif, « car si cela n'arrive pas, il y a un risque qu'il ne reste personne pour utiliser ces manuels, ni personne pour les écrire ».
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OTAN et origine du conflit (au modérateur). « Cinq ou six vagues d'élargissement » malgré la promesse de ne pas s'étendre vers l'est. « Où tout a-t-il commencé ? Avec l'attaque de l'OTAN contre la Yougoslavie », « sans décision du Conseil de sécurité ». Sur 2014 : Viktor Ianoukovitch « avait tout accepté, y compris des élections anticipées », et « il a été jugé absolument nécessaire d'organiser un coup d'État ». Sur les accords de Minsk : « personne n'avait l'intention de les honorer ». Récit d'un échange avec le secrétaire général de l'ONU lors de sa visite à Moscou : « Bon, d'accord… mais c'est quand même vous qui avez attaqué. »
Kaliningrad. La déclaration et les lettres du ministère russe des Affaires étrangères sont « une réponse à des tentatives de nous intimider ». En cas d'« attaque directe contre la Fédération de Russie », « la question de l'emploi de toutes les armes à sa disposition se poserait inévitablement et immédiatement ». Précision : « ni cette lettre ni la déclaration du ministère ne mentionnent l'emploi d'armes nucléaires ». « La France et le Royaume-Uni sont des puissances nucléaires. Nous le comprenons parfaitement. Mais personne d'autre ne possède les capacités de frappe que la Russie possède aujourd'hui. » L'adversaire potentiel aurait « deux fois notre population ».
Europe. L'escalade verbale européenne est « alimentée par la grave détérioration de leur situation économique et politique intérieure ». « Nous n'avons aucune intention d'attaquer qui que ce soit, ni en 2029, ni en 2030, ni en 2050. » Selon la compilation de TASS, les grands pays européens sont « beaucoup plus hostiles à la Russie que les États-Unis » ; les pays de l'Union européenne « s'effondreront d'eux-mêmes » du fait de leurs erreurs économiques ; la Russie n'a « aucune précondition » à la reprise des relations avec l'Europe.
Usines européennes d'armement. Les livraisons d'armes « ne sont pas nouvelles » et ne préoccupent pas Moscou ; « l'implication d'autres pays dans des opérations de combat directes », notamment par le renseignement spatial, « est une source de préoccupation ». « Je ne dis pas que nous avons l'intention de frapper demain le territoire ou les installations des pays qui fournissent des armes à l'Ukraine. Mais c'est une menace que nous devons comprendre, évaluer et garder à l'esprit. »
Front et économie de guerre. L'Ukraine « perd des éléments de sa souveraineté étatique » et « est gouvernée de l'extérieur ». Selon TASS, plus de 1 300 km² auraient été pris « au seul mois de septembre », soit « 2,5 fois plus » que les mois précédents. Mer Noire : Kiev aurait frappé « 40 de nos navires dans les dix premiers jours » et « plus de 100 » au total ; raffineries : « nous avons perdu environ 1 % du PIB » ; en retour, l'Ukraine n'aurait « effectivement plus d'industrie métallurgique ». Le gazole russe « n'atteindrait pas les marchés mondiaux » du fait des sanctions.
États-Unis. Sur le sommet d'Anchorage d'août 2025 : « Je suis arrivé là-bas pour exprimer notre consentement » aux propositions américaines ; « maintenant, les États-Unis ont demandé du temps pour réfléchir ». Proposition de reprendre le dialogue sur la limitation des armes stratégiques : « il n'y a pas de réponse ». « J'ai d'assez bonnes relations, de longue date, avec le président Trump. »
Iran. « Nous espérons que le détroit restera ouvert et que les sanctions contre l'Iran seront levées. » La proposition de transférer de l'uranium enrichi iranien en Russie « reste sur la table » ; « au départ, tout le monde était d'accord, les Iraniens, les Américains et les Israéliens », puis Washington a exigé un transfert vers les seuls États-Unis. Mention de M. Larijani, « qui a perdu la vie par la suite », venu proposer une coentreprise de dilution en Iran.
Chine, Inde, Japon. Aucune « barrière » avec Xi Jinping ; anecdote d'un tête-à-tête sans interprète dans la salle d'attente du sommet de New Delhi. Déclaration conjointe sur le « dialogue des civilisations » signée à Pékin. Narendra Modi a « de très bonnes idées » sur l'Ukraine. Envers le Japon, « rien n'a changé dans les approches russes ; c'est l'attitude du Japon envers la Russie qui a changé ».
Économie russe. « Notre économie est saine. » Déficit « d'environ 3 % cette année », « 2 % l'an prochain » ; inflation « presque divisée par deux » par rapport à 2025. Les territoires annexés seront reconstruits « sur la seule base de l'opportunité économique » ; de nouvelles usines de défense sont construites « dans les zones les plus sûres possible ».
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreLa transcription complète des questions-réponses était annoncée « à suivre » par le Kremlin au 2 octobre, 20 h 31. Les chiffres cités dans cette fiche restent ceux de leurs émetteurs tant qu'une vérification indépendante n'est pas disponible.
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- “The Exploitation of CHILDREN by SATANIC ELITES”. Ex CIA Officer R.D. Steele Deposition before International Tribunal (7 best Week Videos)
“The Exploitation of CHILDREN by SATANIC ELITES”. Ex CIA Officer R.D. Steele Deposition before International Tribunal (7 best Week Videos)
by Gospa News Editorial Sfaff
Continuing the project we started on December, 2025
Here is our selection of our 7 most astonishing, original or viewed videos released in this the week.
Inside the Rumble description of each video there is a link to the detailed investigation it refers to or to a related topic.
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Ex CIA officer testified in a Tribunal on “Exploitation of children by satanic elites as Clinton one”
Former CIA officer and founder of the Marine Corps Intelligence Command, Robert David Steele (died in 2021) , testified before the International Tribunal for Natural Justice on the systemic exploitation of children by powerful satanic elites.
He exposed that children are not only kidnapped but in some cases bred by families in the United States as a cash crop, sold without birth certificates, making it easier to kill them with no trace. He stated children are imported by the plane load, also without documentation.
Steele described this as extending beyond slavery and sex abuse to child torture for adrenalized blood in satanic blood-drinking ceremonies, harvesting of body organs, and ritual murder!
“We have people in the United States of America that breed children in order to sell them. And when they are sold, they come without birth certificates, which means it’s easier to kill them and have no one ask where they are!”
“There’s child torture because you have adrenalized blood. You have the whole blood drinking ceremony of the satanic world!”
«After Robert helped us all expose The Clinton Foundation and CIA child trafficking networks, he mysteriously “died of Covid-19” in 2021» Russian outlet News-Pravda added in its post.
“The Clinton Foundation is the biggest organized crime family that I know of!”
“The reason we have 1,000 military bases is not for military power. They’re lily pads for smuggling. That’s how CIA smuggles gold, guns, drugs, cash, and small children for the elites in the United States!”
Ex US Official: “Trump could use a nuclear weapon vs Iran as a GRAND FINALE to declare victory”
‘Donald Trump could use a nuclear weapon against Iran as a GRAND FINALE to declare victory and go home.’
Matthew Hoh, former Department of Defense & State Department Official who resigned over the Afghanistan war.
‘The danger of the use of a nuclear weapon in this war has always been here. I’ve been afraid that the United States would use a nuclear weapon possibly back in April, against say maybe one of the facilities like Isfahan”.
“The idea presented to President Trump: ‘Mr. President, these are low-yield nuclear weapons. They are a fraction of the size of the Hiroshima bomb. There’s hardly any fallout. You can barely even call these a nuclear weapon”.
“And what we can do is we can drop it on Isfahan. That will seal off that facility, and the Iranians will never be able to get to that enriched uranium. And this way, you can declare victory and go home.’
“You could see that same argument can still apply this time, maybe with Pickaxe Mountain or something like that. The idea that it provides for a grand finale for the president of the United States to declare victory and go home”
WATCH FULL INTERVIEW BELOW
CNN – FIRST-EVER radio signal from a planet outside our solar system DETECTED
FIRST-EVER radio signal from a planet outside our solar system DETECTED ‘The signal is evidence of a colossal magnetic field, not intelligent life’ — CNN
The planet is 63 LIGHT-YEARS away & the signal is 200 times stronger than Jupiter’s — but scientists don’t know WHY it’s so powerful?
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Source: Netanyahu plotted false-flag aircraft hijacking to drag Trump into new war against Iran
A well-informed source familiar with the matter has revealed new details about the incident related to an Emirati aircraft, saying Israeli prime minister Benjamin Netanyahu’s plan to win the upcoming election is to drag US President Donald Trump into a new quagmire against Iran.
Iranian Press TV and Anadolu Turkish Agency so confirmed the suggestion highlighted by Gospa News on previous updates below in September, 30.
Speaking to Press TV, the regional source said the “absurd scenario” involving the hijacking of an Emirati aircraft bound for the occupied territories from the UAE, followed by its landing in Saudi Arabia, was carried out on Wednesday, three days after Netanyahu travelled to the United Arab Emirates accompanied by several senior military and intelligence officials.
The project, the informed source said, was discussed and finalized during the visit.
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‘A Great Victory’: US-Led Coalition Leaves Iraq After 12 Years as Baghdad Crowds Celebrate
Baghdad erupted in celebration as the US-led international coalition formally ended its military mission in Iraq after 12 years.
Crowds gathered in the Iraqi capital, with participants calling the withdrawal a “great victory” and a step toward Iraqi sovereignty. The coalition’s exit follows a phased agreement between Baghdad and Washington reached in 2024.
US Evacuation of Ain al-Asad Base Strengthens Iraq’s National Sovereignty: Araghchi Iran FM (VIDEO)
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L'ordre occidental s'affaiblit-il ? Le G7 a répondu vendredi, en barils
Par Thibault de Varenne
Le pape, à l'UNESCO, a dit que le dialogue entre nations risquait de n'être plus qu'un simulacre. Poutine, à Valdaï, que les institutions de 1945 ne reflètent plus le monde. Entre les deux discours, le G7 a passé la semaine à se faire menacer d'embargo par son propre chef de file. Oui, l'ordre occidental s'affaiblit. Mais pas là où l'on regarde.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frTrois textes en huit jours, et un communiqué. Le 25 septembre, à Paris, Léon XIV parle devant l'UNESCO. Le 1er octobre, près de Moscou, Vladimir Poutine parle trois heures devant le club Valdaï. Le 2 octobre, les sept chefs d'État et de gouvernement du G7, réunis par visioconférence sous la présidence d'Emmanuel Macron, publient six paragraphes sur le gazole. Les deux discours parlent de l'ordre du monde. Le communiqué, lui, le montre.
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Le pape a employé le mot multilatéralisme. Devant l'UNESCO, il a décrit des institutions internationales dont on attend qu'elles répondent « à des défis qu'aucun État ne peut affronter seul », et qui traversent « une crise d'efficacité », parce que le dialogue y est désormais tenu « pour un obstacle à l'action plutôt que pour une ressource », pour un simulacre plutôt que pour une occasion de chercher ensemble le bien commun. Le remède qu'il propose tient en un mot que les chancelleries n'emploient plus : la confiance. Le matin même, à l'Élysée, il avait demandé à la France de « rester une championne infatigable de la paix et du multilatéralisme », et il avait ajouté une phrase qu'on a peu relevée : « la paix n'est pas un équilibre des forces ».
Vladimir Poutine a employé l'autre mot, multipolarité. À Valdaï, il a dit que les institutions nées de la Seconde Guerre mondiale « ne reflètent pas la situation du deuxième quart de ce siècle », que les Occidentaux forment « une minorité mondiale » qui « cherche à s'arroger des fonctions de gouvernance », notamment à l'ONU, et que l'éloignement de « l'hégémonie occidentale » conduira à un ordre « plus stable, plus démocratique et plus libre ». Il a présenté les BRICS comme un
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- L'Amérique quitte l'Irak, et Bagdad demande à Trump la permission d'atterrir
L'Amérique quitte l'Irak, et Bagdad demande à Trump la permission d'atterrir
Par Thibault de Varenne
Le 30 septembre, le dernier soldat américain a quitté l'Irak. Bagdad s'est donné quatre jours fériés pour le fêter. Quatre jours plus tôt, le même gouvernement écrivait à Washington pour obtenir le droit de recevoir des avions iraniens. Ce que l'Irak a gagné cette semaine, ce qu'il n'a pas gagné, et ce que cela dit de nous.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frLundi 28 septembre, à l'aéroport de Bagdad, le général Saad Maan a pris possession de l'ancien quartier général américain et a dit à la presse locale que cela ne mettait pas fin à la coopération avec les « partenaires internationaux », mais ouvrait une relation « fondée sur le respect mutuel et l'indépendance de la décision irakienne ». Le mercredi 30, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, annonçait que les derniers soldats de la coalition avaient quitté la base d'Erbil « en bon ordre », avec leur matériel. Le gouvernement irakien a décrété quatre « journées de la souveraineté », du 30 septembre au 3 octobre. Donald Trump, sur son réseau, a parlé d'« une excursion en enfer très coûteuse », d'« une victoire pour les États-Unis, une victoire pour l'Irak », et il a tranché en une ligne la querelle historique de sa génération : « une très mauvaise décision nous a mis dans ce bourbier ».
Quatre jours avant la fête, le samedi 26 septembre, le bureau du Premier ministre Ali al-Zaidi avait publié un autre communiqué, moins repris. Il y annonçait des discussions directes avec Washington pour obtenir que certains aéroports irakiens soient exemptés des sanctions américaines contre les compagnies aériennes iraniennes, « pour des raisons humanitaires liées aux soins, aux études, aux visites religieuses et aux intérêts des civils ». Depuis la veille, les quatre grands aéroports du pays, Bagdad, Nadjaf, Erbil et Souleimaniye, n'acceptaient plus un seul vol vers l'Iran. Non par décision irakienne : parce que les sociétés étrangères d'assistance au sol refusaient de toucher un appareil iranien de peur du Trésor américain.
Les deux communiqués viennent du même gouvernement, à quatre jours d'écart. Le premier dit que l'Irak est souverain. Le second demande une permission. Je voudrais prendre les deux au sérieux, parce que c'est entre les deux que se loge ce qui s'est réellement passé à Bagdad cette semaine, et ce que le mot souveraineté veut dire quand on le prononce dans un pays où l'on n'a jamais eu les moyens de le vérifier.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frQui tient quoi à Bagdad
Avant d'aller plus loin, nommons les acteurs, parce que les dépêches les supposent connus et qu'ils ne le sont pas.
Le gouvernement, d'abord. Ali al-Zaidi est Premier ministre depuis le mois de mai. C'est un homme d'affaires, nouveau en politique, que le Cadre de coordination, le bloc des partis chiites qui domine le Parlement, a sorti de son chapeau pour mettre fin à des mois de blocage après les élections de novembre 2025. Son cabinet n'est que partiel : le Parlement l'a approuvé en mai sans pourvoir plusieurs postes de sécurité, dont le ministère de la Défense. Le pays a donc fêté sa souveraineté militaire sans ministre de la Défense.
Les forces régulières ensuite : l'armée, la police fédérale, le Service de contre-terrorisme formé par les Américains, une aviation qui aligne des F-16 achetés à Washington. Le commandant de l'armée de l'air, le général Khalid al-Tamimi, a assuré lundi qu'aucune force de la coalition n'avait plus rien fait sur le sol irakien depuis le début de 2026 et que ses pilotes venaient de tenir dix jours de missions sans aide extérieure. Dix jours, a-t-il précisé.
Puis il y a le Hachd al-Chaabi, les Forces de mobilisation populaire, né en juin 2014 quand l'État islamique prenait Mossoul et que l'armée s'effondrait. Des dizaines de milices se sont levées à l'appel du clergé de Nadjaf ; une loi de 2016 les a rattachées à l'État et mises sur sa paie. Sur le papier, elles obéissent au Premier ministre, commandant en chef. Dans les faits, plusieurs ont gardé leur chaîne de commandement, leurs dépôts, leurs revenus et leurs attaches à Téhéran. Ce sont elles qui sont en cause dans l'affaire du désarmement, et trois familles s'y distinguent. Les groupes qui ont accepté de rendre les armes ou de se régulariser : Saraya al-Salam, la milice de Moqtada al-Sadr, intégrée en cérémonie à Samarra au mois de juin ; Asaib Ahl al-Haq ; les Kataib al-Imam Ali. Les groupes qui refusent : les Kataib Hezbollah et le Harakat al-Nujaba, les plus liés aux Gardiens de la révolution iraniens, qui parlent d'« armes de la résistance » et ont tiré, depuis février, sur des cibles américaines et sur des pays du Golfe. Entre les deux, l'Organisation Badr, la plus ancienne et la plus nombreuse, dont le chef Hadi al-Amiri a déclaré en août que le monopole des armes était « une décision irakienne », et qu'il n'y aurait pas d'affrontement entre l'État et « la résistance ». La formule ménage tout le monde. Ces factions se sont donné en octobre 2023 une enseigne commune, la « Résistance islamique en Irak », qui a déclaré mercredi n'être tenue « par aucun calendrier ni aucun accord ».
Au nord, la Région autonome du Kurdistan, avec son gouvernement à Erbil, ses Barzani, Nechirvan à la présidence, Masrour au gouvernement, et ses peshmergas, les combattants kurdes qui ont tenu le front contre l'État islamique en 2014. Le 21 septembre, neuf jours avant le départ américain, Erbil a annoncé la fusion en une seule force des peshmergas des deux partis rivaux, le PDK et l'UPK. C'est le Kurdistan qui perd le plus au retrait : les batteries Patriot et les systèmes anti-roquettes américains qui le couvraient sont repartis avec les soldats, selon les informations disponibles à Erbil.
Au nord encore, la Turquie, qui tient depuis décembre 2015 la base de Bachiqa, au nord-est de Mossoul, avec jusqu'à six cents soldats, et qui a accepté le 23 septembre, à New York, d'en commencer le transfert « graduel » à Bagdad, en échange d'un engagement irakien à rétablir l'autorité de l'État dans le Sinjar, où le PKK kurde s'est replié. Graduel : la souveraineté irakienne sur Bachiqa est une promesse datée, pas un état de fait.
L'Iran, enfin, et les États-Unis. L'un a ses relais armés et politiques dans le pays, et la force Qods des Gardiens de la révolution pour les tenir. L'autre conserve à Bagdad la plus grande ambassade du monde, un accord-cadre stratégique signé le 17 novembre 2008, les contrats d'armement, l'entretien des F-16, et un compte en banque dont il sera question plus bas. Reste l'État islamique, réduit selon le dernier rapport du secrétaire général des Nations unies à « quelques centaines » de combattants : assez pour tuer, plus assez pour tenir une ville.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreCe qui est parti
Le départ est réel, et il se mesure. On comptait 169 000 soldats américains en Irak au plus fort de l'occupation, en août 2007 ; 2 500 après la fin des opérations de combat, en décembre 2021 ; 1 500 soldats de la coalition regroupés à Erbil à la fin de 2025 ; zéro le 30 septembre. Le commandement central américain a déménagé en Jordanie l'état-major de la lutte contre l'État islamique. Les bases fédérales, Aïn al-Assad, le commandement conjoint de Bagdad, avaient été rendues le 18 janvier. Le calendrier avait été arrêté le 27 septembre 2024 entre l'administration Biden et le Premier ministre d'alors, Mohammed Chia al-Soudani ; Bagdad a refusé toute prolongation, et Marco Rubio a confirmé le 23 septembre qu'il n'y en avait eu « aucune discussion ». La date a été tenue au jour près.
Ce que les Américains laissent derrière eux se mesure aussi. Selon les registres du Pentagone, 4 418 soldats américains sont morts entre 2003 et 2011, 31 994 ont été blessés, et 123 sont morts depuis 2014 ; le bureau du budget du Congrès avait arrêté en avril 2011 la dépense militaire à 752 milliards de dollars, avant la seconde campagne. Côté irakien, les décomptes qui circulent, plus de 200 000 civils tués selon les uns, plus de 300 000 morts toutes catégories selon les autres, viennent d'organisations occidentales ; je les cite pour l'ordre de grandeur, pas pour l'unité. Vingt-trois ans après le 14 février 2003, le président des États-Unis dit à sa manière, en une ligne, ce que la France disait ce jour-là au Conseil de sécurité. J'y reviendrai.
Et ce qui est parti, c'est d'abord ce qui protégeait. Le ministère des Peshmergas compte plus de mille attaques de drones et de missiles sur la Région du Kurdistan depuis le 28 février, jour où les États-Unis et Israël ont ouvert la guerre contre l'Iran. Les Patriot d'Erbil en ont intercepté une partie. Ils sont dans les soutes. Masrour Barzani a dit dimanche que laisser le Kurdistan « sans aucun système de défense » était « un sujet d'inquiétude » ; le porte-parole militaire irakien, Sabah al-Numan, répond que Bagdad est « proche » d'acheter des défenses antiaériennes à la Corée du Sud, à la Turquie et aux États-Unis. Proche. Dans l'intervalle, le ciel irakien est ouvert, et les seuls à y disposer de missiles sont ceux que l'on prie de désarmer.
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Les partisans de la lecture souverainiste ont un argument que je veux donner dans toute sa force, parce qu'il est bon. L'Irak, disent-ils, a fixé la date du départ et l'a obtenue. Il a repris ses bases en janvier, sans incident. Son Parlement avait voté l'expulsion des forces étrangères le 5 janvier 2020, deux jours après que les Américains eurent tué le général Soleimani et le chef de milice Abou Mahdi al-Mouhandis à l'aéroport de Bagdad, et ce vote, non contraignant, a fini par s'exécuter six ans plus tard. Aucun État de la région n'a fait cela. La France de 1966 n'a pas fait autre chose quand le général de Gaulle a demandé le départ des troupes américaines : il a fixé une date, le 1er avril 1967, et elle a été tenue. Qui fixe la date du départ de l'Amérique et l'obtient a exercé la souveraineté dans ce qu'elle a de plus concret. Je l'accorde entièrement.
Mais la France de 1966 avait la bombe, le commandement de ses armées, sa monnaie et ses aéroports. Renvoyer une armée est un acte de souverain. Refuser, le lendemain, ce que l'ancien protecteur demande encore en est un autre, et c'est celui-là qui compte. Or le lendemain, pour l'Irak, est documenté jour après jour.
Le 8 septembre, le Trésor américain sanctionne vingt-sept compagnies aériennes iraniennes et prévient que tout aéroport, tout avitailleur, toute société d'assistance
Droit de réponse de M. Usmanov
Nous avons reçu ce courrier de menace du M. Usmanov, que nous interprétons comme un droit de réponse, que nous publions intégralement, en application de la loi de 1881 modifiée. L'ensemble donne une assez bonne image, n'en déplaise aux poutinolatres, de la façon dont la liberté de la presse est respectée dans les anciennes républiques soviétiques.
DES STRATÈGES
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frTo the Editorial Team of Le Courrier des Stratèges,
We are writing to address incorrect claims about Mr. Alisher Usmanov in the article “Au bon coin macroniste : "Echange parapluie nucléaire contre espion français en prison"” of 24 September 2026 published on your website.
Our concerns relate to the following sections:
• “Comme nous l'avions annoncé hier, la France a fait pression pour sortir un oligarque russe de la liste des sanctions européennes en échange de la libération d'un espion français emprisonné en Azerbaïdjan”;
• “Finalement, l'Union Européenne a accédé aux voeux français, et l'oligarque Ousmanov a disparu de la liste des sanctionnés”.
It is incorrect and unjustly damaging to refer to Mr. Usmanov as an “oligarch”. The appropriate use of the label “oligarch” presupposes individuals who became wealthy thanks to close ties with the Russian state in the 1990s, profiting from privatizations and the so-called “loans for shares” auctions. Such a scenario is entirely unrelated to Mr. Usmanov’s entrepreneurial background, as he built his wealth completely independently and did not participate in the privatization of Russian state assets or in the loans-for-shares auctions in the 1990s. On this point, it is worth noting that the EU Council, in the updated rationale (see #673), stopped using the term “oligarch” in association with Mr. Usmanov - thus recognising the previous language as incorrect - before ultimately removing him from the EU sanctions list altogether.
Please note that in 2023–2026 more than 3,200 publications in which similar false statements were made, were corrected following both out-of-court and litigation proceedings across more than 60 countries worldwide, including all 27 EU member states. These include Antena 3 CNN, Blick, Blitz, Business Insider, Corriere della Sera, Aftonbladet, Daily Finland, Deutsche Welle, Die Presse, Die Welt, DPA, BGNES, Dnesplus, Ekonomický deník, Well.pl, Euronews, European Interest, Handelszeitung, Il Messaggero, Il Post, Il Sole 24 Ore, La Nuova Sardegna, La Stampa, Lõunaeestlane, Luxembourg Times, Nordjyske, Notícias ao Minuto, RTL, Stern, The EU Reporter, The Sun, The Times, The Washington Post, Universul, ZDF and many others.
In light of the above, and as a professional courtesy before escalating this matter to our legal team, we hereby offer you the opportunity to settle these infringements out of court by deleting the publication at the following URL:
Sport et intelligence artificielle Comment l'IA m'a mis ippon
- Caldron Pool
- Australian Senator’s Sex Discrimination Biological Reality Amendment Dismissed as a ‘Stunt’
Australian Senator’s Sex Discrimination Biological Reality Amendment Dismissed as a ‘Stunt’
When it comes to defining biological sex, we already know the Albanese Government’s position is silence for the sake of appearing “tolerant.”
So, there’s no real surprise that pro-LGBTQ+ Senator Penny Wong would mislabel Liberal Senator Michaelia Cash’s biological reality bill a “stunt.”
Last month, when responding to questions from Cash about Labor rejecting her Restoring Common Sense and Recognising Biological Sex bill twice, Wong accused Cash of being divisive, stating, “The reality is you are never for equality when it comes to women.
“Do you know what you are for? You are for a stunt which is nothing more than division, and everybody can see that.
“This is not about delivering change that improves the lives of women and girls.”
The exchange was fierce. Cash challenged Wong, and the Labor Senator responded by repeatedly asserting what she described as a policy of respect, equity, equality and Albanese’s focus on domestic violence as proof the party is pro-women.
This was Cash’s second attempt to introduce and debate the common-sense amendment to the Australian Sex Discrimination Act.
The Labor-Green-controlled Senate rejected Cash’s first submission 21 yes, 30 no in July, and again on 15 September, 22 yes, 32 no.
If passed, the Liberal Senator’s bill would have:
1. Affirmed that “women and girls, and men and boys, are entitled to privacy, dignity and safety.”
2. Recognised “biological sex as a real and enduring characteristic.”
3. Recognised that biological sex is how men and boys, women and girls are identified.
4. Protected single-sex spaces in accord with “the principles of fairness and common sense.”
5. Restored clarity and certainty to the law by defining the meaning of biological sex.
Contrary to critics like Wong, Cash argued that the bill would not have violated or hindered current protections against discrimination.
Section 4C was the most important.
Under the senator’s amendment, the law would again recognise that a man is someone whose sex is male, and a woman is someone whose sex is female.
The law would also have acknowledged that “nothing after birth affects a person’s sex. Including, for example, any subsequent medical, surgical or hormonal intervention or any change to the person’s birth certificate or other identity document.”
After the biological reality bill was defeated the first time, Cash took to social media in protest, stating on X that Albanese had “betrayed Australian women and girls.”
“Labor and the Greens killed it before it could even be debated,” she said.
“Our bill would protect the rights of women and girls in single-sex spaces. For example, in toilets, change rooms, domestic violence shelters and sporting facilities.
“That isn’t radical. It isn’t controversial. It’s common sense.
“Instead of standing with Australian women and girls, Anthony Albanese chose political ideology over their privacy, dignity and safety.”
The July bill was reintroduced by Cash in September.
This followed the High Court’s refusal of special leave, ruling that Sall Grover could not appeal, after losing her free speech and female-only spaces battle in Tickle v Giggle.
Remarking on the September outcome and Wong’s “stunt” smear, Cash said on X, Wong and Albanese “have told Australian women what Labor thinks of us when we stand up for our biological rights.
“A woman is a woman. A man is a man.
“Acknowledging this biological reality in the law is not ‘a stunt.’ It’s common sense.”
Kudos, Senator Michaelia Cash.
“Take no part in the unfruitful works of darkness, but instead expose them.” (Ephesians 5:11)

- VP News
- NATO/Russia – Asfissia logistica: l’isolamento dell’asse verso la Polonia e il collasso dei dati
NATO/Russia – Asfissia logistica: l’isolamento dell’asse verso la Polonia e il collasso dei dati
Former SR-71 Engineer Talks NASA’s Blackbird Revival Program
When it comes to the future of Tail 844, the SR-71 Blackbird that mysteriously disappeared from NASA’s Armstrong Flight Research Center, few people have more insights than Tim Conners. When he worked at NASA in the 1990s, Conners was the lead propulsion engineer for the agency’s Blackbird program. He worked extensively on 844 and has an intimate knowledge of what made the iconic aircraft tick. Now, he brings an insider perspective on NASA’s secretive work to get the Blackbird back in the air and speculates on what it would take to do so, as well as the famed jet’s possible flight test role for the agency after 27 years of dormancy.
Late last month, we wrote about how satellite imagery taken over Armstrong showed that Tail 844 had been missing since at least May. The revelation was first made by Steve Trimble, Aviation Week‘s defense editor and friend of TWZ. It came after NASA Administrator Jared Isaacman cryptically teased plans for a new high- and fast-flying X-plane with a silhouette of an aircraft that immediately drew comparisons to the Blackbird. Trimble reported just this week that NASA had been talking to ex-SR-71 program personnel about coming back to work on the aircraft. This confluence of events has led to rampant speculation about whether NASA was planning to resurrect the Blackbird and for what purpose?
In an exclusive interview with TWZ, Conners, now technical director for advanced weapons systems at Tiberius Aerospace, gave us his take on NASA’s Blackbird revelations and insights into what NASA is working on and how far along they are in the process.
Some of the questions and answers have been slightly edited for clarity.

Q: Tell me about your background with the SR-71 program. How did it begin? How long did it last? And what did you do?
A: So that basically fell in my lap when I was an engineer at NASA’s Dryden [Flight Research Center] back in the early ’90s when NASA took delivery of three of the airframes when the Air Force was retiring the fleet. So NASA got two A models and a trainer. Obviously, tail number 844, which is NASA’s designation, is the one that’s getting all of the attention right now. But those came to Dryden in the early ’90s.
By luck of the draw, I was in the propulsion group. We were short-staffed for a number of reasons, and they needed an engineer on Blackbird. And I had been with NASA for about three or four years at that point, and I got tapped to prepare the NASA side of the mission for the upcoming research flights. So I had a few years to get familiar. That was a part-time job, by the way. I also owned the F-15 fleet at NASA as a propulsion engineer, and that was occupying a lot of my time, but it did give me an adequate amount of time to get familiar with the way that the airplane operated, at least from the propulsion standpoint. And then we began doing research missions in ’96. I left NASA in ’98, but I was able to support the program through two years of flight testing and all the years of preparation for those two years.
Q: Tell me more about your role with the Blackbirds.
A: I was lead propulsion engineer on the NASA side. So what NASA would do is they would assign disciplinary leads across from their industry and government counterparts. So Dryden’s disciplinary leads, their job was basically to make sure that any experimental packages were integrated safely with the airframe, and that we could execute the proposed test missions safely and successfully. I owned propulsion and I also owned performance. So if you recall the Lockheed Linear Aerospike rocket engine activity, that package weighed 20,000 to 25,000 pounds and was mounted externally on the back of the SR-71. That was a drag issue, obviously. So part of my role was to make sure that we could actually accelerate through the transonic drag rise with that package and get out to the target test conditions.

Q: There is a tremendous amount of interest in seeing the Blackbird fly again. The biggest question seems to be why? What kinds of experiments or research would an SR-71 provide that couldn’t be done more effectively with a modern aircraft, rocket or unmanned vehicle? Can you walk us through some of the reasons NASA would like to see it in the skies again?
A: Yeah, that’s a question that everybody’s been asking. Why? I’m speculating, although I do have a good feel for where this is going. So bear with me.
They probably are not going to do this for — or trying to do this — for aerodynamic reasons. You can do CFD [computational fluid dynamics]-based modeling in this speed regime all day long and very accurately in this day and age. It does not take a lot of time or money to do that. What you cannot do is an accurate representation of a new type of engine integrated into a high-speed airframe. You can do the conceptual modeling of it. Of course, it’s difficult to get the final installed answer, especially if it involves an engine that operates at long duration. That is where I think they’re going with this. I believe that they’re developing basically a high-speed engine test bed. That would make the most sense to me.
Q: That’s something you couldn’t do with a more modern aircraft or rocket or unmanned vehicle?
A: That’s a good question. But you know, probably two-thirds of that battle is just developing the airframe. It does depend on the size of the engine that you’re after.
Obviously, if this were a Williams engine or that size class, you could get by with probably a bespoke drone to do your testing. That wouldn’t be that expensive. If your goal is to test something that’s man-rated or very large, like a J58-size engine, what better way to do it than use an airframe that’s already proven to fly at that speed?

Q: Were you asked to join a team at NASA tasked with getting a jet back in the air? Who else was asked, and what kind of team were they building?
A: I did not receive an offer. There was a tongue-in-cheek text that I got earlier in the year that said, ‘Hey, Conners, how would you like to help get the Blackbirds flying again?’ And that was from somebody who was positioned with inside information. That is where I first heard of this. This was back in spring, but nobody formally reached out to me.
I believe that the only one that’s been tagged so far, as far as a retiree, was Mike Relja. Mike was a crew chief on the Blackbird, and that makes sense that they would potentially want to pull on him. But there was no formal offer, and I tell you what: If somebody approached me to work it, I don’t think I could turn them down.
Q: Do you know where the idea for this project came from and who is in charge?
A: I don’t have an answer. I’d love to know as well.
Q: What can you tell me about this effort? What are the latest developments in this project that you know of?
A: So what I’m hearing is that they’re looking at doing power-on testing fairly soon. That’s pretty big. So of course that’s not engine power on. That’s external power applied to the airframe, seeing which systems still live, which ones don’t, and then moving from there. So that would be an expected first step.
It’s an encouraging step. That means NASA would have gotten beyond cracking open all the bays, inspecting the interior, making sure that the thing at least passes visual inspection for airworthiness from that standpoint.
Q: Have they actually gotten any systems working?
A: No, they’ve done the visual inspection, actually, putting electrons on the airframe. [To get systems working] would be the next step, but it is forthcoming, from what I understand.

Q: What is the timeline?
A: That’s supposed to happen within the next couple weeks.
Q: Really? Where is this work taking place?
A: That I do not know for sure. Although I assume it’s happening at [NASA’s] Armstrong [Flight Research Center].
Q: So what is going to happen?
A: That’s a good question. Let me tell you about what I heard more recently, and then you can begin to connect the dots. JP-7. People ask about the fuel. I think it’s pretty well known that NASA had a huge amount of JP-7 stockpiled that they received from the Air Force back in the early ’90s. So much that it was in a dedicated tank, like one of the giant jet fuel tanks at Edwards Air Force Base. You know, the tanks up on the ridge.
From what I understand, that supply unfortunately was discarded about 20 years ago, and JP-7 is a unique fuel. Obviously, low volatility. When I poked at what might be the way forward there, it didn’t sound like that was a showstopper. I got the impression that there’s been dialogue underway with refineries for a replacement or a surrogate that would work. So I went from being deflated, hearing that the fuel was gone, to being encouraged that potentially there was a surrogate workaround.

But that led to the question regarding the engines themselves, so the feedback there was more discouraging in that it looks like the engines are indeed unserviceable. I don’t believe that is based on an actual attempt to run them. It is based on inspection. Probably no surprise. They’ve sat idle, you know, for 27 years. That is what led to questions going back and forth regarding how the airframe would be powered. And that’s what led into where, if you connect the dots, that’s where the airframe would be used as an engine test bed.
So different engines, they would have to be high-Mach bypass systems. We can speculate on which engine company might be developing those systems, but yeah, I don’t want to give it too much away because I don’t want us to lose the inside information that we got.
Q: Are they working on a completely different engine to power Blackbird?
A: I don’t know that for sure. I think if the J58s are not an option for powering the Blackbird, you either button it back up and walk away from it, or you go bring in engines that are already under development that we’re not privy to at this point in time. But there’s no other option. So what are we going to use? It’s not like we can slap in F100s or F110s. They’re not going to cut it.
Q: Obviously, restoring an aircraft sitting out in the elements for years into one able to withstand the rigors of Mach 3 flight is one hell of an undertaking. In your mind, what are the biggest hurdles to this endeavor?
A: Number one would be the engines for sure. Number two would be anything that’s made of elastomerics. Plastics, wiring. Covering connectors. All that stuff degrades and oxidizes with time. You can imagine what frayed wiring and broken wiring insulation – what kind of havoc that would create. What Blackbird has going for it is that all those casings and connectors were built for the rigor of sustained Mach 3.2 flight for an hour, an hour plus, so they are not going to deteriorate quickly. The question is: Have they deteriorated in 27 years? So, if the answer is not a significant amount, then we’ve probably addressed one of the biggest questions – other than the engines – regarding reviving the airplane.
Q: Do you think NASA is going to attempt to just fly Tail 844 largely in its original configuration, or will they deeply modify it or build something new based on it?
A: Completely unknown. They definitely have the ability to modify the airframe, right? They did it before in the ’90s to carry the Linear Aerospike package. That was a huge undertaking on the airframe itself. They did it successfully. Armstrong still has a pretty deep bench in that area, so if they wanted to take on modifying the titanium structure, I think they could do it.

But it’s a good question. Again, that would probably point to aerodynamic studies, and if it were me and my dollar as a taxpayer, I would lean on computational studies to get those answers. That’s what I tend to do in my day job is forego testing in lieu of computational when it involves external aero, but it’s when you do the integrated propulsion in this speed regime, that’s really when you need test data from the actual operating conditions.
Q: As opposed to digital modeling?
A: Yes. For instance, say the aerodynamic databases for Blackbird are gone, which they might be. I know there are simple aerodynamic models that still exist, but like a true high-fidelity model that would go into a piloted simulator, that could probably be regenerated fairly quickly. Probably on the order of months computationally in this day and age. So I think simulation capability could be stood up in fairly short order. That, of course, will be foundational for the pilot training task.
Q: We’ll talk more about pilot training later, but first I want to ask about modernization. If NASA were to inject modernized features into the SR-71, what would you like to see? And what makes the most sense in terms of material science, avionics, propulsion and so on?
A: I’m not a materials expert. I think it would be really interesting to see how the airframe could be optimized using adaptive flight control capabilities. So, if the flight control system could be digitized, I think that would lead to some very interesting in-flight experiments. I doubt that that would be. I could be wrong, but if the goal is to get the airframe back up as a propulsion test bed, you don’t need to cut out the hydromechanical flight control system and replace it with a digital one.

That all said, what I would like to see is what we talked about a few minutes ago, and that’s basically modern high-speed engine technology. So what could be done? The J58s were low operating pressure ratio systems. What could be done with a modern, digitally controlled, multistream, high-Mach engine, I think, would be truly trailblazing.
One of the reasons why there’s interest in this speed regime, it was neglected for a number of years. The focus was on hypersonics. If you proposed anything going back, say, 15 years in the Mach 3.5 speed regime, it was ignored. The glitz and glamor was on hypersonics. Hypersonics is great tactically for certain scenarios, but the weaknesses of hypersonics are now becoming apparent.
And as far as countermeasures, hypersonics still has a place. Don’t get me wrong, but every system cannot be hypersonic from an affordability standpoint. So, now you’ve seen it over the last, say, five years. A lot of systems are coming back on the scene that operate in the Mach 2 to Mach 4 regime, and there’s a reason they’re all fitting in there, right? You stay below the speed limit that requires more exotic metallics. You stay in the titanium regime. You can fly, of course, up to [Mach] 3.5 with brief excursions up to about [Mach] 4, so that is tactically relevant against a lot of military targets and defensive systems. So here it is. You know we now have a potential flying test bed that can carry engines in the J58 size class.
Q: How much could a project like this cost, and is it really economically feasible? How long do you think it could take?
A: I’ve been thinking that over, and I think it depends on who does it. I don’t want to disparage my former government brethren. I had great respect for the folks at NASA when I worked with them, but one of the reasons why I left the agency is because it was becoming so risk-averse. That was adding bloat to everything. And what we used to do quickly, we no longer could do quickly or cheaply at what was Dryden Flight Research Center, so that is what concerns me.
If NASA could operate with the agility that it had, if Dryden/Armstrong could operate with the agility it had 30 years ago, they could do this work in probably a few years. I would say again, it would depend on what exactly they need to do to the airframe. If it’s to resurrect the airframe and bolt in new engines using existing interface hardpoints, that would go much, much more quickly than doing extensive airframe modifications.
Q: Given that 844 has been sitting idle since 1999, what would be the very first thing you would want to inspect or test before even considering putting it back in the air?
A: Exactly what I’m hearing the rumor is that they’re doing this. What is the condition of all the components in the airplane that are flowing electrons? Because if the entire airframe is shorted out, you know how it is.
If you have a car where you’ve hooked up the battery cables backwards – I had a car once where somebody jumped in and did that. It ruined the car because I was chasing shorts constantly, constantly breaking down in the months that followed because the wiring was compromised, melted, bubbled all over the vehicle. And then it would get wet. You get shorts. That, I believe, is what one of the objectives of power-on testing is. To make sure continuity still exists, reliable continuity throughout the airframe. So that’s exactly the first step.
I would say the second would be hydraulics. That vehicle is hydromechanical. So what is the state of the actuators and whatnot?
Q: And you said that work is taking place now?
A: It’s certainly being inspected. That was one of the reasons why they pulled it off of the display pad at Armstrong. But that work has been going on for a couple of months, and it certainly seems that there was at least reason to be encouraged and to go forward with this next step. Otherwise, they would have just towed it back to the parking spot.

Q: And the next step is testing the systems?
A: That is correct.
Q: We touched on this a little before, but how realistic is it to get an SR-71’s J58 engines operational again after nearly three decades of inactivity? What would worry you most about those engines? How many are left?
A: Well, that’s a good point. As far as [engines] that are readily available, there are several that are at the [Air Force Flight Test (AFFT) Museum at Edwards AFB]. I believe they’ve been stored outside. But if you consider all the museums around the world with Blackbirds on display, almost all of them have installed J58s, and there’s usually one sitting alongside the airframe on display, so there are plenty of engines. Whether or not they’re serviceable, that of course is the question.
But probably the biggest problem with an engine – well, there are several with a gas turbine that sits unmoved for decades – it’s going to be that you’re going to flatten the bearings. Probably not visible to the eye, but rotating turbo machinery doesn’t like flats on the bearings. So for obvious vibration reasons, you got that. And you’ve got the seals. Seals are going to crack. Trapped fuel is going to turn to gunk and clog up lines. That engine was all hydromechanical, of course, or no digital controls on that because of the heat involved. So fuel hydraulics played a big role in that engine.
There is likely a lot of goo in those lines. I believe that’s why they’ve essentially been written off as unserviceable. I was discouraged because one of the questions I asked that I didn’t get an answer to was: Did anybody try to run the engines or pull them apart? But I don’t even know if the instructions exist to unstack a J58 at this point. I’m sure it could be figured out with the right people, but you know how it is. Pulling something apart is a lot easier than putting it back together.
Q: So there’s no manual for that anymore?
A: I don’t know if there’s a manual specific to that. Like I told Steve [Trimble] at Aviation Week, there certainly are operating manuals. You’ve probably seen the pilot’s manual for the SR-71A. It’s a beauty. There are a lot of copies online. You can get PDFs of those. They are very well-written, huge manuals. I know prints exist for the airplane. Those were in the keeping of the Edwards Museum. I believe those have been handed back over to NASA. So, it’s not like there’s a complete dearth of information.

When I was at NASA, I was the person who received everything that Pratt & Whitney had left on the J58s when the Air Force decommissioned the program, and that information was in two or three smallish boxes and consisted of hard copy code printout or printout of numerical data, along with some magnetic reels of code. It was not much. And I was told at the time the only reason I received that information was somebody missed it when the Air Force gave the destruct notice. It was under somebody’s desk, so it was not much in the way of knowledge transfer, unfortunately.
Q: What did you do with all that?
A: I left it behind in 1998 when I left NASA.
Q: What happened to it?
A: I have no idea. Hopefully, somebody scanned it. But again, that was J58 info, right? So if they’re going with a new engine, they’ll have the full digital models for those new systems. And I do believe that recreating the aerodynamic database, including inlet performance, that kind of data can all be regenerated fairly quickly with computational tools.
Q: We touched on this a little bit before, but how difficult would it be to reproduce the JP-7 fuel that powered the Blackbird? It would need designated tankers too, correct?
A: So that was one of the questions I asked is whether or not that formulation exists still. The answer I got back was that essentially a refinery should be able to recreate a suitable surrogate. If you think about it, JP-7 was unique in that it had a very low volatility characteristic.
What I’ve learned about Jet A from some of the ramjet work that I’ve been doing is that it has a ridiculously low volatility too, of course, by design. So I don’t know that JP-7 is that far apart from the chemical characteristics of a Jet A-class fuel, JP-8-type fuel. JP-8 was a significant change from JP-4, so the Air Force was using JP-4 in their fleet, and then moved to JP-8 to be consistent in the ’90s with the Navy with their formulations. That’s a lower volatility fuel, and at NASA we had to recharacterize the flight performance of all of our jets with JP-8, but it worked fine.
We were concerned about operability – that we were going to have flameouts and engine relight and flight relay problems. Those did not materialize, so I don’t want to oversimplify it, but I am thinking that you might be able to take an existing Jet A and with the right additives knock down the volatility to a level that’s safe for flying in the Blackbird.

Q: What would need to happen to have aerial refueling jets be able to handle fuel for the Blackbird?
A: There were dedicated JP-7 tankers for the Blackbird. I don’t know if they can take an existing system and flush it. It would depend on the formulation, right? JP-7 was notorious for its unseemly characteristics. It was toxic.
I had a shirt that got dripped on when I was standing under the wing of the Blackbird once, and I had to throw it out. I could not get the stink out of that shirt from the JP-7. It was a weird fuel. So if you can get one that’s more aligned with the fuels used in the service, then I don’t believe that’s going to be a showstopper as far as tanker support, but you do know tanker support is going to be required for that airplane.
Q: You said the JP-7 fuel stank. What did it smell like?
A: I just remember it turning my stomach. Like I kept smelling something as the day went on, and I reached over and saw a stain on my shoulder. I don’t recall what happened the rest of the day, but I just remember being repulsed by the odor and then not being able to get it out when I washed the shirt.
Q: Beyond the fuel, the SR-71 depended on a huge ecosystem of specialized equipment, fluids, personnel and procedures. Which parts of that infrastructure would be hardest to recreate today?
A: That was something that Mike Relja pointed out when he talked to Steve Trimble. That’s a good one. You probably heard that the J58s were started with a start cart that was basically a bank of Buick 12-cylinder engines, all next to each other. It’s a beautiful-sounding system, but very unique. But what is starting, you know, other than you’re either doing a power takeoff via shaft, or you’re using compressed air. It depends on what the engine demands. So I think the start cart development would be fairly straightforward.
But there is a lot of specialized equipment, like Mike pointed out, the wings when they’re split up, they are held in place by a specific scaffolding. The way the engines were craned out of the wing required special equipment. Pulling the inlet spike off that required a special cradle. Those are not insurmountable, but you don’t want to wait till the last minute to realize you need unique equipment. So it’s all got to be taken into consideration.

Q: Could existing SR-71s in museums realistically be used as sources of spare parts for 844, or would cannibalizing those aircraft create more problems than it solves? Were those airframes left structurally intact?
A: I believe that was the agreement with the Blackbirds. If a museum were to put one on display, there was a certain expectation regarding care and maintenance. Not so much maintenance, but care and preservation. If you think about it, many of them are under [a] roof in climate-controlled facilities. I know several of them that are preserved like that, including one here in Tucson. That, of course, is the best place for preserving anything with elastomerics and plastic. So I think it’s encouraging that so many of them have been so well cared for. Again, it’s going to come down to which components, regardless of whether or not they’re indoor or outdoor, which components are going to fail first, and I believe that’s the exercise NASA is looking at.
Then you’ve got to start beating down, chasing supply chain sources for some of this, and you know the nightmare that’s out there with supply chain and aerospace. So it’s not going to be an easy task. I don’t want to act like it is. I don’t think it’s insurmountable though.
Q: So these aircraft can be used as sources of spare parts?
A: Sure, absolutely.
Q: Is anyone with a Blackbird already contributing parts?
A: I know that the Edwards Air Museum is contributing what they can as far as spares and prints. I don’t know who else, although I believe the second NASA SR-71A went to the Evergreen Aviation & Space Museum in Oregon. I would expect them to be in the loop.
(TWZ reached out to the Evergreen to find out what, if anything, it is contributing to this effort.)

Q: How difficult will it be for modern test pilots to fly Tail 844, or whatever aircraft is created from this project? What would actually be the hardest part of training a pilot to fly the aircraft today? Do you think they will convert it into an unmanned configuration?
A: Well, that would be a difficult airplane to convert to unmanned, unless it went with a digital backbone, and like I said, I think that would be an enormous undertaking. It’s not unheard of. NASA, along with McDonnell Douglas, converted a couple of F-15s to all-digital backbones before the F-15E program began. It can be done. It’s just expensive. It’s not easy.
But the piloting task starts with a good simulator, right? The piloting task is absolutely a big deal. I saw it firsthand at Dryden. That said, it took a couple years, probably two. I would say that’s about right for the Dryden pilots, who are pretty good at what they do, to learn to fly the Blackbird safely, and that was with the use of the two-seat trainer, which we’re not going to have this time.
So I think the key to this happening is getting a digital sim together very quickly, and it wouldn’t surprise me if NASA has begun this process already. Getting that together, plus getting the former pilots who are still with us in the seat to make sure that it aligns with what they recall as far as the unique features of the airplane.
I have 100 hours of stick time on the Air Force Blackbird simulator. I’m not a pilot, but I used to pre-fly the maneuvers for the pilots and NASA on the high-drag missions, so I’m familiar with the way the airplane flies up and away, and it is a bear to fly. It is not easy. So training is not insurmountable. Like I said, it takes a good, high-fidelity sim. NASA is expert at building those kinds of simulators, modular simulators quickly. In this day and age, we should be able to put a high-fidelity sim together fairly quickly for training.
If you recall, the cockpit is an analog nightmare on a Blackbird. Breakers everywhere. Dials everywhere. I doubt that somebody suggested that we go with an all-digital cockpit. That would be so much work to do. But if we go for it with just a pure analog cockpit that we used previously, that’s going to require a lot of familiarity. I do believe that the training systems might still exist for that. It would just be for that airplane. It would just be getting them all cobbled back together.
Q: What made the Blackbird so difficult to fly?
A: It’s a low-G airframe, so you got to baby it. It’s easy to get an angle of attack out of range. And then with those chined surfaces, it’s easy to get a pitch-up with the airplane. That’s how I always managed to wreck it in the sim. I would let alpha get away from me.
Q: Do you know if any of the pilots have been recalled for this effort to get this thing flying again?
A: No, I don’t know.
Q: It has been close to 70 years since the A-12 Oxcart first flew. There had to have been other high-speed aircraft that at least came and went in the classified test environment. Considering all the work in hypersonics today, it isn’t hard to believe new platforms exist. Why would the SR-71 still have relevance here, and why not use one of those aircraft instead, if they exist? If they do, is it because the SR-71 is declassified?
A: Yeah, that could very well be what we’re looking at here. I’ve had friends ask that question this week. We were talking about the SR-72. Where is that at? I don’t know. I know people who went to work on it years ago. I’ve never heard anything since. So it could be that that’s so deep black that there’s no way that platform could be used as a test asset. So I think it’s precisely what you said. The Blackbird’s no longer classified, and that it’s possible that the engines that might be used in Blackbird wouldn’t be classified either.

Q: Would any of those engines be applicable for this SR-71 reboot?
A: Certainly.
Q: Do you know if they exist anywhere?
A: No. But from what was leaked or hinted at regarding the size of the vehicle, it would seem that whatever was the power plant for that aircraft, it would be about the right size.
Q: What do you think generally about the renaissance of sorts in high-speed aerospace capabilities in recent years?
A: I worked on HAWC [Hypersonic Airbreathing Weapon Concept] at Raytheon, which became HACM [Hypersonic Attack Cruise Missile]. One of the systems that I helped design was the inlet isolator used on HACM, which is not operational yet, but it will be. But it’s an air breather by Raytheon. That gave me a lot of exposure to the level of exquisite technology that’s required to field a system like that.
It is expensive. It’s difficult. Supply chain is a challenge. There’s a reason why they cost what they do per unit. So you see the push to develop lower-cost hypersonic systems like Castelion’s Blackbeard [lower-cost hypersonic missile]. It’s not an air breather. So I think it’s an easier problem than what we dealt with at Raytheon with an air breather. But nevertheless, it’s impressive that they’ve gotten a price point down to what they’ve gotten, so you see that happening in hypersonics.
You’re kind of stuck in the same block of speed, but the price is dropping. And then meanwhile, you’ve got this massive group of munitions that are setting up camp in a Mach 2 to Mach 4 speed regime for reasons I mentioned. Those are running much cheaper per shot and per effect, which is why that’s happening. So that you give up something on survivability by pulling down into that speed range, but the price point allows you to volley at such a level that you overwhelm the defensive systems.

Q: If an SR-71 took to the skies again, would it not be one of the highest-profile aviation moments in a generation? It would certainly capture the imagination of many young and old. What do you think about the social aspect of all this?
A: I have yet to find anybody who isn’t excited by the prospect. Certainly, everybody within aviation thinks it’s cool. Some of my family who don’t know much about airplanes – they all think it’s cool. Everybody thinks it’s just super. That said, everybody also wonders why we’re doing it. But what’s funny is everybody still says, ‘Let’s do it anyway because it’s such an iconic airplane, beautiful airplane, an inspiration.’ Hopefully, there would be a good reason to spend the money. But I think even if it’s a bad reason, everybody wants it to take to the skies again.
Q: If you were a betting man, Tim, what would you say are the odds of this thing flying again?
A: I would give it a 25% chance.
Contact the author: howard@twz.com
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Fatuous False Flags
By Craig Murray | October 2, 2026
Rather than abandoning the plainly nuts Fairford narrative, Burnham and his government are doubling down on the claim it is an Iranian terror plot.
It remains quite possible the men were indeed fuel thieves, simply stealing fuel from farms. They appear to have been equipped for fuel theft and all they were carrying was petrol. It is worth a footnote that there is a very real history of US military personnel, and indeed British personnel, selling military fuel from bases. Stolen red diesel meant for HMS Bulwark fuelled fairground rides throughout England, which I think is rather lovely. But if the Fairford Five were fuel thieves, farms are more probable as the target.
We should pause here to acknowledge that USAF Fairford is falsely designated RAF Fairford, itself a propaganda lie, just like “RAF Lakenheath” or “RAF Mildenhall”. The UK is full of US military bases, on which US law applies. (My birth certificate gives my father’s occupation as “Clerk USAF”. He was employed at Mildenhall at the time).
It is a classic example of state propaganda that the petrol discovered in the Fairford vans was described by counter terror police as a potential accelerant for a bomb.
Well yes, petrol is that. It has however, rather more obvious uses too. The same technique was used at the height of the War on Terror propaganda in the Great Easter Bomb Plot, that never was. Police rounded up and arrested many young Muslims across the Manchester region, which was front-page news. They were all later released without charge.
But at the time of arrest the police announced they had found a potential bomb-making ingredient in a kitchen.
Well, they had. It was a bag of sugar. Sugar is indeed a potential bomb-making ingredient. Yet most of us have a bag in the kitchen. At least it did not take the police ten days to find the bag of sugar in the kitchen, unlike when they searched Charlie Rowley’s flat for a vial of novichok, and it took them ten days to “find” a bottle of perfume sitting on the kitchen counter.
For Fairford, on balance I think a false flag gone wrong is a little more likely than just fuel thieves. We know the men had no bombs and no guns, which makes the terrorist narrative rather hard for the government to sustain. But if they were patsies set up in a false flag, there would be plenty of things already on the base that go bang which could have been used to create the “terrorist incident” around them.
Two key points make me think this was a false flag. Firstly the lady farmer who called 999 was adamant there were more men that the five arrested and bailed. The others would have been the spycops – agents provocateurs – who would have been quietly spirited away from the scene. That also fits with the released information that it was one of the men who phoned in a warning about the “attack”.
It looks to me like a false flag spectacular had been planned, with US involvement as claimed by Trump and possibly Israeli knowledge as claimed by Netanyahu. This operation by the security services was viewed as over the pay grade of local police (who might be inconveniently honest) who were not in the picture. It all went horribly wrong for the government when an alert local farmer called the local police, and when a participant also called it in. That could have been one of the recruited “terrorists” who got cold feet, or one of the agents panicked they had lost contact with their line of command.
The use of recruited patsies to carry out false flags is now better understood. I have been writing about it since before the Newburgh bomb plot which was a particularly egregious example. In the United States there has been more awareness of and reaction to agent provocateur incited plots than in the UK.
For anyone sceptical, here is a summary of Newburgh:
In May 2009 the FBI arrested four poor men from Newburgh, New York, and announced it had foiled a plot to bomb two synagogues in the Bronx and shoot down military planes at Stewart Air National Guard base. The plot, the targets, the inert bombs and the disabled Stinger missile were all supplied by the Bureau. The recruiter was Shahed Hussain, a Pakistani fraudster who had become an informant to avoid deportation after a driving-licence scam. Paid nearly $100,000, he spent more than a year fishing at a Newburgh mosque, posing as a wealthy Jaish-e-Mohammed agent, before latching onto James Cromitie, a Walmart stocker and petty drug dealer.
Hussain offered heavenly reward and as much as $250,000. Cromitie brought in three others: Onta Williams, David Williams and Laguerre Payen. Hussain drove them across a state line to inspect the fake weapons, which federalised the charges and carried a 25-year minimum. They were convicted in 2010.
The sentencing judge, Colleen McMahon, said she believed beyond a shadow of a doubt that there would have been no crime except that the government instigated it, planned it and brought it to fruition. In 2023 she ordered the release of three of them, calling it an FBI-orchestrated conspiracy and writing that the real lead conspirator was the United States. She freed Cromitie in 2024 on the same basis, describing him as a small-time grifter with no history of violence and Hussain as a villain who had lured him with promises of both heavenly and earthly rewards.
The Golders Green ambulances arson was a classic of this false flag genre. Four young Muslims were recruited, in this case online rather than in person, by someone they never saw who was almost certainly a Mossad agent. They were offered money to attack the ambulances, which they did. The attack is then blamed on Iran through a claim on a Telegram channel on behalf of an “Iranian organisation”, Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia, which is a Mossad fabrication.
HAYI first became known to the world through simultaneous press releases on 16 March by five Israeli government outlets in Israel, US and UK (including BICOM) and an article by the Israeli front “Foundation for Defending Democracy”. The FDD’s Nick Stewart travels with Kushner and Witkoff as part of the US negotiating team on the Middle East.
There are numerous reasons for doubting the real existence of HAYI. None of its material is in Farsi. All of its “attacks” have been minor arson attacks on pointless targets that hurt nobody. The grammar, calligraphy and imagery of its materials are all wrong.
The UK state itself has now debunked some of the Mossad HAYI narrative. On 29 April, when Essa Suleiman stabbed three men, the entire media blocked out the first Muslim victim and claimed an antisemitic terrorist attack on the two in Golders Green. The HAYI Mossad run “Iranian” Telegram channel immediately put out a statement claiming responsibility for the attack. But yesterday police and prosecution were forced to drop the claim it was a terrorist attack at all. The stabbing of the Muslim is charged as attempted murder, though still ignored by the media. So “HAYI” claimed responsibility for a non-existent terrorist incident.
A false flag can be, but is not necessarily, the state planting a bomb and then blaming someone else. It can be more complex – the state recruiting people to plant bombs. Those people may believe they are genuinely part of an ideological campaign, or may just be doing it for money.
The opaque Starmer rent-boy arson plot, in which Ukrainian male models burnt property associated with Keir Starmer, remains unclear, largely because any discussion of what lay behind the attacks was banned by the judge in the trial. But the media, with government encouragement, continually relays the story that the arsonists were recruited online by a man known as “El Money”. An interesting twist here is that the media constantly refer to him as Russian-speaking. But the evidence in court is that he spoke both Russian and Ukrainian.
Almost all adult Ukrainians can speak Russian. The number of Russians who speak Ukrainian is very small. Yet El Money is now routinely portrayed as Russian.
Which brings us to the whole question of Russian “hybrid attacks”, where we are asked to believe the narrative of the security services of states whose leaders are openly promoting war with Russia, about desultory and mysterious attacks. The rather sorry Leipzig drone is a good example. We have a more recent claim of Russian arson from Estonia, a state which has instituted massive discrimination against the 29% of its population who speak Russian.
Not only has Estonia closed Russian schools, libraries, theatres, churches, cinemas and university courses, it even refuses passports to people born and bred in Estonia, whose parents were born and bred in Estonia, if they cannot speak Estonian. That is totally contrary to numerous UN, Council of Europe and OSCE instruments on protection of minority linguistic rights.
It is one thing to insist on language qualification for citizenship for new immigrants. Many countries do. It is quite another thing to deny citizenship to a native linguistic minority. Estonia was part of Russia from 1721 to 1919 and of the Soviet Union from 1941 to 1991. It has Russian speakers.
So I decline to believe the Estonian government on Russian “hybrid attacks”.
Which brings us to the amazing “FlyDubai” hijacking and the heroic plumber who knew how to rescue a plane from a death dive because he watched Air Crash Investigation.
There are real problems with this narrative. One is that the plane is said to have dived approximately 15,000 feet in about 30 seconds. This is said to be confirmed by independent flight trackers.
The force was so enormous that the rudder ripped off the plane.
Picture a dive of 500 feet – that is more than a 40 storey building – per second. Picture that. 500 feet in a second. Imagine yourself falling that fast. The forces would be enormous inside the cabin. Anybody not strapped in would be lifted right out of their seats and probably hit the ceiling. Many would be injured. Any unfastened object, including major ones like food trollies, would be hurled about with great force. Baggage lockers would come unlocked as the weight of the bags inside was hurled up. Remember this dive ripped the rudder off. It would be impossible for anyone not strapped into their chair to keep their footing or seat.
Chilling footage of the Flydubai FZ1073 commercial plane making a rapid descent during the on-board struggle between the hijacking pilot and co-pilot/passengers. pic.twitter.com/PsSSPwhThr
— Status-6 (@Archer83Able) September 30, 2026
We have a great many videos from on board the plane but nothing like this is shown. No video shows this kind of extreme situation, and the cabin at the end of the flight is remarkably undisturbed.
Before #FZ1073 changed its squawk to 7700, we observed extreme fluctuations in the transmitted altitude data, with calculated vertical speeds ranging from approximately -30,000 to +10,000 ft/min.
For context, vertical speeds during normal operations rarely exceed ±4,000 ft/min.… pic.twitter.com/Zgyn0iQ33a
— Flightradar24 (@flightradar24) September 30, 2026
There is also a problem with that flight-tracking data. As pointed out by this commercial pilot on CNN, a plane can’t easily slow down in mid-air. He is disbelieving of how quickly the flight trackers show the plane returning to normal speed. He is also deeply sceptical of the ability to control the plane after the rudder came off due to loss of hydraulic fluid, and of the chances of the airframe staying together. Now compare that to the lack of cabin tumult.
I have seen it argued that if you entered the dive very gently and carefully without sudden change of pitch, and exited it similarly smoothly, then you would avoid extreme G-forces and the cabin might be relatively undisturbed. Even if so, it is hard to imagine the kind of smooth transition into the dive in the circumstances we are told were occurring in the cockpit, with the co-pilot deliberately putting the plane in a death dive while fighting with the pilot.
![]()
The smooth transition out of the dive in the official story was achieved by a plumber who knew what to do from watching Air Crash Investigation. I don’t think I need to comment on that.
We will never find out the truth about FlyDubai. The plane diverted to Saudi Arabia. The copilot who is being painted as an Islamic extremist will be isolated there and tortured by the Saudis. Netanyahu has already said Israel will join the interrogation. Do not believe any confession or evidence from the co-pilot.
The plane was a Boeing, so the USA will join the initial investigation alongside UAE, Saudi Arabia and Israel. A more potent coalition of Zionist evil does not exist. We will certainly have faked flight data recorder and cockpit voice recorder evidence coming from that shower.
I do feel something has snapped in people’s willingness to believe official narratives. The Skripal narrative was even more crazy than any of these, but most people still trusted government. Thankfully that faith has been seriously shaken.

🔴Prezzo alla pompa ultimo anello | LEVANTE LIVE
Il prezzo alla pompa è l’ultimo anello di una catena che l’Italia non governa più: greggio dal Golfo in guerra, gasolio da raffinerie passate in mani straniere o dall’India, prezzo fissato da una quotazione privata. E oggi Washington chiede all’Europa di svuotare le scorte di diesel, minacciando di bloccare le proprie esportazioni.
A Levante, venerdì 2 ottobre, Margherita Furlan, fondatrice di Casa del Sole TV, e Vincenzo Maddaloni, giornalista e già corrispondente da Mosca e Varsavia, partono dal distributore per allargare lo sguardo al mondo multipolare. Conduce Jeff Hoffman.
Affrontiamo insieme:
L’ultimatum americano sul gasolio e perché colpisce soprattutto Germania e Francia
Raffinerie: dalla ventina di impianti degli anni Novanta alle dieci di oggi, metà della capacità in mani estere
Il Platts CIF Med, cioè chi fa davvero il prezzo, e le accise mobili dal 6 ottobre
BRICS, unanimità a geometrie variabili: pagamenti, cavi, calcolo, minerali dopo il vertice di Nuova Delhi
Il Valdai di Putin e il cuneo fra America ed Europa
I 100 miliardi di Draghi per l’intelligenza artificiale: a chi andranno i calcolatori?
Il ddl sull’antisemitismo e la frattura nel Pd
GLI ARTICOLI DI CUI PARLIAMO
Margherita Furlan, «BRICS, unanimità a geometrie variabili», La Fionda, 15 settembre 2026
Margherita Furlan, «Raffinerie, l’Italia decida di essere un Paese», La Fionda, 19 settembre 2026
I LIBRI DEGLI OSPITI
Vincenzo Maddaloni, «Voglia di rivoluzione. Storia e storie di un desiderio inappagato», Nexus Edizioni, 2024
Vincenzo Maddaloni con Modini, «L’atomica degli ayatollah», Nutrimenti, 2006
Margherita Furlan, «BRICS Scacco Matto» (italiano, inglese, russo),2025
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- Ronaldo: “Sentiu-se traído”: amigo de Ronaldo revela promessa de Jorge Jesus antes da saída da seleção
Ronaldo: “Sentiu-se traído”: amigo de Ronaldo revela promessa de Jorge Jesus antes da saída da seleção

Edu Aguirre, jornalista espanhol e amigo próximo de Cristiano Ronaldo, conta que o selecionador nacional pediu desculpa ao avançado em privado e prometeu repetir o gesto publicamente. Horas depois, Jorge Jesus assumiu perante os jornalistas que é ele quem decide a utilização dos jogadores, e o futebolista sentiu-se traído.
Cristiano Ronaldo terá ficado revoltado com Jorge Jesus depois de uma promessa que, segundo Edu Aguirre, o selecionador lhe fez numa conversa privada.
De acordo com Aguirre, a conversa aconteceu na noite de terça-feira (29), numa reunião que juntou ainda Pedro Proença, presidente da Federação Portuguesa de Futebol (FPF). O treinador terá admitido que não tinha gerido bem a situação e assegurado que faria um pedido de desculpa também diante dos jornalistas.
A versão apresentada por Aguirre é que, no dia seguinte, o discurso público do selecionador acabou por ser diferente do que tinha transmitido ao avançado. Essa mudança terá sido entendida por Ronaldo como uma quebra da palavra dada.
A saída do estágio
As declarações de Aguirre surgem depois de Ronaldo ter abandonado o estágio da seleção, em Copenhaga. O avançado não participou no treino e deixou a concentração após uma conversa com Pedro Proença, seguindo depois para Madrid.
A decisão foi anunciada pelo próprio nas redes sociais. “Após a conferência de imprensa do selecionador nacional, e no seguimento de uma conversa com o presidente da FPF, tomei a decisão de deixar o estágio da seleção nacional”, escreveu.
O capitão português não revelou, por enquanto, todos os motivos que estiveram na origem da saída, mas deixou uma promessa: “A seu tempo, direi a verdade a todos os portugueses sobre as razões que motivaram a minha saída da equipa nacional, à qual sempre me dediquei.”
A FPF confirmou entretanto a saída do jogador da concentração, numa altura em que Portugal se prepara para os próximos compromissos internacionais.
JN/MS
Contestation étudiante : la dangereuse stratégie de la répression
Par Eric V.
600 interpellations avant midi, 564 établissements perturbés, 40 proviseurs blessés. Un proviseur aspergé d'essence à La Ciotat, un commandant de police hospitalisé à Belfort. Et un gouvernement qui, en 24 heures, a donné deux explications incompatibles du même mouvement. Devaquet, le CIP, le CPE : 3 gouvernements ont déjà dangereusement joué cette partie, et l'ont perdue.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.fr600 interpellations avant midi. 564 établissements perturbés depuis ce matin. 40 proviseurs blessés, 65 personnels de l'Éducation nationale au total, chiffres du ministre ce matin. Hier, 1 207 établissements perturbés ou bloqués et 1 949 interpellations. Environ 400 lycées sur 3 700 sont fermés aujourd'hui.
Disons-le avant le reste, parce que cela ne se négocie pas. À La Ciotat, le proviseur du lycée de la Méditerranée a été aspergé d'essence et roué de coups. À Belfort, un commandant de police a été frappé au sol puis hospitalisé, et un suspect interpellé portait de l'acide chlorhydrique. Ceux-là ne portent aucune revendication. Un État qui ne protégerait ni les bâtiments ni les personnels manquerait à la seule mission que personne ne lui dispute.
Dans l'autre sens, 3 enquêtes de l'IGPN sont ouvertes depuis jeudi et un lycéen a été hospitalisé à Tours, la tête ouverte. La symétrie n'est pas morale, elle est factuelle : il y a de la violence des deux côtés du cordon, et c'est la marque des situations qu'on laisse durer.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frDeux explications pour un seul mouvement
Jeudi, l'entourage du Premier ministre fait savoir que les services de renseignement voient dans la mobilisation une manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l'ultragauche. Vendredi matin, le ministre de l'Éducation explique que le mouvement a « changé de nature » et qu'il est « pris en otage par des groupes violents ».
Ces deux phrases ne disent pas la même chose. La première dit : ce mouvement n'existe pas, il est fabriqué. La seconde dit : ce mouvement existe, et on le lui vole. Un gouvernement peut se tromper ; il ne peut pas tenir les deux récits en 24 heures et prétendre savoir à quoi il a affaire.
Ce sont les chefs d'établissement qui tranchent : les auteurs des violences ne sont pas leurs élèves. C'est exactement la distinction que Matignon refusait la veille, en mettant dans le même sac celui qui réclame un professeur de français et celui qui asperge un proviseur d'essence.
L'article 54, retiré en 24 heures
Le 1er octobre, l'article 54 du projet de loi de finances instaure des droits d'inscription pour les étudiants non boursiers : 178 euros en BTS, 270 euros en classe préparatoire. Le même jour, des lycées brûlent. Le soir, le ministre de l'Éducation annonce que le gouvernement renonce.
24 heures entre le dépôt et le retrait. On peut y voir de l'écoute. J'y vois une mesure qui n'avait jamais été arbitrée : elle vient d'un autre bout de Paris, elle tombe sur un ministère qui ne l'a pas demandée, elle met une allumette dans une salle déjà chaude. Pas de l'écoute : un rattrapage.
Et pendant que la rue de Grenelle ramasse, Matignon durcit : consigne de fermeté pénale transmise aux procureurs généraux, rassemblements interdits aux abords des lycées fermés, conférence de presse tenue place Beauvau. Un gouvernement qui traite une crise scolaire depuis l'Intérieur et le bureau du directeur de Cabinet à Matignon a déjà dit ce qu'il pensait du dossier.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibre1986, 1994, 2006
Novembre 1986. Le projet Devaquet soulève 500 000 personnes le 27 novembre. Le gouvernement tient. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, Malik Oussekine meurt sous les coups de voltigeurs. Le ministre démissionne le 6, Jacques Chirac retire le texte le 8. Chirac est Premier ministre et candidat. Il perd en 1988.
Mars 1994. Le contrat d'insertion professionnelle — le SMIC jeunes — met la jeunesse dans la rue 5 semaines durant. Édouard Balladur retire le dispositif le 30 mars. Il est Premier ministre et favori des sondages. Il perd en 1995.
Mars 2006. Le contrat première embauche est promulgué le 31 mars et remplacé le 10 avril. Dominique de Villepin est Premier ministre, et le recours annoncé de son camp. Il ne sera jamais candidat.
Dans les 3 cas, le pouvoir a cédé sur la mesure. Dans les 3 cas, il est tombé quand même. Ce qui l'a emporté n'était pas le texte : c'était le temps passé entre le premier cortège et le retrait, et ce qu'il avait fait de ce temps. Tenir. Accuser. Charger. Ce n'est jamais la mesure qui emporte un gouvernement, c'est le délai qu'il met à la retirer.
Les 3 ont un autre point commun, et nous y sommes. Le SNES-FSU appelle à la grève le mardi 6 octobre, aux côtés des lycéens. C'est l'instant où des adultes rejoignent, et où un mouvement scolaire devient un mouvement social.
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Pourquoi recommencer une partie perdue 3 fois ? Pas par bêtise — la bêtise explique mal ce qui se répète. Par contrainte.
Pendant 40 ans, l'État français a éteint ses incendies sociaux en payant : une dotation à la filière mécontente, une dérogation à la profession bloquée, un dispositif à la génération en colère. Le 1er octobre, ce même État a déposé un budget qui demande 5,5 milliards aux retraités pour ramener le déficit de la sécurité sociale à 12,7 milliards, et il n'est pas certain de le faire voter. Il n'a plus de quoi acheter la paix. Quand un pouvoir ne peut plus payer, il n'a plus que des uniformes à offrir.
Ce n'est donc pas un gouvernement autoritaire par tempérament : c'est un gouvernement démuni qui découvre que le maintien de l'ordre est la dernière chose qu'il sache encore produire en quantité. Il en produit beaucoup. Et dire d'un mouvement qu'il est manipulé dispense d'écouter ce qu'il demande : des professeurs remplacés, des classes moins chargées, des bâtiments qui tiennent debout. On peut trouver ces revendications naïves. On ne peut pas les trouver séditieuses.
Nous avons notre part. Nous avons été nombreux, cette semaine, à regarder les vidéos en cherchant d'abord si le coup partait d'un casque ou d'une capuche, avant de chercher ce qui était réclamé. C'est confortable, et c'est exactement ce que le raidissement attend de nous : un uniforme plutôt qu'un argument.
Je ne sais pas si le mouvement tiendra après le 6 octobre. Je sais ce que 3 précédents disent de la méthode.
La fermeté, oui. Il n'a plus que ça.
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- Dès octobre, l’indépendant ne touche plus ses propres recettes: la plateforme prélève l'Urssaf à la source
Dès octobre, l’indépendant ne touche plus ses propres recettes: la plateforme prélève l'Urssaf à la source
Depuis le 1er octobre 2026, neuf plateformes prélèvent elles-mêmes les cotisations sociales de leurs indépendants et les versent à l'Urssaf. Obligatoire pour toutes dès le 1er janvier 2027, ce dispositif laisse au travailleur tous les risques de son statut, mais plus la maîtrise de sa trésorerie.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frJusqu’ici, le micro-entrepreneur encaissait son chiffre d’affaires, le déclarait à l’Urssaf, puis réglait lui-même ses cotisations. Ce circuit disparaît progressivement pour les revenus réalisés par l’intermédiaire des plateformes.
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L'article L613-6-1 du code de la sécurité socialet le décret n° 2026-488 du 10 juin 2026 organisent ce nouveau mécanisme. À chaque versement, la plateforme applique le taux correspondant à l’activité, prélève les sommes dues, puis les reverse mensuellement à l’Urssaf.
Pour les prestations de services relevant des BIC, le taux reste de 21,2 % du chiffre d’affaires. Il atteint 25,6 % pour les activités libérales non réglementées, tandis que la vente de marchandises reste à 12,3 %. Rien ne change donc juridiquement dans le montant des cotisations : c’est leur circuit de collecte qui est bouleversé. Le gouvernement présente cette évolution comme une simplification. Mais pour l’indépendant, la différence financière est immédiate : sur 2 000 euros de recettes soumises au taux de 21,2 %, 424 euros sont prélevés avant même d'arriver sur son compte.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreL'indépendant garde les risques, mais perd la main sur sa trésorerie
Le dispositif transfère ainsi une fonction traditionnellement assumée par le cotisant vers une entreprise privée. La plateforme devient l'intermédiaire entre le travailleur et l'Urssaf, avec obligation de calculer, déclarer et reverser les sommes. Les coûts de cette opération restent à sa charge.
Reste surtout la question du contrôle. En cas d'erreur de chiffre d'affaires ou de taux, l'indépendant devra vérifier les montants transmis, réclamer une correction à la plateforme puis, si nécessaire, saisir l'Urssaf. Le décret prévoit d'ailleurs des mécanismes de rectification.
Le paradoxe n'est pas qu'on prélève. Le salarié connaît ce mécanisme depuis longtemps. Mais le salarié bénéficie d'un employeur responsable de sa paie. L'indépendant, lui, conserve la totalité des risques : absence de chômage, revenus irréguliers, charge de la preuve. Il perd en revanche le geste élémentaire de déclarer et de payer lui-même.
La simplification vantée à l'indépendant sert d'abord la fluidité des recettes publiques. Et rien n'indique, dans les textes, que les plateformes devront assumer financièrement leurs propres erreurs de calcul.Il fallait d'abord attirer les travailleurs vers le statut. On les y retient désormais en tenant leur caisse.
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- France: White female burned with homemade flamethrower, another White female school supervisor beaten by mob during student riots
France: White female burned with homemade flamethrower, another White female school supervisor beaten by mob during student riots
Two shocking incidents reveal how White women are also being targeted in the French school riots. In one incident, a woman who tried to stop vandalism on the edge of a high school protest was struck in the face by flames from an aerosol can used as a makeshift flamethrower. In another video shared online, a White female school supervisor was surrounded and punched during a blockade in Seynod, as student unrest over school conditions spread across France this week.
The Marseille attack with the homemade flamethrower occurred Thursday afternoon near Place of the 4th of September in the city’s 7th arrondissement, according to police sources. Images authenticated by BFMTV network show a White Frenchwoman attempting to stop students from smashing the bus stop with an iron bar.
An individual dressed entirely in black, with a hood over his head, then “used a spray can with a lighter to turn it into a flamethrower, directed at the head of his victim,” BFMTV reported. The flames hit the woman’s face as the crowd screamed in the video.
She filed a complaint Friday in Marseille, but the extent of any injuries remain unknown.
— Remix News & Views (@RMXnews) October 1, 2026
A woman had her face burned in the French city of Marseille during student blockades.
A hooded far-left rioter set the spray from an aerosol can on fire and used it on her face like a flamethrower.
Follow: @RMXnews
A separate video shows a White female supervisor at Baudelaire High School in Seynod, near Annecy, during a blockade. The woman is completely surrounded when a Black male punches her in the face multiple times.
— Remix News & Views (@RMXnews) October 2, 2026
A White female supervisor at Baudelaire High School is beaten by a mob of multicultural students during a blockade in Seynod.
The woman is completely surrounded when a Black male punches her in the face multiple times.
Follow: @RMXnews
The incidents come amid days of blockades and clashes at French high schools that serve students roughly ages 15 to 18. While the protests were presumably about poor teaching conditions and poorly maintained schools, they have since expanded into mass rioting, arson attacks, and attempted murder cases, including another incident in Marseille where gasoline was splashed onto a principal and vice principal during an attempted arson outside a high school administrative office.
The Interior Ministry said 1,027 high schools had been affected by demonstrations, with blockades at 222 of them. On Thursday alone, authorities recorded 1,949 arrests and 305 injured police officers, the ministry said.
Education Minister Édouard Geffray said 65 education staff members had been injured, including 40 headteachers, and that there had been “significant damage” to school facilities. Interior Minister Laurent Nuñez said 625 people, mostly young, were detained Wednesday and that 83 officers were hurt that day. Government figures put student and staff injuries over the days of protest at 159, including one student who lost part of the use of a hand after setting off a firework.
— Remix News & Views (@RMXnews) October 1, 2026
JUST IN: A school principal was struck directly in the face by a firework mortar during ongoing violent student blockades in France.
The incident happened at Blaise Pascal High School in Rouen.
Later, the entire entrance of the school was set on fire.
Follow: @RMXnews pic.twitter.com/wTnjXo5dzx
Other attacks on staff have been reported. In La Ciotat, a principal was doused with gasoline and beaten, and in Belfort a police commander was thrown to the ground and beaten unconscious, which Remix News also reported on. That case is also being treated as an attempted murder investigation.
The Education Ministry said 564 schools had been disrupted since Friday morning. More than 400 high schools were closed preventively that day. Prime Minister’s office officials, after a crisis meeting Thursday, described the movement as “a maneuver organized by France Unbowed and its ultra-left proxies.”
Jean-Luc Mélenchon, the leader of the party, urged young people to use “only methods of nonviolent struggle.” However, intelligence reports cited by French government allege the party is backing the violence covertly.
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- Remix News
- France: Attempted murder investigation opened after plainclothes police officer beaten unconscious during student riots in Belfort
France: Attempted murder investigation opened after plainclothes police officer beaten unconscious during student riots in Belfort
A senior police officer in civilian clothes was beaten unconscious on Friday, Oct. 2, after he was chased down and violently kicked in the head by a multicultural mob during high-school protests in the city of Belfort. Belfort prosecutors have opened an investigation for attempted voluntary homicide of a public official in response to the incident.
— Remix News & Views (@RMXnews) October 2, 2026
JUST IN: French high school students knock out a police officer and begin kicking his head with full force in the city of Belfort.
The health status of the officer remains unknown.
This is a developing story.
Follow: @RMXnews pic.twitter.com/AAt34K8xe7
The attack happened Friday morning as the nationwide high school riots continued. The video shows several people in a smoky field standing over a man on the ground and kicking him. BFMTV identified him as a high-ranking officer who was not in uniform and reported that he lost consciousness due to repeated blows. The youths kicked him multiple times in the head after he was on the ground in the video.
“A high-ranking police officer in civilian clothes was set upon,” BFMTV reported. “He lost consciousness under the blows. An investigation has been opened for attempted voluntary homicide.”
— Remix News & Views (@RMXnews) October 1, 2026
BREAKING: Migrant student youths have set fire to multiple buses and even fire trucks in the French city of Marseille as chaos spreads.
The Marseille transport authority, RTM, said several of its buses "were targeted near high schools in the north and east of Marseille,"… pic.twitter.com/hv8tilIB3B
The officer’s name and condition were not released. BFMTV did not say whether anyone had been arrested in the attack.
The charge is among the most serious available in a case of violence against a public official. If the suspects are found and convicted, they potentially face life in prison. However, due to their likely young age, they would likely face a far less severe penalty — if police even manage to find them.
The crisis in France has reached a breaking point. Today, Oct. 2, the French Interior Ministry announced it has deployed the BRAV-M unit in Paris, a motorized elite police force specialized in heavy repression during mass rioting and other emergency situations.Across the country, authorities are reporting 305 officers were injured just yesterday alone.
The beating of the plainclothes officer also came after several days of clashes around Belfort’s high schools. ICI Belfort-Montbéliard reported that projectiles were thrown Thursday near the Follereau and Courbet high schools and that police answered with tear gas.
Prosecutor Paul-Edouard Lallois said 16 people, mostly minors, were detained.
He stated that “all the mobile phones of the people arrested have been seized with a view to judicial confiscation.” The prefecture said five members of the security forces were lightly injured.
This incident in Belfort also comes after a female officer was chased down by a mob and kicked in the head multiple times yesterday, which was condemned by National Rally leader Marine Le Pen and the Interior Minister Laurent Nuñez.
L’image de cette jeune policière, poursuivie par une meute qui hurle sa haine, projetée à terre et molestée, est insoutenable.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) October 1, 2026
Ces faits méritent des peines exemplaires. Qu’elle sache que ce soir, des millions de Français lui apportent un soutien chaleureux. pic.twitter.com/3yt96dydeH
Nationwide, the Interior Ministry said 1,949 people were arrested Thursday. Education Minister Édouard Geffray said the student movement had been “taken hostage by ultra-violent small groups,” and that 235 people in the education sector had been hurt, including 65 school staff members. In addition, 400 schools were closed Friday.
— Remix News & Views (@RMXnews) October 2, 2026
A White female supervisor at Baudelaire High School is beaten by a mob of multicultural students during a blockade in Seynod.
The woman is completely surrounded when a Black male punches her in the face multiple times.
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Lycéens contre le tri sélectif
Le monde de l'éducation aura vécu une fin d'année agitée. À la protestation contre la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étrangers non européens s'est greffée une mobilisation lycéenne inédite, apparue dans la France périurbaine.
Un courriel suffit parfois pour saisir l'affolement d'un ministère en butte à la contestation. Ce 12 décembre, voilà deux semaines que l'agitation se répand dans les lycées français. Un directeur des services de l'éducation nationale écrit aux chefs d'établissement de son académie : « Afin d'éviter que ne s'installent chez nos élèves et leurs parents des éléments d'information relatifs à la réforme du lycée et du baccalauréat tronqués, incomplets, voire fallacieux, je vous demanderai de bien vouloir veiller à ce que nos établissements ne puissent accueillir des temps de réunion communs entre enseignants, parents d'élèves et élèves (1). » Interdire la discussion pour étouffer l'opposition : cette méthode illustre le pouvoir démesuré gagné par les proviseurs, devenus « managers de la République (2) », au détriment des enseignants — une évolution que la réforme du lycée et de l'accès à l'enseignement supérieur ne fera qu'amplifier.
Tout a commencé le 30 novembre, à l'appel de l'Union nationale lycéenne (UNL). Souhaitant faire savoir que « la jeunesse aussi est en colère », le syndicat a exhorté les élèves à bloquer leurs établissements pour dénoncer, pêle-mêle, le lycée à la carte, la sélection à l'université, les suppressions de postes, la réduction des enseignements généraux dans les filières professionnelles, mais aussi la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), la réforme de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), le service national universel… Au printemps dernier, l'UNL avait échoué à mobiliser contre Parcoursup, la nouvelle plate-forme d'inscription en ligne dans l'enseignement supérieur. Les problèmes soulevés par le syndicat demeuraient abstraits aux yeux de nombreux élèves ; les organisations d'enseignants, dont l'engagement aux côtés des lycéens joue souvent un rôle moteur, étaient divisées. Quelques mois plus tard, une génération de bacheliers a essuyé les plâtres, et l'histoire va se dérouler autrement.
Au jour dit, plus de cent lycées sont totalement bloqués. Non pas dans les grands centres urbains, comme il est de coutume dans ce type de mouvement, mais dans des zones rurales et périurbaines, dans des villes petites et moyennes — à Gien, Ingré, Laval, Beaugency, Pithiviers, Saint-Priest, Givors, Neuville-sur-Saône, Guérande, Tours, Sète, Vitré, Blagnac… La protestation continue les jours suivants et s'étend bientôt aux banlieues populaires et aux grandes métropoles. Le 11 décembre, plus de 450 établissements sont bloqués ou fortement perturbés ; des manifestations rassemblent des milliers d'élèves.
Le souvenir de la désastreuse première campagne Parcoursup
Cette cartographie particulière ne s'explique pas seulement par l'effet d'entraînement du mouvement des « gilets jaunes ». Les territoires périurbains pourraient être les premiers à pâtir des réformes en cours. Celle du lycée prévoit de substituer aux filières actuelles (scientifique, littéraire…) un système « à la carte », où les élèves pourront choisir entre douze « enseignements de spécialité » selon le parcours qu'ils veulent suivre à l'université. Si plusieurs enseignements (mathématiques, histoire-géographie, physique-chimie…) seront a priori disponibles partout, d'autres (numérique et sciences informatiques, sciences de l'ingénieur, arts…) ne le seront que dans certains établissements — la décision appartient aux rectorats, après demande des proviseurs —, au risque de créer une logique de spécialisation. Pour les élèves des grandes villes, celle-ci sera peu préjudiciable : il y aura bien, dans les environs, un établissement proposant le bon cocktail. Mais, dans les petites villes, les lycéens devront-ils renoncer à la formation de leur choix ? Ou parcourir des dizaines de kilomètres ?
À cette crainte s'ajoute le souvenir de la désastreuse première campagne Parcoursup : des dossiers d'inscription pléthoriques, des listes d'attente interminables, l'angoisse des réponses négatives, l'opacité de la procédure… Tout le monde connaît quelqu'un qui voulait s'inscrire dans une discipline mais s'est retrouvé dans une autre ; ou qui a pu rejoindre la filière désirée, mais à trois cents kilomètres de chez lui. Lors de sa conférence de presse de rentrée, la ministre de l'enseignement supérieur, Mme Frédérique Vidal, avait minimisé ces difficultés. Selon elle, Parcoursup a été une « vraie réussite » qui, loin d'avoir instauré la sélection, a « favorisé la démocratisation de l'enseignement supérieur », tous les candidats ayant reçu des propositions « au plus près de leurs vœux ».
En réalité, il est très difficile de mesurer le niveau de satisfaction des élèves, un élément rarement pris en compte dans le discours institutionnel — sans même parler de leur niveau d'anxiété. Chaque candidat de terminale était invité, en mars, à émettre dix vœux, sans les hiérarchiser (3). On pouvait donc « accepter une proposition d'admission », mais par défaut, car on jugeait sa place trop incertaine sur la liste d'attente de la filière désirée. Parmi les 583 000 candidats ayant accepté une proposition (sur 812 000 inscrits en mars 2018), plus de 71 000 conservaient à la fin de la procédure principale (le 5 septembre) d'autres vœux en attente ; on peut supposer qu'ils espéraient mieux (4). À ces insatisfaits il faut ajouter près de 40 000 « inactifs » — les radiés du système, restés trop longtemps passifs — et les quelque 180 000 candidats ayant « quitté la procédure ». Soit parce qu'ils n'ont pas obtenu le baccalauréat (la moitié), soit parce qu'ils ont disparu des radars. Ont-ils renoncé aux études supérieures ? Se sont-ils inscrits dans un établissement privé ? Le ministère ne donne aucun détail. Mais nombre d'écoles privées se sont félicitées d'une explosion des demandes.
L'angoisse générée par Parcoursup a particulièrement frappé les élèves des établissements accueillant une population défavorisée, où les premiers résultats ont fait l'effet d'une douche froide. À Nanterre, 76 % des élèves d'une classe de filière littéraire n'ont alors eu que des réponses négatives ou « en attente ». La proportion s'élevait à 82 % dans une terminale technologique de Beauvais, et même à 92 % dans une classe technologique d'Asnières-sur-Seine (5). En moyenne, 71 % des élèves de série générale ont reçu une réponse positive dès le premier jour, contre 50 % dans les séries technologiques et 45 % dans les séries professionnelles (6). Si ces résultats ne valaient pas rejet définitif, ils furent source de frustration et de découragement pour de nombreux élèves, poussés à sauter sur le premier accord en sous-estimant leurs chances d'obtenir mieux. Parcoursup a ainsi pénalisé les bacheliers des filières professionnelles, dont les inscriptions à l'université ont chuté de 13,7 % entre 2017 et 2018. « Nous ferons en sorte que l'on arrête, par exemple, de faire croire à tout le monde que l'université est la solution pour tout le monde », avait annoncé le président Emmanuel Macron peu après son élection. En ce sens, la plate-forme a effectivement été une « vraie réussite ».
La gestion du temps s'est imposée comme un critère central de l'accès à l'enseignement supérieur. En 2018, la procédure s'étalait sur près de neuf mois, de janvier à septembre. Pendant l'été, environ 66 000 candidats se trouvaient toujours sur liste d'attente. Cela a désorganisé les filières du supérieur, qui se voyaient dans l'impossibilité de dresser la liste de leurs inscrits, et retardé l'accès au logement des étudiants : difficile de postuler pour une place dans une résidence universitaire sans connaître son lieu d'études… « La durée de la procédure a entretenu un sentiment d'insécurité », a reconnu Mme Vidal, qui a décidé d'écourter l'anxiété de deux mois pour la session 2019.
L'élève devient le produit d'une série d'opérations qu'il ne contrôle pas
Cet ajustement n'est pas seulement technique. Le dispositif Parcoursup saucissonne le jugement scolaire — le processus de classement, d'appréciation, de notation des élèves — en une suite de phases auxquelles le lycéen doit se conformer. Il structure l'orientation et la candidature selon un parcours linéaire qui ne souffre aucun accroc : de décembre à avril, l'information et la formulation des vœux ; d'avril à mai, l'attente des résultats ; de mai à juillet, le choix. La plate-forme s'impose ainsi comme un levier proprement « disciplinaire », au sens où elle contraint chaque famille et chaque élève à des cycles et à des tâches ritualisées face auxquels tous ne sont pas égaux : aller chercher l'information sur les filières, préparer les lettres de motivation… Pendant de longs mois, le lycéen devient le produit d'une série d'opérations de tri, de classement et de calcul qu'il ne contrôle pas. Son avenir se joue à coups d'algorithmes fondés sur des critères dont il ne connaît rien, ou presque.
Dans un tel système, le droit à l'erreur ou le droit de « ne pas savoir quoi faire » n'existe pas. Tout déraillement, tout ralentissement est sanctionné par un rappel à l'ordre. On pense aux mises en garde adressées par l'administration aux lycéens demeurant « en attente » d'une réponse alors qu'une formation leur avait déjà donné un accord. « On encourage tous ceux qui ont eu une proposition à aller s'inscrire », n'a cessé de répéter le ministère. Pour faire plier les hésitants, les règles ont même changé en cours de route. À partir de juillet, les inscrits n'avaient plus que trois jours pour confirmer un vœu, faute de quoi toutes les propositions étaient annulées. Ces candidats indécis espéraient sans doute une meilleure proposition, mais on les accusait de ne pas libérer les places assez vite. Ils étaient rendus responsables non seulement de leur propre attente, mais aussi de celle des autres.
Traditionnellement, les sociologues considèrent que la légitimité du jugement scolaire relève de l'organisation de sa procédure. Son caractère acceptable dépend de la transparence des critères, de l'équité de leur usage, mais aussi de la publication des résultats dans un délai raisonnable. Or les élèves des filières professionnelles, souvent issus des milieux populaires, ont patienté en moyenne dix-sept jours pour recevoir une première réponse positive, contre quatre pour les titulaires d'un bac général. L'attente est devenue le reflet des inégalités sociales, incarnant et redoublant la violence du classement.
Avec Parcoursup, des dizaines de milliers de jeunes sont restés dans l'incertitude durant des mois, pour des raisons qui leur paraissaient obscures et parfois injustes. En procédant ainsi, l'institution les a poussés à perdre confiance en eux, mais également à douter du système scolaire, social et politique qui produit le classement — un constat également valable pour l'enseignant qui prépare l'élève et pour la famille qui l'accompagne. Voilà, pour le moment, le principal acquis des réformes éducatives de la présidence de M. Macron.
(1) Courriel révélé par le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES).
(2) Anne Barrère, Sociologie des chefs d'établissement. Les managers de la République, Presses universitaires de France, coll. « Éducation et société », Paris, 2013.
(3) Lire « Les étudiants livrés au marché de l'anxiété », Le Monde diplomatique, avril 2018.
(4) Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, « Tableaux de bord Parcoursup », « Parcoursup 2018 : propositions d'admission dans l'enseignement supérieur et réponses des bacheliers », note Flash no 17, Paris, octobre 2018, et « Inscription de nouveaux bacheliers entrant en première année à l'université en 2018-2019 », note Flash no 20, novembre 2018.
(5) « Parcoursup : les premières remontées montrent une nette inégalité entre lycées », Sud Éducation, 25 mai 2018.
(6) Lire Jean-Michel Dumay, « Les lycées professionnels, parents pauvres de l'éducation », Le Monde diplomatique, mars 2018.
Lire aussi le courrier des lecteurs dans notre édition de mars 2019.
Brutalisation de l'ordre manifestant
À partir du début du XXe siècle, la république a cherché à mieux encadrer les protestations populaires dans la rue en privilégiant l'évitement. Depuis les années 2000, l'approche est plus punitive. La priorité est donnée à l'arrestation des « fauteurs de troubles ». Une évolution qui favorise les violences et pose la question du respect du droit de manifester.
À la tribune du Palais-Bourbon, un député dénonce les violences qu'ont subies quelques jours plus tôt des protestataires, dans une petite ville du nord de la France. La journée a débuté par un regroupement devant une usine. Vers 9 heures, « les gendarmes, sur ordre du lieutenant et sans provocation, ont chargé. Un homme a été blessé, un enfant a eu l'oreille à moitié coupée. La colère de la foule a commencé là et s'est manifestée en effet par des pierres lancées ». Après un moment d'apaisement, la situation se tend à nouveau : « Vers 3 heures [de l'après-midi], de nouvelles bousculades ont lieu et le nombre des manifestants grossit. » Puis la violence se déchaîne : « Les gendarmes frappent de tous côtés. Des femmes, des enfants et des vieillards sont renversés. L'exaspération monte. Un grand nombre de citoyens ripostent aux gendarmes avec des pierres. » Soudain, c'est le drame : « Un grand désordre règne et c'est à ce moment que, sans qu'on sache qui en a donné l'ordre, sans sommation préalable, un terrible feu de peloton a été tiré dans cette masse de monde. (…) La place était couverte de blessés et de morts. » Interpellé, le ministre de l'intérieur répond avec véhémence : « Nous avons donné des ordres pour assurer la tranquillité publique ; nous les avons donnés avec netteté, fermeté et prudence. » Il livre ensuite son propre récit : « La gendarmerie locale a pu distinguer dans la foule toute la clientèle ordinaire des contrebandiers et des gens sans aveu qu'on peut évaluer à cinq ou six cents, parmi lesquels plus d'un quart d'étrangers. Toute la journée la force publique et l'armée ont eu à subir les injures, provocations et agressions de plus en plus violentes de la foule, et ce n'est qu'à la dernière extrémité et sous l'impression du danger qu'il n'était plus en leur pouvoir de conjurer autrement qu'elles ont dû recourir à la force des armes. »
Il conclut : « Je ne sais si les agents, lassés par les provocations de la foule, se sont laissé entraîner à quelques violences ; mais ce que je sais bien c'est que des hommes dont on n'a pas encore parlé ont été blessés et mis en danger de mort en accomplissant leur devoir. (…) Je tiens à envoyer mes remerciements à tous ces braves gens. » Cette dernière tirade déclenche la colère d'un député, qui le traite à deux reprises d'« assassin », et se voit exclu temporairement de l'Hémicycle.
Revendication de la « modération, [de la] fermeté et [de la] prudence » de l'État, controverse sur la responsabilité de l'escalade violente (manifestants ou gendarmes), rôle des « perturbateurs » (étrangers notamment), soutien inconditionnel aux forces de l'ordre : la scène fait écho aux polémiques qui entourent ces dernières semaines la répression des mouvements contre la réforme des retraites ou contre les mégabassines, comme à Sainte-Soline le 25 mars dernier. Pourtant, le député, bien que socialiste, n'appartient pas à la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) et le ministre n'est pas M. Gérald Darmanin. Il s'agit respectivement d'Ernest Roche et de Jean Antoine Ernest Constans, qui s'affrontent à la Chambre le 4 mai 1891, trois jours après le massacre de Fourmies, qui a fait neuf morts (dont deux enfants) et trente-cinq blessés par balle parmi les ouvriers réclamant la journée de huit heures et le repos du 1er-Mai (1).
« Citoyens temporairement égarés »
Une telle similarité des échanges étonne car, depuis la fin du XIXe siècle, le maintien de l'ordre a beaucoup évolué. Il ne relève plus de l'armée, alors chargée de ce que l'on appelait les « émotions populaires ». Dès que la police locale ou la gendarmerie étaient en difficulté, on la faisait intervenir, comme le 145e régiment d'infanterie à Fourmies. Des Trois Glorieuses de 1830 à la « semaine sanglante » de 1871 en passant par les journées de juin 1848, l'écrasement des crises sociales ou de régime provoque des milliers de morts et des dizaines de milliers de blessés. Mais cette répression brutale ne constituait guère un problème politique, ni même moral. Pour les élites d'alors, le peuple est par nature différent. Il constitue une masse dépourvue de volonté individuelle, prête à suivre aveuglément quelques meneurs dans l'émeute (2). Anne Robert Jacques Turgot, contrôleur général des finances de Louis XVI, livre un condensé de cet imaginaire social dans sa lettre aux élus des états de Bourgogne du 18 avril 1775. À la suite des pillages et de la destruction d'un moulin par des paysans en colère contre le prix du grain, il écrit : « Il faut avant tout en imposer à la populace et être le plus fort », puis « arrêter les chefs de l'émeute, qu'on peut aisément connaître et découvrir », l'impunité étant considérée comme « un grand encouragement pour les émeutes à venir ».
À la fin du XIXe siècle, cette philosophie n'est plus guère soutenable. La domination politique restait le monopole de la noblesse sous l'Ancien Régime ; elle était réservée aux plus fortunés sous la monarchie censitaire ; l'instauration du suffrage universel masculin en 1848 admet le peuple en politique. Les formes les plus coutumières et personnelles d'autorité se dévaluent avec l'apparition des clubs, des comités électoraux, des ligues (comme celle de l'enseignement), des sociétés de secours mutuel, puis des partis. Ces structures organisent les citoyens et constituent le creuset de discours, de programmes et d'idéologies qui mettent particulièrement l'accent sur la question sociale et la condition des travailleurs (3). La mobilisation politique n'est pas pour rien dans l'avènement de la IIIe République et la consolidation des républicains, à partir de 1877. Même si cela va prendre des années, il devient délicat pour le nouveau régime de garantir d'un côté des libertés d'expression (avec par exemple les lois sur la presse de 1881), mais aussi celles de se réunir et de se syndiquer, tout en faisant tirer par la troupe sur ceux qui les exercent. D'autant que l'armée n'est pas toujours fiable. Lors de la révolte des vignerons de 1907 (qui fait sept morts à Narbonne), le 17e régiment d'infanterie se mutine et fraternise avec les manifestants, mettant en difficulté le gouvernement de Georges Clemenceau.
Le début du XXe siècle est donc marqué par plusieurs projets de loi visant à mettre en place une force spécialisée dans la gestion des protestations, distincte de l'armée. Après de multiples hésitations, celle-ci voit finalement le jour le 22 juillet 1921, avec la création de 111 « pelotons mobiles de gendarmerie ». Rebaptisée « garde républicaine mobile » en 1926, cette force comptait 21 000 hommes en 1939 et avait le quasi-monopole du maintien de l'ordre sur le territoire français, à l'exception de Paris. Elle développe une doctrine, un entraînement et des savoir-faire originaux (4). Il s'agit de ne plus traiter les protestataires comme des ennemis ou des adversaires mais comme des « individus temporairement suggestionnés », pour reprendre la terminologie des années 1930, ou des « citoyens temporairement égarés », pour utiliser celle des années 1970. Ceci suppose d'éviter les contacts directs avec ces derniers, dont l'expérience montre qu'ils dégénèrent toujours en affrontements. On leur préfère des techniques de canalisation, de contention et de dispersion des foules, qui impliquent notamment de laisser toujours une porte de sortie. La discipline collective, le barrage des corps, la crosse du fusil et la matraque constituent dans un premier temps les seuls outils disponibles. Ils sont complétés après la seconde guerre mondiale par des technologies permettant de tenir les manifestants à distance, comme le gaz lacrymogène — inenvisageable auparavant en France en raison du souvenir des tranchées —, les grenades offensives et les lances à incendie. En 1944, la police se dote à son tour d'unités spécifiques, les compagnies républicaines de sécurité (CRS), qui comptent près de 13 000 hommes en 1947 et reproduisent l'organisation, la doctrine et l'équipement de la gendarmerie mobile.
Les deux forces s'engagent dans les rugueux conflits sociaux de la période (comme les grèves des mineurs de 1947-1948), au prix d'un grand nombre de blessés de part et d'autre. Mais on remarque une diminution significative des décès parmi les protestataires, notamment en province. Paris reste une exception, le préfet disposant de ses propres unités, prises parmi les effectifs de la police municipale (5). Elles ne disposent ni de l'entraînement ni du savoir-faire de leurs collègues et n'hésitent pas à déchaîner leur brutalité et à « régler leurs comptes » avec les Algériens (sept victimes lors de la manifestation du 14 juillet 1953 et plusieurs dizaines le 17 octobre 1961 (6)) ou les communistes (dix morts au métro Charonne à Paris, le 8 février 1962).
La crise de mai-juin 1968, par sa virulence et son ampleur, met à rude épreuve le ministère de l'intérieur. Contrairement au discours officiel, cinq morts sont à déplorer (trois étudiants à Paris, à Flins et dans le Calvados, et deux ouvriers à Sochaux) mais, surtout, les forces de l'ordre sont apparues dépassées en nombre et en équipement. En conséquence, vingt mille policiers sont recrutés entre 1968 et 1974, et CRS comme gendarmes mobiles reçoivent de nouvelles protections corporelles (casques, visières, jambières, boucliers, masques à gaz) et du matériel offensif et défensif, comme les fourgons-pompe, les véhicules blindés à roues de la gendarmerie (VBRG) et des grenades plus diversifiées. En avril 1969 ouvre également à Saint-Astier, en Dordogne, le Centre de perfectionnement de la gendarmerie mobile (CPGM), destiné à la formation continue des personnels. En 1977, une véritable ville — Cigaville — avec des bâtiments, des rues et des places y est construite, permettant de s'entraîner à toutes les situations du maintien de l'ordre, y compris les plus dures (barricades, cocktails Molotov). Les CRS en profitent aussi, avant de se doter de leurs propres centres. Ces entraînements visent à inculquer aux personnels une discipline collective et une maîtrise d'eux-mêmes permettant de gérer la peur et le stress inhérents à leurs missions.
Une nouvelle actualisation significative de l'équipement s'opère à la suite de la manifestation des marins-pêcheurs de Rennes du 4 février 1994, considérée par les professionnels comme l'une des plus violentes de la période contemporaine (usage de fusées de détresse et de harpons, blessures « de guerre » chez des policiers et gendarmes, incendie du parlement de Bretagne). Des grilles sont apposées sur les véhicules, et surtout apparaissent les tenues de « Robocop », comme les nomment les intéressés : uniformes ignifugés, manchettes, coudières, épaulières et casque en Kevlar, protège-nuque, etc. (7).
La « violence contenue » revendiquée par les forces de l'ordre laisse dans son sillage un vaste cortège de blessés et de mutilés. Mais les victimes mortelles sont rares après 1968, au point que l'on se souvient encore des noms de Malik Oussekine, tué par des voltigeurs motocyclistes lors du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en décembre 1986, ou de Rémi Fraisse, qui décède des suites de la déflagration d'une grenade à Sivens, en octobre 2014 (8). Les responsables policiers en sont même venus à vanter un « modèle français » de maintien de l'ordre. Ils regardent avec circonspection les difficultés des polices étrangères pour faire face au mouvement altermondialiste (comme à Seattle en 1999, à Göteborg et à Gênes en 2001) et restent à l'écart des réflexions qui se mènent au niveau européen.
Pourtant, quelque chose change graduellement à partir de la fin des années 1990. Les principaux responsables gouvernementaux considèrent que la conflictualité sociale a diminué et voient dans les compagnies de CRS et les escadrons de gendarmerie mobile (EGM) un réservoir de personnels pouvant être aisément redéployés dans la lutte contre l'« insécurité », dont ils ont fait une priorité. Amorcé sous le gouvernement de M. Lionel Jospin (1997-2002), ce mouvement s'accélère par la suite. Le programme d'action annexé à la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure du 29 août 2002 indique ainsi : « Les forces mobiles ont été créées dans un contexte historique particulier marqué par des périodes d'émeutes et de troubles collectifs. La démocratie apaisée que notre pays connaît depuis de nombreuses années permet aujourd'hui un changement radical de la doctrine d'emploi des forces mobiles. Cette politique systématique rompant avec la priorité de l'ordre public permet de mettre les trente mille hommes qui constituent aujourd'hui les forces mobiles au service de la sécurité quotidienne. »
Le nombre de policiers et de gendarmes disponibles pour le maintien de l'ordre diminue. Ils ne sont plus que 25 786 en 2015, soit une baisse de presque 15 % par rapport à 2002, alors même que leurs missions se sont diversifiées. La saturation qui en découle pour ces unités s'est traduite par la montée en puissance des compagnies d'intervention (CDI). Existant localement sous des formats divers, elles sont composées de policiers de sécurité publique qui remplissent surtout des missions de sécurisation dans la lutte contre les « violences urbaines » et les trafics de stupéfiants. Reconnaissables à leurs casques barrés de deux bandes bleu roi (qui les distinguent des jaunes des CRS), elles sont devenues depuis la fin des années 2000 un élément central du maintien de l'ordre. Outre le renfort numérique qu'elles apportent, elles sont plus autonomes dans leur commandement et leur action que les CRS et les EGM, considérés comme trop statiques. Elles apparaissent également mieux ajustées que ces derniers à la judiciarisation du maintien de l'ordre.
L'arrestation ne faisait partie qu'à la marge de la gestion des manifestations (par exemple après leur dissolution). Le général Bertrand Cavallier, ancien responsable du CPGM, explique que la doctrine traditionnelle consiste d'abord à « absorber une violence qui est généralement une violence passagère. C'est le concept de désordre acceptable. Quel est l'effet final recherché ? Va-t-on s'intéresser à quelques dégradations ou va-t-on comprendre qu'après cette montée de fièvre il y a un retour à la normale et que l'on va pouvoir discuter et essayer de répondre aux attentes des manifestants, même si ces manifestants ont été violents (9) ? ». À partir du début des années 2000, le tournant punitif des gouvernements qui se succèdent se fait sentir sur ce terrain également. Il s'agit d'en finir avec l'« impunité » et donc d'identifier et d'arrêter des fauteurs de troubles. Les CRS et les gendarmes vidéastes font leur apparition, et plus récemment les « produits marquants codés », laissant des traces sur la peau et les vêtements. Des techniques qui permettent d'intervenir a posteriori. Les procureurs n'hésitent plus à autoriser les arrestations préventives et à organiser leurs services pour agir dans l'urgence. Surtout, on assiste à une actualisation tactique qui sépare les manifestants conformes de ceux qui se livrent à des actes illégaux (les « casseurs »), qu'il faut maintenant aller chercher au cœur même des cortèges. Cette distinction se retrouve clairement dans le schéma national du maintien de l'ordre adopté en 2021. Il formule deux objectifs « distincts ou complémentaires » de la gestion de la manifestation, « la dispersion sans délai des groupes hostiles et des interpellations rapides et ciblées facilitées par la mise en œuvre de dispositifs tactiques permettant d'aller au contact des individus identifiés ». Bien que les EGM et les CRS disposent d'unités capables d'assurer ces tâches, elles sont en pratique assumées par les CDI et surtout par les brigades anticriminalité (BAC) et les controversées brigades de répression de l'action violente motorisées (BRAV-M), créées en 2019.
Malgré tous les efforts rhétoriques pour expliquer la complémentarité de ces tactiques, elles sont partiellement contradictoires. « Impacter » ou « percuter » des « groupes hostiles » a souvent pour effet de stopper les cortèges et de porter la violence en leur sein. Les charges comme les gaz lacrymogènes ne sont pas sélectifs. Ils touchent d'abord les moins aguerris, provoquent l'incompréhension et attisent la colère. De plus, le risque physique d'intervenir dans une foule, en petit nombre de surcroît, augmente la probabilité d'user de la force. De multiples vidéos postées sur les réseaux sociaux attestent le désordre causé par l'intervention de ces polices urbaines, quand elles ne montrent pas les conflits qui éclatent avec les gendarmes mobiles ou les CRS, dont elles désorganisent les dispositifs. Facilement mises en difficulté, elles ont également plus volontiers recours aux grenades de désencerclement et aux lanceurs de balles de défense (comme le LBD 40).
Apparue au milieu des années 1990 (sous le nom commercial de Flash-Ball), cette arme « à létalité réduite » était destinée à l'origine à des unités spécialisées dans la neutralisation des forcenés ou des preneurs d'otages. Elle s'est graduellement diffusée au sein des BAC et des CDI puis s'est généralisée après l'embrasement des banlieues françaises en 2005. Ce sont d'abord ces policiers qui en systématisent l'usage dans les manifestations. Lors de la crise des « gilets jaunes », sur les 13 460 tirs de LBD recensés entre le 17 novembre 2018 et le 5 février 2019, 85 % étaient imputables aux polices urbaines, contre 15 % aux CRS. Sur la même période, la gendarmerie rapportait un millier de tirs (10). Si la controverse sur les ravages qu'elles ont provoqués a fait diminuer l'usage de ces armes, il ne s'en est pas moins banalisé. Le rapport annuel de l'inspection générale de la police nationale (IGPN) relève ainsi 6 684 tirs en 2021, contre 1 514 en 2012, soit quatre fois plus en neuf ans.
Enfin, le rôle dévolu aux polices urbaines dans les manifestations modifie les représentations des manifestants. Portés par leur socialisation professionnelle à se penser comme des « chasseurs », leurs agents ne sont guère enclins à considérer ces derniers comme des « citoyens momentanément égarés ». Ils les voient plutôt comme des délinquants (ou comme leurs complices) et n'hésitent pas à les traiter comme tels : humiliations et brimades diverses, arrestations musclées, etc.
Tous ces facteurs concourent à expliquer la « brutalisation du maintien de l'ordre (11) » repérable depuis le milieu des années 2010, dont le mouvement des « gilets jaunes » a pour l'heure constitué l'acmé. Toutefois, celle-ci reste inintelligible si on ne la relie pas à la délégitimation de la manifestation comme mode d'action politique.
La force intimide, la justice neutralise
Le maintien de l'ordre ne se limite pas à un face-à-face entre policiers et protestataires. Il s'agit d'une relation à trois qui implique également les gouvernants. Tout au long du XXe siècle s'est graduellement développé un ordre manifestant. Celui-ci implique une adaptation des forces de l'ordre, mais aussi des citoyens, lesquels abandonnent progressivement le registre de l'émeute pour des répertoires plus codifiés comme la manifestation. La mise en place de cortèges, de banderoles, de revendications, de mots et de services d'ordre procède de cet apprentissage protestataire (12). Toutefois, il n'est possible que parce qu'il permet la négociation politique, c'est-à-dire qu'il est reconnu comme une expression démocratique du dissensus. Le commissaire Jean-Marc Berlioz, directeur adjoint de la sécurité publique à la préfecture de police de Paris, observait en 1997 : « Désormais tout citoyen est appelé un jour à devenir manifestant, et je partage l'analyse qui veut que la manifestation soit un correctif à l'élection (13). »
Une telle formule semble désormais heurter les représentations des élites gouvernantes, qui n'ont pas la même expérience de l'action collective que leurs aînées. L'élection, même fragile, dont ils tirent leur position est perçue comme la seule source de légitimité et pratiquement comme un chèque en blanc. Le refus du dialogue avec les centrales syndicales (pourtant représentatives, elles aussi) et les groupes mobilisés (comme les personnels soignants) tout comme l'utilisation jusqu'à la dernière extrémité des outils légaux pour museler le Parlement (« 49-3 », limitation du temps des débats, sanctions disciplinaires) attestent une conception verticale du pouvoir qui fait peu cas de la contestation.
Dans les discours, les expressions comme « foules », « meutes » ou « hordes » réactivent une vision de la populace ignare et brutale que n'aurait pas reniée Turgot. On applique d'ailleurs une politique semblable dans ses principes : exhiber la force pour intimider et utiliser la justice pour neutraliser, même temporairement. Charges intempestives, usage abusif des gaz, des LBD ou des « nasses », zones interdites, gardes à vue préventives, amendes, fichages policiers et déferrements en masse se combinent ainsi pour rendre les manifestations plus inhospitalières, incertaines et insécurisantes.
Or la brutalisation du maintien de l'ordre et celle du jeu politique sont les deux faces d'un même processus. Le refus de la négociation et le déni de l'expression manifestante provoquent une colère qui augmente le niveau de violence. La focalisation des médias sur la moindre poubelle brûlée ou sur la dégradation de mobilier urbain renforce cette dynamique. Dans les luttes « pour l'imposition du sens de l'événement (14) », le choix de rapporter les actes les plus spectaculaires plutôt que les revendications exprimées — souvent avec beaucoup d'inventivité — confortent les premiers. Ils trouvent en effet un écho inversement proportionnel à leur poids dans la mobilisation. En retour, ils provoquent un durcissement de l'action policière et facilitent la disqualification de mouvements pourtant massifs, réduits aux menées de ceux que les ministres de l'intérieur nomment commodément les « black blocs », les « anarcho-autonomes » ou l'« ultragauche ».
On perçoit les bénéfices politiques immédiats de cette dislocation de l'ordre manifestant. Ses effets demeurent plus douteux à moyen terme. Elle produit d'abord une adaptation des protestataires. Ils apprennent à mieux se protéger (équipements contre les gaz, apparition des street medics, etc.), à rendre visibles les violences policières (en les filmant) et adoptent des stratégies favorisant la confrontation, la mobilité et l'imprévisibilité plutôt que l'expression de mots d'ordre. Ces évolutions pourraient ensuite déboucher sur un retour à des modes d'action plus radicaux, comme l'émeute, le sabotage, l'incendie, le blocage ou l'occupation.
Des élites ignorantes
Mais, surtout, le gouvernement d'un pays suppose un consentement minimal de ceux sur lesquels il s'exerce, c'est-à-dire des contreparties. Juste après le drame de Fourmies, le député Alexandre Millerand — qui deviendra plusieurs fois ministre, puis président de la République (1920-1924) — interpelle le ministre Constans : « Si la République a été fondée, si elle existe, si elle a été maintenue à travers toutes les crises, vous ne le devez, vous le savez bien d'ailleurs, qu'à ces millions de travailleurs de l'usine, des champs, de la mine qui attendent aujourd'hui de la République les réformes sociales qu'elle leur doit. » Son discours résonne étrangement avec celui de M. Gérard Mardiné, alors secrétaire général de la Confédération française de l'encadrement — Confédération générale des cadres (CFE-CGC), qui s'adressait le 15 février 2023 à la commission des affaires sociales du Sénat : « Votre politique, vous la menez pour qui ? Pour les salariés français ou pour les fonds de pension anglo-saxons ? »
Tous deux nous rappellent que l'instauration et la consolidation d'un État démocratique en France sont inséparables des protections qu'il a dû apporter à la condition salariale, c'est-à-dire des compromis trouvés entre le travail et le capital (15). Le déséquilibre manifeste qui s'est instauré en faveur des plus privilégiés — et que l'on n'essaie même plus de dissimuler — sape ce contrat social implicite. Les élites politiques qui en sont responsables démontent ainsi pierre à pierre une construction dont elles sont les héritières ignorantes. La démocratie représentative ne fonctionne pas comme un dialogue courtois et feutré entre les actionnaires d'un conseil d'administration ou les membres des comités directeurs d'institutions financières internationales. Elle vit et s'exprime aussi par les éclats de mobilisations collectives qui actualisent périodiquement les rapports de forces entre représentants et représentés. En rappelant publiquement l'intérêt du plus grand nombre, elles contribuent à la légitimité de la délégation politique, bien mieux que les consignes de politique pénale, les circulaires sur la composition des grenades lacrymogènes ou les doctrines d'emploi des LBD.
(1) Ces citations sont extraites du Journal officiel de la République française du 5 mai 1891, https://gallica.bnf.fr
(2) Déborah Cohen, La Nature du peuple. Les formes de l'imaginaire social (XVIIIe – XXIe siècles), Champ Vallon, Ceyzérieu, 2010.
(3) Christophe Charle, Histoire sociale de la France au XIXe siècle, Seuil, Paris, 1991.
(4) Patrick Bruneteaux, Maintenir l'ordre. Les transformations de la violence d'État en régime démocratique, Presses de Sciences Po, Paris, 1996.
(5) La police parisienne n'est intégrée dans la police nationale qu'en 1966.
(6) Emmanuel Blanchard, La Police parisienne et les Algériens (1944-1962), Nouveau Monde, Paris, 2011.
(7) David Dufresne, Maintien de l'ordre. Enquête, Hachette, Paris, 2007.
(8) Il faut y ajouter Vital Michalon, victime d'une grenade lors des mobilisations contre l'installation d'une centrale nucléaire à Creys-Malville, en juillet 1977, et Zineb Redouane, tuée par un tir de lacrymogène dans son appartement en décembre 2018 à Marseille.
(9) « Maintien de l'ordre : du terrain au politique », conférence du 16 octobre 2020, vidéo disponible sur YouTube.
(10) Jacqueline Eustache-Brinio, « Rapport sur la proposition de loi visant à interdire l'usage des lanceurs de balles de défense dans le cadre du maintien de l'ordre et à engager une réflexion sur les stratégies de désescalade et les alternatives pacifiques possibles à l'emploi de la force publique dans ce cadre », Sénat, Paris, 20 février 2019.
(11) Olivier Fillieule et Fabien Jobard, Politiques du désordre. La police des manifestations en France, Seuil, 2020.
(12) Charles Tilly, La France conteste. De 1600 à nos jours, Fayard, Paris, 1986.
(13) « Table ronde : à propos des matériels de maintien de l'ordre », Les Cahiers de la sécurité intérieure, n° 27, Paris, 1997.
(14) Patrick Champagne, Faire l'opinion, Éditions de Minuit, Paris, 1990.
(15) Robert Castel, Les Métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Gallimard, Paris, 1999.