La Tierra no es una esfera perfecta, y su forma está cambiando a un ritmo acelerado desde finales de los 90


Des crimes impunis, un déficit extérieur colossal, une partie de la population fuyant un chômage de masse, des responsables rêvant tout haut de « Grande Albanie » : le Kosovo semble livré à ses démons. Le patronage de l'Union européenne ne lui a pas permis de décoller, et des affaires de corruption entachent la mission internationale visant à instaurer un Etat de droit.
En moins d'un an, près de cent mille Kosovars auraient tenté de rejoindre l'Union européenne. Le flux a grossi avec l'arrivée du printemps. Chaque jour, des familles entières, parents, enfants, vieillards, traversent la Serbie pour gagner la frontière hongroise. Soixante mille Albanais du Kosovo auraient demandé des passeports serbes pour obtenir un visa européen, selon les autorités de Belgrade.
« Sept ans après la proclamation d'indépendance et la mise sous tutelle du Kosovo par l'Union européenne, c'est la débâcle », nous affirme M. Andrea Capussela, qui fut jusqu'en avril 2011 directeur des affaires économiques du Bureau civil international (International Civilian Office, ICO), l'une des principales missions déployées au Kosovo. « La situation est pire qu'avant l'arrivée de la mission européenne », ajoute l'expert italien, qui vient de publier un brûlot sur la politique européenne dans les Balkans (1). Selon lui, cette situation ne met pas seulement en cause les investissements de l'Union européenne dans le pays — plus de 4 milliards d'euros sur la période 1999-2013 —, mais aussi la crédibilité de sa politique étrangère.
Depuis l'automne dernier, la responsable de la diplomatie européenne, Mme Federica Mogherini, tente d'éteindre l'incendie qui gagne la mission européenne pour l'instauration de l'Etat de droit au Kosovo (Eulex). Celle-ci, décidée en février 2008, vise à renforcer les institutions judiciaire et policière. Dotée d'un financement annuel de 111 millions d'euros, elle mobilise mille six cents personnes afin, notamment, de combattre la corruption et la criminalité organisée. Mais plusieurs de ses responsables sont soupçonnés de malversations, tandis que l'institution est accusée d'avoir couvert ces dérapages.
« Pendant un an, ils ont non seulement enterré, mais aussi compromis l'enquête », dénonce Mme Maria Bamieh, par qui le scandale est arrivé. Cette procureure britannique travaillait pour la force d'intervention indépendante chargée des affaires criminelles au sein de la mission européenne. Dans un rapport de 2012, elle a averti ses supérieurs de soupçons de corruption visant notamment deux hauts responsables : le juge italien Francesco Florit, alors président de l'assemblée des juges d'Eulex, et la procureure en chef Jaroslava Novotna. La magistrate britannique fonde ses allégations sur les écoutes de conversations téléphoniques entre l'ex-secrétaire du ministère de la santé du Kosovo, M. Ilir Tolaj, poursuivi pour corruption et fraude fiscale en 2010, et des intermédiaires. Ceux-ci l'assuraient être en contact avec ces deux juges, capables de se montrer compréhensifs (2)…
La procureure évoque d'autres cas de compromission en lien avec Eulex. En particulier ceux concernant le très influent Fatmir Limaj, ancien ministre des transports, inculpé pour crime organisé et détournement de fonds, ou M. Enver Sekiraqa, un petit chef mafieux de Pristina mis en cause dans une affaire d'attentat à la bombe. Mais, curieusement, son rapport disparaît et aucune suite n'est donnée.
En octobre 2014, le principal quotidien du Kosovo, Koha Ditore, se procure des éléments du dossier et obtient un entretien avec Mme Catherine Fearon, la conseillère politique du nouveau chef d'Eulex, l'Italien Gabriele Meucci. Le journaliste Vehbi Kajtazi affirme que, lors de leur entrevue, Mme Fearon l'a sommé de livrer ses sources et l'a menacé de poursuites judiciaires. En dépit de ces pressions, le journal commence à publier une enquête dans son édition du 27 octobre 2014. Ces révélations provoquent la suspension… de Mme Bamieh ! « Epuisement au travail », décrète M. Meucci, qui reproche aussi à la Britannique d'avoir donné des informations aux médias. Rentrée depuis à Londres, Mme Bamieh accuse ses supérieurs d'être trop proches de puissants hommes politiques au cœur d'enquêtes criminelles : « Comment pouvons-nous remplir notre mission quand nos chefs dînent avec des mafieux et des politiciens kosovars soupçonnés de corruption ? »
Devant le scandale, Mme Mogherini ordonne une enquête, confiée au professeur Jean-Paul Jacqué, ancien directeur de l'Institut des hautes études européennes de Strasbourg. Cet expert en droit international a dirigé entre 1992 et 2008 le service juridique du Conseil des ministres de l'Union européenne, l'institution qui a mandaté Eulex. Dans son rapport, rendu public le 14 avril dernier, il ne considère pas qu'une affaire aurait été étouffée ; il invoque plutôt une série d'erreurs administratives. Bruxelles n'a pas été suffisamment informé du document détaillant les soupçons au sein d'Eulex, et ses cadres supérieurs auraient tardé à enquêter car ils ne trouvaient pas le contenu des interceptions téléphoniques « particulièrement crédible ». Il juge pourtant qu'une enquête « aurait dû être ouverte dès le départ », après l'avertissement de Mme Bamieh à sa hiérarchie. Evoquant les menaces contre Kajtazi (3), Jacqué estime que la conseillère du chef de la mission « a mis en garde le journaliste contre la divulgation d'informations concernant des cas criminels, puisque ce serait une infraction en vertu de la loi kosovare ».
Pour Kajtazi, on ne peut pas considérer le rapport de Jacqué comme indépendant : « Il conclut que je n'ai pas été l'objet de menaces. Il s'agirait d'une erreur de communication. La vérité est que la mission Eulex m'a bien menacé de poursuites si je venais à publier un article », nous affirme le journaliste. « Jacqué a essayé de minimiser la possibilité que la mission soit impliquée dans la corruption. »
Le rapport se démarque néanmoins du discours officiel des institutions européennes, qui présentent la mission au Kosovo comme un modèle de reconstruction. Le professeur constate de graves dysfonctionnements au sein de la représentation de l'Union et décrit une corruption « omniprésente » dans le pays, en précisant que « le secteur judiciaire ne fait pas exception ». Sept ans d'une action visant à restaurer l'Etat de droit n'ont pas suffi à éradiquer les prévarications, mais « il devait être néanmoins possible d'établir les fondations d'un système capable de combattre la corruption ». Selon lui, Eulex — dont le mandat s'achève en 2016 — perdra son sens si on ne parvient pas à la réformer. Mais son retrait lui apparaît prématuré, car le système judiciaire local ne semble pas capable de traiter certaines affaires.
Dans une lettre ouverte à Jacqué, Mme Bamieh juge son rapport décevant et imprécis. Elle y voit davantage une note interne qu'un travail indépendant. « Les transcriptions [des écoutes] indiquent que l'argent a bien été versé », souligne-t-elle. Elle déplore que l'enquête ne concerne pas la procureure en chef Novotna. Elle regrette en outre que celle visant M. Florit n'ait été lancée qu'en 2013, après la réception d'informations provenant des services de renseignement allemands, et non sur la base de son propre rapport interne, transmis à ses supérieurs en 2012. Elle cite également les noms d'anciens collègues qui l'ont soutenue et qui ont dû quitter Eulex.
Après les errements du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) (4), et toujours dans l'attente de suites judiciaires au rapport du procureur américain Clint Williamson sur les trafics d'organe et les crimes de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) (5), l'affaire Bamieh révèle l'ampleur des compromissions européennes : « On parle de la corruption, du crime organisé, mais on ne dit jamais que c'est un régime autoritaire semi-consolidé que nous avons créé, et qu'une élite de criminels issue de l'UCK vole l'argent public et s'accroche au pouvoir », s'enflamme M. Capussela, qui a travaillé durant quatre ans pour l'Union européenne au Kosovo.
Principale force de la guérilla soutenue par les Occidentaux dans le conflit de 1999, l'UCK a pris le pouvoir après les bombardements de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) et la capitulation de la Serbie. Les enquêtes de la procureure du TPIY, Mme Carla Del Ponte, puis de M. Dick Marty, au nom du Conseil de l'Europe, ont montré que cette milice s'était livrée à des exactions contre des civils serbes ou roms et contre ses opposants politiques albanais. Une partie de ces meurtres, enlèvements, séquestrations et tortures ont eu lieu dans les premières années de l'après-guerre, en présence des troupes de l'OTAN et de la Mission d'administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (Minuk), dont le Français Bernard Kouchner fut le premier dirigeant.
« La mission n'était pas capable de défendre les civils », estime M. Christopher Decker, venu au Kosovo en 1999 comme membre de l'International Crisis Group, avant de rejoindre l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). « La police de l'ONU était mal équipée et pas du tout préparée. C'était facile pour l'UCK de se livrer à la violence », explique cet Américain qui a passé douze ans sur place. « La communauté internationale répète les mêmes erreurs : on intervient militairement, puis on laisse des éléments criminels prendre le pouvoir, ce qui empêche l'instauration de l'Etat de droit », se désole-t-il.
Dès le début, on a épargné l'élite locale, les « gros poissons », car cela pouvait déranger l'ordre établi et provoquer une instabilité. Mme Del Ponte affirme non seulement que les plus hauts dirigeants de l'UCK représentaient un danger pour l'accomplissement de sa mission, mais aussi qu'ils pouvaient mettre en péril tout l'édifice du processus de paix dans les Balkans : « Hashim Thaçi [premier ministre de 2008 à 2014] et Agim Ceku [de 2006 à 2008] étaient en mesure de déclencher des violences en Macédoine, dans le sud de la Serbie et dans d'autres régions, en appelant les minorités albanaises rebelles aux armes (6). »
« Au début, j'étais surpris par la négligence, l'incompétence et la paresse qui régnaient au sein de la mission. J'ai compris plus tard que des choix politiques expliquaient en partie cette attitude », raconte M. Capussela. « Ceux qui voulaient européaniser le Kosovo se sont balkanisés », estime le politiste kosovar Belul Beqaj. S'y ajoute une culture de l'impunité propre à toutes les missions internationales, puisque leurs membres échappent aux poursuites judiciaires. « Leurs employés ne sont pas justiciables. Les pays ne veulent pas que leurs représentants nationaux soient jugés », nous explique Mme Sian Jones, spécialiste du Kosovo à Amnesty International.
Dans son livre, M. Capussela dresse une liste des défaillances flagrantes d'Eulex, qu'elles soient économiques, financières ou relatives aux droits humains. Ainsi, la mission n'a pas enquêté sur les affaires de corruption liées aux privatisations (télécommunications, ciment), aux constructions de routes, à l'expropriation des terres, à la fraude électorale, à l'intimidation des journalistes, aux assassinats politiques, ni sur certains crimes de guerre.
Pis, Eulex a parfois poursuivi des innocents. La mission a par exemple gardé en détention pendant quatre mois le gouverneur de la banque centrale sans révéler les charges pesant contre lui — qui furent abandonnées par la suite. Pour l'économiste italien, qui a alerté Eulex sur des accusations qu'il jugeait peu crédibles, l'homme a été arrêté parce qu'il s'opposait aux intérêts de personnages puissants.
Avec la corruption et l'impunité qui règnent au Kosovo, les tensions montent. Les politiciens, l'homme fort du pays Hashim Thaçi en tête, détournent l'attention vers l'extérieur : « Grâce à leurs réseaux, ils peuvent provoquer des émeutes en Macédoine, où la situation est très instable, contre les Serbes du Kosovo, ou contre les représentants de l'Union, estime M. Capussela. Ils enverraient ainsi un message à Bruxelles et à Washington : “Vous franchissez la ligne rouge.” » Pour M. Decker aussi, la classe dirigeante kosovare sait tirer parti de la violence : « S'il n'y avait pas eu d'émeutes en 2004 [contre les Serbes et les autres minorités], il n'y aurait pas eu autant de pressions pour l'indépendance. »
L'incapacité d'Eulex, après celle de la Minuk, à établir une justice fonctionnelle ne pose pas seulement la question des investissements européens dans la mission — plus d'un milliard d'euros —, mais aussi celles du respect des droits des citoyens kosovars et du maintien de la paix dans la région.
(1) Andrea Lorenzo Capussela, State-Building in Kosovo : Democracy, Corruption and the EU in the Balkans, I. B. Tauris, Londres, 2015.
(2) Julian Borger, « EU's biggest foreign mission in turmoil over corruption row », The Guardian, Londres, 7 novembre 2014.
(3) « Un journaliste d'investigation menacé par la mission européenne au Kosovo », Reporters sans frontières, 31 octobre 2014.
(4) Lire Jean-Arnault Dérens, « Justice borgne pour les Balkans », Le Monde diplomatique, janvier 2013.
(5) « Statement by the Chief Prosecutor of the Special Investigative Task Force (SITF) on investigative findings », 29 juillet 2014. A partir de ce rapport, le Parlement du Kosovo avait jusqu'à la fin mai pour mettre en place le tribunal spécial devant juger ces crimes, qui sont hors du mandat du TPIY.
(6) Carla Del Ponte, La Traque, les criminels de guerre et moi, Editions Héloïse d'Ormesson, Paris, 2009.
Dans les médias officiels iraniens tout comme dans la rhétorique gouvernementale, cette expression désigne l'ennemi du moment, à savoir la coalition formée par de nombreux pays occidentaux, dont les États-Unis, Israël et plusieurs régimes arabes, notamment les signataires des accords Abraham (Émirats arabes unis, Bahreïn, Maroc et Soudan), qui normalisent leurs relations avec Tel-Aviv. Cette expression avait déjà cours durant la guerre contre l'Irak (1980-1988), Bagdad étant alors soutenu par Washington et les monarchies du Golfe.
Depuis le mouvement « Femme, vie, liberté » de 2022, le fils de l'ancien chah s'appuie sur de nombreux relais médiatiques pour s'imposer comme la figure la plus crédible de l'opposition à la République islamique.
Le message est largement relayé par des médias persanophones comme Iran International ou Manoto : M. Reza Pahlavi, fils de l'ancien monarque déchu, serait la meilleure solution pour tourner la page de la République islamique. Bénéficiant du soutien de plusieurs cercles politiques aux États-Unis, sa progression médiatique s'appuie aussi sur les réseaux sociaux. Une enquête de l'université de Toronto (1) a mis en évidence une opération d'influence numérique, probablement orchestrée par Israël, reposant sur de faux profils, des contenus générés par l'IA et des comptes automatisés.
En France, l'héritier bénéficie de l'entregent de son conseiller diplomatique, M. Alexandre Fatemi, grâce auquel il a multiplié les apparitions médiatiques (2). Interviewé sur TF1 (16 février 2026), il faisait la « une » de l'hebdomadaire Le Point dix jours plus tard. M. Jean-Baptiste Doat, ancien membre de l'équipe de M. Bruno Retailleau au ministère de l'intérieur, facilite aussi l'accès de M. Pahlavi aux médias. Le fils du chah dispose d'un réseau de partisans très actifs qui affichent aussi des positions favorables à Israël, hostiles à la gauche française, et revendiquent, à travers leurs prises de parole, une forme de représentation de l'ensemble de la diaspora iranienne. Emmanuel Razavi, journaliste franco-iranien spécialiste de la géopolitique du Proche-Orient, en est l'illustration : « La réalité, c'est qu'on [les Iraniens] est contre l'islamisme et contre le communautarisme, explique-t-il. On considère que l'Iran, débarrassé des mollahs, devrait être à nouveau allié à Israël. Donc on ne correspond pas du tout à l'image que l'extrême gauche véhicule sur les gens d'origine orientale, pour ne pas dire sur les musulmans » (Valeurs actuelles, 25 janvier 2026).
La sociologue franco-iranienne Mahnaz Shirali tient elle aussi un discours particulièrement critique envers la gauche française : « La situation iranienne sort des cases préétablies de la gauche française qui domine les médias. [Comme] les Iraniens sont antimusulmans, anti-islam et qu'ils brûlent les mosquées, ça ne plaît pas à la gauche mélenchoniste et à la gauche française, parce qu'ils sont devenus des pro-islamistes » (Sud Radio, 12 février 2026).
De son côté, Abnousse Shalmani, écrivaine et chroniqueuse au Point, aimerait « dire merci à Israël et aux États-Unis » pour avoir attaqué l'Iran (« 24 h de Pujadas », LCI, 2 mars 2026). Elle a surtout raconté son émotion à l'idée de rencontrer le fils du chah : « Lorsque j'ai su que j'allais rencontrer Reza Pahlavi, une émotion, à mes yeux irrationnelle, incontrôlable, a jailli » (Le Point, 25 février 2026).
(1) . « We say you want a revolution. An AI-enabled influence operation aimed at overthrowing the Iranian », The Citizen Lab, 14 octobre 2025.
(2) . Daniel Bernard et Pierre Gastineau, « Du Quai d'Orsay au' “20 heures'', la longue marche de Reza Pahlavi pour s'imposer à Paris », Intelligence Online, 16 février 2026.
L'Amérique, c'est le monde. En deux propositions d'un enchaînement logique audacieux, le président George W. Bush a en effet expliqué : « Maintenant que la guerre nous a été déclarée, nous conduirons le monde à la victoire. » Le 11 septembre 2001, en tout cas, les Etats-Unis ont essuyé des pertes supérieures à celles causées par toutes leurs opérations militaires menées successivement depuis vingt ans contre la Grenade, la Libye, le Panama, l'Irak, la Somalie, Haïti, l'Afghanistan, le Soudan et la Yougoslavie. Un tel événement — et la destruction d'une aile du Pentagone — méritait peut-être mieux que le traitement médiatique presque exclusivement compassionnel auquel il a d'abord donné lieu.
Œil pour œil… Devant les décombres du World Trade Center, 67 % des Américains ont admis que l'éventualité de « plusieurs milliers de victimes civiles innocentes » causées par une riposte militaire n'apaiserait pas leur soif de revanche (1). Sans doute imaginent-ils que ces victimes-là se trouveront dans le camp de leur adversaire. Ce qui compte moins. Pour eux. Et donc pour nous, puisque « nous sommes tous américains ».
Ce genre de citoyenneté ne va pas sans contraintes. Après avoir réclamé la liberté de conduire une politique étrangère dictée par leurs seuls intérêts, les Etats-Unis exigent en effet, au moment de l'épreuve, une solidarité sans faille, l'alignement de leurs alliés. « La coopération dans l'effort de guerre, prévient le Washington Post, doit être une exigence absolue. Tout refus de coopérer (…) devrait définir un adversaire de l'Amérique et entraîner des conséquences sérieuses, économiques ou militaires (2). »
On coopéra. Le 18 septembre 2001, lors d'une de ces innombrables émissions, « spéciales » à force d'être vides, réalisées en direct de New York par France-Inter, le journaliste de service crut bon d'égrener presque chaque minute l'heure de la côte Est. Elle était vraisemblablement devenue la nôtre. Tous américains, nous vivions à New York et nous parlions tous anglais. « Les attaques, précisa The International Herald Tribune, ont remis en cause l'idée que les autres pays, en particulier en Europe, pouvaient avoir des systèmes de valeur et des niveaux de confort proches de ceux de l'Amérique tout en refusant de s'impliquer dans la confrontation entre les Etats-Unis et les forces terroristes qui narguent l'Occident (3). »
Interrogé par France-Inter, le réalisateur Michael Cimino n'avait rien à dire. Mais il le disait de Los Angeles, et en anglais. La politologue-journaliste Nicole Bacharand, éblouie par son babillage, lui donna la réplique : « Thank you, Michael, and remember this : we are all Americans (4). » Et puis, le 14 septembre, sur France-Musiques : « Bonjour à tous. Aujourd'hui à midi, nous serons tous américains en faisant, trois minutes durant, silence. (…) Huit cents millions d'Européens communieront peu ou prou dans la même attitude à la même heure, rejoignant en cela vos quotidiens qui, le premier choc passé, s'arrêtent un instant ce matin pour se recueillir et réfléchir. » « Réfléchir », le mot fut donc prononcé au moins une fois pendant ces journées-là.
Peut-être inspiré par le grand instant de recueillement européen, Jean d'Ormesson adressa deux jours plus tard, par l'entremise du Figaro, une « Lettre ouverte au président Bush ». Il lui écrivait : « Vous connaissez le cri qui est sur toutes nos lèvres : “Nous sommes tous des Américains.” » Mais, pour Le Journal du dimanche, il était dit qu'on n'en resterait pas là : « Si c'est l'Amérique qui est en deuil, ce sont toutes les démocraties qui sont frappées. Et en danger. En ce sens, oui, nous sommes tous des Américains. »
« Nous » ? « Tous » ? Sans indiquer au nom de quelle autorité ils le faisaient — celle de l'information ? -, nombre de commentateurs dominants se sont ainsi jugés habilités à « nous » prescrire des appartenances collectives, des minutes de silence, des cris sur nos lèvres. Au moment où un journaliste présumé trop impertinent se voyait, lui, imposer « non pas trois minutes, mais une semaine de silence (5) », la démocratie attaquée nous valut même une revue de presse involontairement éclairante : « Lisez Jean-Marie Colombani à la “une” du Monde. Lisez Serge July, de Libération, Michel Schifres dans Le Figaro. Lisez la chronique de Jacques Julliard, l'éditorial de Jean Daniel dans Le Nouvel Observateur. Celui de Claude Imbert dans Le Point ou de Denis Jeambar dans L'Express. Lisez ces dizaines de pages, ces centaines d'articles qui expliquent finalement tous la même chose (6). » Oui, la même chose. Mais alors pourquoi tout lire ?
Et l'Etat opéra son retour. Désormais les marchés le réclamaient. Car, ainsi que l'annonça un de leurs plus loyaux interprètes, « la seule réponse qu'attendent les milieux d'affaires, les milieux économiques, c'est évidemment une réponse politique très forte, parce que c'est le système capitaliste même qui a été touché en son cœur (7) ». Le 17 septembre, peut-être pour rassurer les actionnaires épouvantés et conforter notre patriotisme désormais délocalisé, on annonça, à tort, que la baisse des cours avait été enrayée à Wall Street. Le correspondant de France-Inter précisa aussitôt : « Il s'agit de ne pas offrir une deuxième victoire aux ennemis de l'Amérique (8). »
Puis on s'interrogea : dans quel chaudron intellectuel et politique avait pu bouillonner autant de haine et de détermination ? La réponse ne tarda pas : « Les primates vociférateurs et casseurs de l'antimondialisation, en déshérence de maoïsme, s'en prennent en réalité à l'Amérique, synonyme de capitalisme. Cette obsession aboutit à une véritable déresponsabilisation du monde (9). » Complaisamment cité par un quotidien du matin que ce filon-là allait beaucoup mobiliser, un « décideur » économique trop longtemps bâillonné libéra enfin sa plume : « En s'attaquant à un tel symbole (le World Trade Center), les terroristes rejoignent le discours des antimondialistes, dont la parole est devenue omniprésente (10). » Très présents en effet sur les ondes pendant l'été, les « antimondialistes » se voyaient désormais sommés de rendre gorge : qui sème le vent récolte la tempête, New York permettrait d'effacer Gênes. Un journaliste américain à Paris commit ces quelques lignes : « L'horreur de ces avions détournés qui s'écrasent sur ce symbole du World Trade Center souligne l'absurdité de cette violence déplacée contre la mondialisation et renforce la main des autorités qui doivent y faire face. Diaboliser de manière violente les Etats-Unis et les organisations du commerce mondial s'apparente à présent à une entreprise potentiellement meurtrière (11). » World Trade Center ne signifiait-il pas Centre du commerce mondial… ?
Quand il apparut que, quelques jours avant l'attentat, Oussama Ben Laden avait peut-être spéculé de manière à profiter de la réaction prévisible des marchés à un événement dont il aurait eu connaissance avant les autres, nul n'eut l'idée sacrilège de mettre en cause le système capitaliste, les milliardaires et les délits d'initiés. Les galeux et les pelés avaient déjà été repérés ailleurs. Ainsi, interrogeant un dirigeant d'Attac-France sur les ondes d'Europe 1 (groupe Matra-Hachette-Lagardère), la journaliste-commissaire lui demanda : « Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent : qui vole un œuf, vole un bœuf ? Je traduis : qui arrache un pied de maïs transgénique est capable un jour — on ne sait pas — de poser une bombe ? » Effectivement, on ne sait jamais…
On sait cependant que la pudeur qui recommandait de ne pas faire son miel de la mort de milliers de civils new-yorkais ne fut pas longtemps de mise. Des industriels profitèrent de l'émotion générale pour annoncer, en catimini, de gigantesques « plans sociaux ». Et, le 17 septembre, M. Franz-Christoph Zeitler, membre du conseil de la Bundesbank, estima que, « dans cette situation difficile psychologiquement et économiquement, la priorité est de maintenir le bon fonctionnement et la liquidité des marchés financiers. La discussion sur une nouvelle taxation des marchés internationaux des capitaux, telle que la taxe Tobin, est extrêmement contre-productive ». Ne serait-elle pas même carrément criminelle ?
(1) Sondage du New York Times, réalisé les 13 et 14 septembre 2001. La question posée était : « Les Etats-Unis doivent-ils prendre des mesures militaires contre les auteurs de l'attaque même si cela signifie que des milliers de civils innocents peuvent être tués ? »
(2) Editorial du Washington Post publié dans l'International Herald Tribune du 14 septembre 2001.
(3) John Vinocur, « The New World Order Is a Clash of Civilizations », International Herald Tribune, Paris, 13 septembre 2001. Hors Occident, et en particulier dans les pays du Sud, l'émotion causée par les événements fut moindre. Au Cameroun, par exemple, le journal Le Messager estima que « cet attentat-surprise a été à la mesure de l'arrogance avec laquelle le pays de George Bush tente aujourd'hui d'affirmer sur le monde une domination de mauvais aloi ».
(4) « Merci Michael, et souvenez-vous bien que nous sommes tous américains. »
(5) Daniel Mermet, comme il en fit lui-même la révélation sur France-Inter, le 17 septembre.
(6) France Info, 13 septembre 2001.
(7) Jean-Marc Sylvestre, TF1, 12 septembre 2001.
(8) Flash de 18 heures. Ce jour-là, Wall Street perdit 7,1 %.
(9) Jean-François Revel (de l'Académie française), « Pourquoi tant de haine ? », Le Point, 14 septembre 2001.
(10) Le Figaro Economie, 13 septembre 2001. Le site de l'Acrimed a réuni nombre de citations de ce type.
(11) John Vinocur, op. cit. Lire aussi « Terrorists Exploit Anti-Globalization », International Herald Tribune, 22-23 septembre 2001.
Duas armas de cano longo e cinco pistolas de fabricantes variados, inclusive internacionais, como Glock, Sig Sauer e FXR. Esse pequeno arsenal foi apreendido pela Polícia Federal (PF) nesta quinta-feira, 10 de setembro, em nome do deputado Mário Frias (PL). Segundo a corporação, as armas não estavam no endereço registrado, o que configuraria crime de porte ilegal de armas de fogo.
Embora o arsenal irregular não tenha sido o que motivou a ida da polícia atrás de Frias — o mandado de busca e apreensão mira o que seria uma organização criminosa que usaria dinheiro de emendas parlamentares para alimentar a produtora do filme de Jair Bolsonaro, o Dark Horse —, são as armas que explicam como o deputado se aliou ao bolsonarismo e ganhou poder político.
Ex-galã da Malhação, Frias tem um currículo “artístico” antes de chegar à política: passou pela Globo, Record e RedeTV antes de ingressar no Governo Federal. A estreia na política formal aconteceu em maio de 2020, quando a também colega atriz Regina Duarte foi demitida do cargo de Secretária Especial de Cultura após uma passagem rápida e problemática, que incluiu uma entrevista que minimizou a ditadura militar brasileira.
A saída de Duarte levou Frias a assumir a Secretaria, onde pôde unir dois mundos que interessam a ele e ao bolsonarismo: armas e cultura.

Em 2022, a Agência Pública revelou como Frias, ao lado do então secretário nacional de Incentivo e Fomento à Cultura, André Porciuncula, prometeram R$ 1 bilhão da Lei Rouanet para conteúdo pró-armas.
“Pela primeira vez, vamos colocar dinheiro da Rouanet em eventos de armas de fogo, vai ser super bacana isso”, disse Porciuncula. A estratégia era convocar grupos armamentistas a submeterem projetos que usassem a isenção de impostos da Rouanet para conseguirem aprovar projetos elogiosos à cultura do uso de armas no Brasil. Uma pauta, no mínimo, contraditória, visto que a Rouanet é historicamente criticada por bolsonaristas e já foi chamada de “desgraça” por Jair Bolsonaro.
“Estou à disposição, qualquer dúvida, enquanto estiver na secretaria — que eu devo sair agora esta semana para concorrer —, mas nós vamos deixar uma equipe totalmente alinhada ao secretário especial de cultura. Qualquer dúvida estamos de portas abertas, o Mario é CAC, nós adoramos atirar. Essa pauta é importantíssima, uma pauta de liberdade e eu peço senhores, usem (a Lei Rouanet) e não deixem de usar”, frisou Frias.
A promessa foi feita durante a Convenção Nacional Pró-armas, realizada pelo grupo presidido pelo hoje deputado Marcos Pollon (PL-MS) — que hoje aparece novamente ao lado de Frias, justamente no escândalo do Dark Horse. Pollon é um dos deputados suspeitos de enviar emendas para o filme de Jair. Segundo a PF, Pollon enviou R$ 1 milhão à Academia Nacional de Cultura (ANC), entidade presidida por Karina Ferreira da Gama, produtora do longa-metragem. Foi também durante a gestão de Frias na Secretaria que ele teria conhecido Karina Gama, segundo apurou a Folha de S. Paulo.
A promessa de Frias gerou ao menos um resultado. A Pública mostrou com exclusividade que, em novembro de 2025, foi lançado um livro sobre a história das armas no Brasil com recursos captados via Lei Rouanet. Todo o dinheiro para bancar o livro veio da Taurus, a maior fábrica de armas do Brasil e a maior fabricante de revólveres do mundo, que patrocinou R$ 336 mil e doou outros R$ 85 mil para o livro. A fabricante pode abater impostos a partir dessa produção.
Após a Secretaria de Cultura de Bolsonaro, Frias foi para o Congresso. Catapultado pela visibilidade que alcançou no governo de Bolsonaro e por mais de R$ 1,4 milhão da direção nacional do PL, ele se elegeu em 2022 deputado federal por São Paulo.

É durante o mandato de deputado federal que Frias se envolve no escândalo atual: os pedidos de dinheiro para o filme autobiográfico de Jair Bolsonaro e o envio de emendas parlamentares — isto é, dinheiro público — para o Instituto Conhecer Brasil, o ICB, da mesma Karina Gama, produtora do filme. Segundo a PF, foram duas emendas de Frias no valor de R$ 2 milhões. Além de Frias e Pollon, os negócios de Karina teriam recebido também emendas de Bia Kicis, no valor de R$ 150 mil.
A investigação também aponta um círculo de favores: o dinheiro das emendas sai dos cofres públicos, por meio de Frias, para o ICB de Karina; do outro lado, pessoas ligadas a outras empresas de Karina doam para a campanha de Frias em 2022.
A Pública mostrou como Karina tem acesso a gabinetes de ministérios e prefeituras e comanda empreendimentos que prometem uma revolução no empreendedorismo cristão. Dentre os principais apoiadores, está o prefeito de São Paulo, Ricardo Nunes (MDB), que abriu portas para Karina em ao menos três ocasiões, para os muitos negócios da empresária — o ICB, a ANC e o grupo lobista GT Cristão. O ICB tem um contrato de R$ 108 milhões com a Prefeitura de Nunes para a instalação de wi-fi na periferia de São Paulo.
Frias também é próximo do marido de Karine, Wemerson Marinho dos Santos. Os dois participaram de reuniões com Frias enquanto ele era secretário da Cultura de Bolsonaro.
Além do envolvimento financeiro, Frias é o principal idealizador do filme sobre Jair. O embrião já estava na sua gestão na Secretaria de Cultura quando apoiou a criação de heróis nacionais alinhados à pauta bolsonarista para disputar os corações dos jovens — uma ideia que dialoga com o ex-mentor dos Bolsonaro, o falecido Olavo de Carvalho. “Se a gente acredita em armas, a gente precisa criar os heróis. A gente precisa entender que as narrativas, principalmente pra população mais jovem, não são a partir de estatística, coronel, não são a partir de números que a gente vai convencer essa garotada de que nós queremos um Brasil melhor, e sim a partir da cultura”, disse à época.
Como a Pública mostrou com exclusividade, o argumento inicial do filme — e um dos principais — era atacar a imprensa e associá-la a uma suposta conspiração para matar Jair Bolsonaro durante a campanha eleitoral de 2018. O texto criava a figura de uma jornalista com passado comunista, Iara, que representaria o antagonismo da imprensa contra Jair, e que se envolvia numa teoria da conspiração com Adélio Bispo, autor das facadas contra o ex-presidente em 2018.
A Pública também mostrou que Frias se ausentou da Câmara dos Deputados, dizendo que faria uma viagem em missão oficial para “participar de debates sobre implantação de escolas cívico-militares”. No mesmo período, foram realizadas gravações do filme.

Todo o escândalo envolvendo o Dark Horse envolve não apenas Frias, mas também ambos os filhos de Jair Bolsonaro.
Flávio, candidato à presidência, apareceu em áudio, revelado pelo Intercept, pedindo R$ 134 milhões a Daniel Vorcaro, ex-dono do Banco Master, para bancar a produção do filme. “Irmão, estou e estarei contigo sempre, não tem meia conversa entre a gente”, disse em mensagem. Inicialmente, ele negou o envolvimento, dizendo “É mentira”. Depois, admitiu, negando qualquer ilegalidade. A apuração mostrou que Vorcaro teria pago R$ 61 milhões entre fevereiro e maio de 2025. Depois, a revista piauí mostrou que os pagamentos foram ainda maiores, com mais R$ 8,2 milhões, e aconteceram após o período que Flávio havia admitido.
Áudio obtido pelo Intercept mostrou Frias agradecendo a Vorcaro pelo apoio ao filme Dark Horse.
Já a ligação com Eduardo aparece em um rascunho de contrato com uma empresa com braços na Hungria e na Holanda, a Freeway Cam B.V., que moveria fundos para o filme, como revelou a Pública. Ele e Karina procuraram a empresa, e Eduardo assumiu o compromisso de financiar a produção mesmo com o risco do filme não sair.
Ele também aparece no escândalo através do fundo Havengate, sediado nos EUA, onde o ex-deputado vive com muitas mordomias. O advogado de imigração Paulo Calixto, próximo de Eduardo, é quem administra o fundo. Ele teria recebido cerca de R$ 69 milhões através do doleiro Antonio Carlos Freixo Júnior, o “Mineiro”, também para o filme de Jair.

A operação desta quinta, 10 de setembro, leva o nome de Make Up, expressão do inglês que remete a algo fabricado e também faz alusão à Go Up, empresa que produz o filme de Jair. Autorizada pelo ministro Flávio Dino — que é relator das investigações envolvendo o desvio de emendas para a produção do filme no STF (Pet 16669) —, a operação acontece em São Paulo, Rio de Janeiro, Ceará e Distrito Federal.
Assim como Frias, Karina também é um dos alvos. São investigados os crimes de peculato, falsidade documental, lavagem de dinheiro, organização criminosa e crimes licitatórios.
A polícia, utilizando informações do Conselho de Controle de Atividades Financeiras (Coaf), aponta envios de Frias no valor de R$ 645,4 mil à Go Up em um período de menos de 60 dias, que seriam incompatíveis com o rendimento do deputado, de cerca de R$ 44 mil mensais. O deputado está impossibilitado de deixar o país por ordem de Dino, mas ainda não há ordens de prisão.
Ao todo, o relatório aponta que a produtora movimentou R$ 19 milhões entre 10 de novembro e 30 de dezembro de 2025. O período de gravação do filme Dark Horse seria praticamente o mesmo, de 20 de outubro a 7 de dezembro de 2025.
As investigações são um desdobramento da ação Compliance Zero, que investiga os desvios no Banco Master e levou à prisão de Vorcaro em 2025. No STF, o ministro André Mendonça é o relator das investigações sobre as fraudes envolvendo o banco. É esse o inquérito que gerou o relatório envolvendo o também ministro Alexandre de Moraes, divulgado na semana passada, e que deu início à crise atual envolvendo o STF. Dino, que é relator do inquérito sobre irregularidades no orçamento de emendas do Congresso, conduz investigações envolvendo a produção do filme Dark Horse por envolverem emendas parlamentares.


A Divisão de Trânsito da Polícia de Segurança Pública efetuou a detenção de 254 suspeitos durante o mês de agosto por diversos ilícitos criminais no âmbito da circulação rodoviária. Segundo a PSP, estas ações resultam do trabalho operacional direcionado para o aumento do sentimento de segurança da população e para a repressão de fenómenos que contribuem para a diminuição da sinistralidade nas estradas.
Entre as detenções realizadas pela força policial, destacam-se 89 condutores por condução sem habilitação legal, 57 por condução em estado de embriaguez, 54 por especulação decorrente da cobrança indevida de valores no serviço de táxi e 33 por crime de desobediência. Foram ainda registadas 20 detenções por outros ilícitos criminais e uma por posse de arma proibida, nomeadamente uma pistola de calibre 9 milímetros.
A Polícia de Segurança Pública informa que continuará atenta a este tipo de criminalidade e apela a todos os cidadãos para que se abstenham de comportamentos que possam colocar em risco a segurança rodoviária e provocar acidentes.
Por: Dino Frazão
09/09/2026
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